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A9 156 — POPUIATION COMPARÉE DE L'INDE ET DE L'INDO-CHINE

Habitants par kilomètre carre ER EA Æ] Le0s/0 de/Oa00 delDau dea Chaque carre represente une population de 50 009 habitants

la moindre population sauvage leur paraissait une nation redoutable. En outre, la forme même des vallées ne permettait pas aux habitants de se développer en groupes compacts ayant une force considérable d'expansion : nul'e grande unité nationale ne pouvait se constituer dans ces étroits couloirs séparés les uns des autres par de hautes arètes. Quel contraste entre ces longs sillons parallèles des vallées indo-chinoises et Ta vaste plaine de l'Inde septentrionale, où cent cinquante millions d'hommes ont

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pu trouver place sans qu'aucun obstacle naturel, autre que celui des bois et des eaux débordées, s'opposàt à leur prise de possession du sol! Une fois celle plaine couverte de cultures et parsemée de cités, la civilisation des peuples qui l'habitent devait se propager, même sans l'intermédiaire de la conquête, sur tous les plateaux avoisinants, parmi les populations les plus diverses de langue et d'origine. Dans la péninsule Transgangétique, une

seule partie de la contrée présente, mais en de bien moindres proportions,

des traits géographiques analogues à ecux de la grande plaine transversale du nord de l'Hindoustan : c'est la région du Cambodge, qui se développe parallèlement à la mer, entre le bassin de la Menam et celui du Mekong, autour du lac de Tonlé-sap et le long du fleuve qui s'y déverse, Là s'est développée celte civilisation khmer qui eut sa période de splendeur el qui en a laissé des monuments si remarquables!

En retard historiquement sur la péninsule occidentale, la presqu'ile indochinoise en est encore par ses nations policées à une évolution religieuse dépassée depuis plus de dix siècles par les Hindous. En outre, une forte proportion des habitants, un cinquième peut-être, doit encore être classée parmi les sauvages et le territoire qu'ils oceupent dépasse de beaucoup en superficie celui des civilisés du littoral. Mais l'établissement des colonies européennes sur le pourtour de la Péninsule à pour conséquence de modilier rapidement l'équilibre actuel des populations, moins par l'introduetion d'éléments étrangers que par la transformation des éléments indigènes. Le nombre des habitants s'accroit, le territoire de culture s'agrandit, les tribus de l'intérieur sont entrainées peu à peu dans les cercles d'attraction qui ont pour centres les cités populeuses de la côte; des routes, surmontant les arêtes de séparation entre les vallées parallèles des fleuves, donnent à la contrée l'avantage primordial qui lui manquait, celui d'avoir, de Pest à l’ouest, des voies d'expansion latérales. En outre, une grande révolution se prépare : d'un côté l'Angleterre, de l'autre la France travaillent à prolonger les routes commerciales de la côte vers l'intérieur de la Chine. Djittagong et Manipour, Rangoun, Moulmeïn, Saïgon, Haïp'ong sont les points de départ d'où se tendent les fils qui doivent se rencontrer un jour sur les bords du Yangtze-kiang. Jusqu'à maintenant, les communications entre l'Empire du Milieu et la presqu'ile méridionale sont restées difficiles et les marchands, cheminant en caravanes, ne franchissent les frontières changeantes, de tribu à tribu, qu'au péril de leur vie. Mais il est impossible que ces barrières subsistent longtemps, et dès que l’Indo-Chine, ouverte au nord, cessera d'être une terre isolée, elle ne manquera pas de prendre dans l'histoire du monde l'importance qui lui revient.

INDO-CHINE, MONTAGNES DE L'ARRAKAN. 14 3 i des bois 1.4) ! Une fois “4 sation des Il en À 4.

aire de la “ \ JS es plus DIITTAGONG, ARRAKAN 4, ique, une en - { À A | portions, L'étroit versant occidental des montagnes el des collines qui séparent le F ES golfe du Bengale et le bassin de l'Irraouaddi est attribué politiquement à . DE l'Inde anglaise et dépend même en partie de la présidence du Bengale: { 4% NAT toutefois cette région se trouve en entier comprise dans les limites géogra- d oies 1 phiques de l'Indo-Ghine. Les ports du littoral de Djittagong et d'Arrakan ÿ splendeur regardent, 1lest vrai, vers l'Inde Cisgangétique et c'est avee Caleutta qu'ils 1 ont leurs principales relations de commerce. Des montagnes boisées, peu- EE inde plées de tribus sauvages, privent les campagnes riveraines de commu- , ï religions nicalions faciles avec l'intérieur; mais cet état de choses change gra- 3 QE TES duellement à mesure que s'étend la zone des terres cultivées, que se 3 nue peuplent les villes et que les chemins s’avancent dans les montagnes, Tôt ou Lx Coup en lard de bonnes routes uniront Akyab et Djittagong aux cités de la Barmanie ER ontttias centrale et en feront des marchés pour les denrées du haut Irraouaddi, En- ' LR detodts core faiblement peuplés, ces districts du littoral, entre l'embouchure de la . AOC Meghna et le cap Negrais, sont parmi ceux de l'empire anglo-indien qui METE TR s’accroissent le plus rapidement en population et en richesse. HR A tribus Au sud du massif d'où s’épanchent les eaux tributaires de la Meghna par k n qui ont le Barak, des chaines peu élevées se développent parallèlement au liltoral dl ES irôtes marin, dans la direction du nord-ouest au sud-est. Les rivières qui séparent de | nes ces montagnes les unes des autres indiquent par leur orientation la forme pa ji | out, des arèles intermédiaires, Les plus hauts sommets se trouvent sur le ter- ; n 4 répare : riloire barman, où passe le faite de partage entre les cause} un Gi pue RD “+ nger les He de la crèle, le Malselai Mon ou « la Montagne Bleue », s'élève ) 2167 AO 4 agong se mètres, Mais dans le district anglais de Djillagong aucune jun n'atleint ni 4 PR 1000 mètres; le point culminant, le Rang-rang-dang, a 849 mètres seule- ATRRS e E ee ment. Malgré la faible altitude de ces montagnes, les forêts vierges qui LE Fi: Empire recouvrent les pentes, les rivières tortueuses et les marais des bas-fonds, les FRE es mar- À 1e veantes, ‘ Districts indo-chinois de Djittagong et The Sens ALES # I T0 RAS 1 1979 “ 75) APTE Djittagong . . . . . . . . . 9 904 Hd dns À 487 009 hab. 49 hab. | ï. DE u nord, Arrakans , . ««. , . . « 101 » 184565 » 13 » LAPS re dans Ensemble... . .. 61915 kilcar 1671572 hab. 27 hab. oi Or Population probable en 1882. . . . . . . . . 2000000 » 52 » : 8082:

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jongles peuplées de bètes sauvages, font de eette contrée l'une des plus dilliciles à parcourir, Vue de quelque promontoire, l'immense étendue verdoyante des plaines et des vallées inférieures a l'aspect d'une campagne unie et l'on comprend à peine que les voyageurs y rencontrent tant d'obstacles. Le gouvernement, qui s'est réservé le monopole de cette vaste région forestière, n'en retire qu'un très faible profit; le manque de routes ne lui permet pas de faire exploiter les bois précieux des districts éloignés; le principal revenu lui est fourni par la chasse aux éléphants, dont plus de cent ont été parfois capturés en une seule année, La difficulté des voyages empécha les Hindous de choisir pour montagne sacrée l'une des eimes de l'intérieur, La colline de Techandranath ou Sitakound (562 mètres) vers laquelle ils se rendent en pèlerinage, et où se rencontrent jusqu'à dix ou vingt mille fidèles, s'élève dans le voisinage de la côte, au nord de Djittagong : une source bitumineuse, que fit naître un coup du trident de Kiva, donne à l'endroit une sainteté particulière. Des bouddhistes à demi suuvages descendent aussi des montagnes pour porter à Tehandranath les ossements des leurs et les déposer près de l'endroit où, d'après la légende, se serait élevé le bûcher du € Sage ».

A l'est du distriet d'Arrakan, la chaîne faitière est connue sous le nom de Yoma ou « Épine dorsale ». La hauteur moyenne des pies de l'Arrakan-yoma dépasse F000 mètres et quelques sommets atteindraient même 1500 mètres; mais au sud de Sandoway la rangée se rétrécil et s'abaisse, puis elle se termine au cap Negrais pour reparaître dans l'Océan par l'ile Preparis, les iles des Cocos, l'archipel des Andaman et celui des Nicobar, Le col le plus important de la chaîne est ie pas d’Aeng ou An (1421 mètres), très escarpé du côté de l’est; le fort qui défendait le passage fut pris par les Anglais en [So5. Parmi les roches de l'Arrakan-yoma, — calcaires et grès de l'époque erétacée et des âges tertiaires, — se voient des roches éruptives; cependant on n’y a point trouvé de voleans. C'est à tort qu’on a cru à l'existence de bouches ignivomes sur le littoral d'Arrakan, et surtout dans les deux iles de Ramri et de Tehedouba. Les cônes de cette région sont de simples volcans de boue. On en compte près d'une trentaine dans l'archipel qui borde la côte au sud de la baie de Combermere; l'île de Ramri, à elle seule, en a plus de la moitié, et ce sont les plus élevés, ceux dont les explosions ont le plus de violence. À l'extrémité septentrionale de l'ile, près de Kyouk hpyou ou « Pierre Blanche », six volcans de boue sont ‘disposés en ligne sur un renflement du sol et s'élèvent à une dizaine de mètres, entourés d’un cercle de casuarines, dont le tronc est à demi enseveli dans l'argile. Lors des éruptions, la boue s'épanche par l’une des échancrures du cratère,

es plus dittendue ver- » campagne L tant d'obvaste région outes ne lui

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lont plus de

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s éruplives; cru à l'exisut dans les ion sont de as l'archipel amri, à elle ne les explo- 'ile, près de ‘disposés en tres, entouans l'argile.

S du cratère,

VOLCANS DE BOUE, RAMRI ET TCHEDOUBA, 121 4 MX

mélée à des fragments anguleux de rochers. Les pluies qui tombent sur les

pentes du cône enlèvent peu à peu les matières argileuses et les entraînent Où: vers la base; il ne reste plus que les débris rocheux donnant à l'ensemble ‘dei,

H ! Ü , + w! a l'aspect d'un monticule de laves trachytiques, Chaque année ou tous les deux #14 +. 0

N°9 167, — HAMNI ET TONEDOUBA,

D'opres l'ämiroute anglaise { ed Æ A =) == ==] ONU | Le Oë/Cm ca dé SO a'e'à ARTE

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