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BILASPOUR, SIMLA. 151
lées de la Djamna et des diverses ganga unies dans le courant du Gange ne donnent accès que jusqu'au faîte du Trans-Himalaya; c’est en effet cette ligne de partage qui a servi de frontière politique aux États hindous, puis à l'héritier commun de toutes ces principautés, l'empire anglo-britannique. Mème plus à l’est, le versant méridional du Trans-Himalaya n'appartient pas tout entier à l'État indien du Nepal; l'Empire Chinois, représenté par des garnisons en partie libétaines, empiète de ce côté jusqu'aux monts de l'Himalaya proprement dit, et possède par conséquent les sources et le cours supérieur de mainte rivière qui, par la Kosi, descend vers le Gange et le golfe du Bengale. Toutefois la région naturelle du versant gangétique de l'Himalaya est dans son ensemble assez bien limitée politiquement; environ les trois quarts de cette bande de territoire constituent même un État distinet, le Nepal, qui ne se rattache que par une fiction diplomatique à l'empire anglo-indien. La plus grande partie de ce versant himalayen est inhabitable; au nord les neiges et les glaciers, au sud les forêts marécageuses du teraï, arrêtent les pas de l’homme, et, d'une zone à l’autre, les chaînons transversaux et les arêtes parallèles à l'Himalaya forment un labyrinthe de rochers et de hautes pentes où toute culture est impossible. Relativement à la faible étendue des terres que l'homme peut utiliser le long des rivières et sur les premières terrasses des monts, le pays est assez peuplé, du moins dans les districts anglais, car il n'existe aucune statistique du Nepal et c'est sans aucune donnée précise que la population en est évaluée par les divers auteurs de deux à cinq millions d'habitants".
La ville de Simla, entourée d’une vingtaine de petites principautés hindoues qui ont conservé quelques formes de l'indépendance, et dont les frontières sont plus entremèélées que celle des anciens États de la « Confédération Germanique », occupe un domaine à part entre les provinces de l'ouest et du centre de l'Himalaya. Elle est de fondation récente, mais les avantages de sa position et le caprice d’un vice-roi des Indes en ont fait la capitale d’été pour tout l'empire : dès qu’arrive la saison des chaleurs, les routes qui mènent de la plaine vers Simla, se couvrent de
1 Versant indien de l'Himalaya central :
Superficie en kilom. carrés. Population en 1872, Population kilom. Sinlas + stores LUNA 41 54 000 hab, 791 Garhwal indépendant, , . . . . . 10 826 450000 » 14 Koumaon et Garhwal anglais. . , ï 29 784 543600 » 25 NPA EP PM ner LS 146 795 5 000 000 (?) » 20
Ensemble, . . . . 187459 3 500 000 (?)hab. 19
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convois et d'équipages qui portent à la « ville de santé » les hauts fonc tionnaires de Calcutta, suivis de la plupart de leurs employés; quelques: unes des principales institutions de l'État émigrent annuellement de l'une à l’autre cité. Il était naturel que les Anglais, si éloignés de leur patrie, cherchassent en Hindoustan des lieux rappelant le élimat natal; il leur fallait, sur les promontoires avancés de l'Himalaya, des sites où ils pussent retrouver la vigueur et l'élasticité des muscles, perdues dans les plaines brülantes du Gange et de l’Indus, Ainsi tout un cordon de cités nouvelles, formant une sorte d'Angleterre hindoue, s'allonge sur les avant-monts himalayens, à la bauteur moyenne de 2000 mètres; nulle part, la prise le