‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 427 sur 471 · LOUE 0 RS · texte numérisé non relu

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POULO PINANG. LAROUT, SELANGOR. 929

du Perak, l'ile de Dinding et un fragment de territoire presque aussi grand que la province de Wellesley ont été annexés à l'empire colonial de la Grande-Bretague.

La ville de Selangor, située à l'embouchure de la rivière de mème nom, était naguère capitale d'État; le chef-lieu qui lui succéda, et qui resta capitale jusqu'en 1S70, fut la ville de Klang, appelée ainsi de la

rivière qui arrose ses jardins. Les bâtiments ayant 4 mètres de cale remontent jusqu'à Klang; des bateaux à vapeur de moindre dimension pénètrent à 50 kilomètres plus avant, jusqu'à Damasara, d'où part une excellente route carrossable servant au trausport du minerai. Quelques-unes des compagi es, entre autres celle d'Ampagnan, emploient un millier d'ouvriers da,s une seule mine et se servent de machines importées d'Europe. Des capitalistes se sont fait concéder dans le Selangor de vastes tervit, 117

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rains pour la culture des plantes tropicales : une seule propriété a plus de 800 hectares en racines à tapivea et dispose de machines à vapeur perfectionnées. Le marché central de ces industriels est la ville de Kwala Lampour; choisie pour eapitale de l'État € protégé » par le résident anglais, elle était naguère sous le gouvernement d’un Chinois‘. Au sud, l'État de Soungeï Oudjong, également enrichi par ses mines d'étain et ses plantations de café, est soumis au protectorat anglais; mais un groupe de petites républiques situées à l'est, et connues sous le nom de Xesri Sembilan ou des « Neuf États », a échappé jusqu'à maintenant à l'annexion déguisée. Il est mème rare que des Anglais puissent pénétrer dans ce territoire : « Là où passe l'aiguille, le fil suit », disent les indigènes en prévision du sort prochain qui les attend. Quant au grani sultanat de Pahang, ainsi nommé de la rivière abondante qui se déverse dans la mer de Chine, il cherche à sauvegarder son indépendance en reconnaissant deux suzerains rivaux. Le radjah, qui réside sur l'estuaire du fleuve, dans la ville de Pekan, écoute avec déférence les avis que lui fait parvenir le gouvernement anglais, mais il se déclare vassal du roi de Siam, auquel il envoie tous les ans, comme les princes du Nord ses voisins, un vase d'or et une rose d'argent.

Malacea, capitale d’une enclave gouvernée directement par l'Angleterre, est la cité la plus ancienne de la péninsule à laquelle elle a donné son nom. Elle fut la capitale d'un puissant empire malais qui imposa de< lois maritimes aux navigateurs des mers orientales : la « coutume de Malacca », promulguée en 1276, règle encore les rapports et les droits de< marins dans les eaux de la Malaisie‘. Conquise par les Portugais en 1511. cette ville leur appartint pendant plus d'un siècle, puis, comme la plupart de leurs autres possessions dans les Indes, elle tomba entre les mains de= Hoïlandais. qui la gardèrent jusqu'en 1N24. Bevenue ville anglaise, Malacca à gardé sa physionsmie paisible : un canal sépare les deux quartiers, celui qu'habitent les Européens et les gens à leur service, et le quartier du commerce, peuplé de Malais et de Chinois. Sur une distance de plusieurs kilomètres, les maisons se prolongent au bord de la mer, entourées d'arbres fruitiers et de jardins : la cité se confond par sa verdure avec les campagnes environnantes, vaste plaine couverte de cocotiers, au-dessus desquels apparaissent les sommets bleuâtres de monts en amphithéätre. Comme ville scientifique et littéraire, Malacca ne rivalise plus avec Singa-

! Daly, Proceedings of the Geographical Society of London, uz. 1882. 2 Th. Benfey, Encyclopædie von Ersch und Gruber.

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