POLDERS DE LA NÉERLANDE
permettent d'obtenir une régularité plus grande dans l'entretien et la culture des champs. Un seul moulin peut suffire à des centaines d'hectares, car l’évaporation annuelle n'est guère inférieure à la chute de pluie ; l'ex-
N° 55, — NOUVEAU ZUIDERPOLDER,
cédant de l'eau tombée en hiver s'évapore au printemps el en été", Quel-
! Chute d'eau et évaporation moyenne en Hollande :
Eté Hiver Total Chute d'eau. .. 0,266 0®,371 0,637 Evaporation, . . .. 0,405 0®,170 0,573
(G. Kimons, À. Greve, Ferhandeling over de Stoombemaling van Polders en Droogmakerijen.\
n (Ho 1 qe je: LONE E E ; Lai 15 256 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE. HER
| quefois tous les polders des environs de Leyde sont couverts d'eau jusqu’à LARRIT perte de vue pendant les deux mois de février et de mars : on ne peut les Hé 1 vider tant que le niveau des fleuves n’a pas décru. 1] Le nom même de polder, que l’on donne aux terrains endigués et assainis, L. jee | rappelle l'état marécageux dans lequel un grand nombre d’entre eux se M: SUR trouvaient naguère, le mot poel ayant le sens de «marais » ou de « mare». le ‘ !; Jadis la plupart des anciens lacs desséchés avaient laissé une sorte de k Li FH « témoin » : des eaux stagnantes emplissaient encore la partie la plus f: À 1 profonde de la cavité. Ailleurs, les marais étaient trop vastes et leurs fé | rives étaiont trop incertaines pour qu'on osàt en tenter l'assèchement ; f sh |! mais sur tout le pourtour de l’eau les paysans riverains avaient commencé l : il les travaux de conquête; par l'effet de l’inclinaison régulière du lit, il se 1 LE trouve qu'en maints endroits les ados du sol ramené eu-dessus de la sur- (} k d face sont disposés en aiguilles convergentes, rappelant par leur forme celle ue fl de certaines substances cristallisées, À côté d'anciens polders croissant len- H je tement, d'année en année, par de petits lambeaux de terrain, par de sim- \f ples îlots, s'étendent de vastes campagnes asséchées d’un seul coup et vio- [4 | lemment, pour ainsi dire, par la toute-puissante vapeur. Un coup d'œil jeté (à ] sur la carte montre aussitôt la différence des procédés : ici des contours, qui il Ne coïncident avec les courbes de niveau, des fossés qui suivent la légère inelil ni] : naison du sol, des terres qui s'abaissent et se rétrécissent peu à peu vers le l'OS CHER centre des marais; là des champs unis où tout se coupe à angles droits, | ME À fossés, chemins et sillons. On voit un exemple remarquable de ce contraste, au sud d'Amsterdam, dans le Zuiderpolder, dont la partie septentrionale à fe (ARMES été tout récemment vidée. La méthode du colmatage, pratiquée en Halie (| avec tant de succès, est peu suivie en Hollande, et d'ailleurs ne pourrait être | ' appliquée qu'en un petit nombre d'endroits, à cause du manque de pente k | pour l'écoulement des eaux fluviales, En outre, les eaux de la Meuse et du (ER bin, quoique chargées de sédiment!, sont pourtant beaucoup moins riches | 4 en limon que le Pô et les autres fleuves italiens, auxquels les torrents ap- 1 è portent le sol végétal et les débris triturés des montagnes. Cependant les } Hollandais, dont le territoire est si bas et qui possèdent encore tant de tour- : FER bières à transformer en terrains de culture, devraient bien trouver un 1 moyen d'arrêter au passage les T8 millions de mètres cubes d’alluvions l 14 fertilisantes que le Rhin, la Meuse, FEscaut, vont chaque année perdre hi | dans la mer?, C'est lun intérèt majeur pour la contrée, | ï Jusqu'à maintenant, la plus grande entreprise d'assèchement direct que
‘fe En moyenne, 2 parties solides sur 10000 parties d'eau (Staring).
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* Nlavmy, Bodem van Nederland.
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