‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 141 sur 552 · A ET · texte numérisé non relu

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È fl 1 258 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

eurent à déverser dans la mer, par le canal de ceinture, 925 millions de

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mètres cubes d'eau, c'est-à-dire la masse liquide du lac, augmentée des

(la K n 14 TT ‘ . , , n LM ll eaux d'infiltration et de pluie. La vente des terrains ne compensa pas im- RU l médiatement tous les frais de l'entreprise ; mais si le gouvernement perdit k | nr 4 quelques millions sur la vente des terrains, le pays lui-même s’est gran- LÉ 1 dement enrichi par les revenus de ces campagnes conquises sur les eaux. H AU n . , n . , ! MEL! Depuis 1845, la valeur de l'hectare de l’ancien fond lacustre à quadruplé HN 1 OAUTED ; Re À es Ni RE et les produits annuels de la mer desséchée représentent déjà le quart de LE Cort la dépense primitive". Les nombreuses habitations éparses le long des N : SRI» . fe:

UE LR anaux forment l'une des commune: les plus populeuses de la province de (RE:

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4 ë l FRET Noord-Holland , et le village principal, Hoofddorp, placé au centre des polec | I ( HE 4 : s | j ders, au croisement de ses grandes routes et de ses fosses maîtresses, 4 FE & 14 n , . . .

|. : 1 prend de plus en plus l'aspect d'une ville, Mais le sol encore humide et ë {4m 44 : : . . , 4 ina ?

| Lee ie rempli de débris organiques n'est pas complètement assaint : le fond de à Î 4 , € 4 {5 l'ancien lac reste lune des régions les plus insalubres de la Hollande *, d FE): US Après s'être emparé pour l'agriculture du lit des eaux intérieures, les À ne" : HER 52 \ + : » R : ù Bi rh ingénieurs hollandais osent s'attaquer au fond même de la mer; ils ont , 24 commencé la reconquête des æwadden, ces vases molles émergées à marée à L basse qui s'étendent entre le continent et les îles frisonnes. Une digue “ ‘E .N4 continue, d'une longueur de 10 kilomètres environ, rattache au littoral de te TRES:

! Ï : {Frais d'épnisement, . 24000 000 fr. | Vente des terrains, . . 20 000 000 B EX : 418 Revenu annuel des terrains . . . . . . . . 60 000 OÙ francs. | nr 4 #1 C. Lombard, Traité de climatologie médicale. er :

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POLDERS DE HAARLEM, WADDEN DE LA FRISE. 259 la Frise la côte d'Ameland et rétablit ainsi l'isthme que l'on sait avoir existé jusqu'au milieu du douzième siècle, Cette digue maitresse doit servir de rive aux sables qui se déposent, et qu'enfermeront d'autres levées, construiles successivement à l'ouest jusqu'à l'île de Terschelling; ainsi, et de proche en proche, le détroit sera changé en terrains de culture : d'après le premier projet, il s’agit de conquérir seulement une superficie de 50000 hectares; mais plus tard tout deviendra terre ferme, du Dollart au Zuiderzee. L'entreprise a pu longtemps sembler téméraire, et les tempêtes, les sables mouvants, les courants des wadden, ont causé beaucoup de mécomptes; mais l'œuvre commencée se continue régulièrement et l'expérience acquise guide les ingénieurs".

Un autre travail de dessèchement, celui de l'archipel du Biesbosch, n'a pas encore été entrepris suivant un plan d'ensemble; il ne se fait que par fragments et d’une manière incomplète. La nation hollandaise ne saurait pourtant rester plus longtemps sous le coup de l’affront subi en 1421. Elle dispose d'assez de ressources pour reconquérir en entier le territoire qu'elle perdit à cette époque : après la transformation de la mer de Haarlem en polders, la réunion de toutes les îles du Biesbosch en une seule terre de culture et d'habitation n’a rien qui puisse effrayer les ingénieurs. Cette œuvre est parfaitement préparée par de nombreux travaux préliminaires. Le grand pont de Moerdijk, qui traverse le Hollandsch Diep en aval de l'archipel du Biesbosch, est, avec les remblais qui le prolongent, un excellent point d'appui rour les digues à construire, et le lit de la Nieuwe Merwede, qui rejoint le Waal rhénan à l'estuaire du Hollandsch Diep et dont on a régularisé et approfondi le cours, est une fosse d'écoulement suffisamment large pour recevoir l'eau des rivières supprimées, Plusieurs coulées inutiles ont été déjà comblées; des vasières d'inondation, où les eaux se promenaient incertaines, ont été remplacées par des canaux entretenus avec soin; les rivières trainanies qui serpentaient au hasard au milieu des roseaux sont devenues pour la plupart des tributaires réguliers de la Nieuwe Merwede, Quand un réseau de digues protégera les soixante îles contre le retour des inondations, rien n’empèchera que cet archipel d'environ 150 kilomètres carrés, maintenant presque inhabité, mais très-produetif en foins et en osier, ne se peuple comme Îles contrées voisines et ne voie refleurir les soixante-douze villages disparus dans la terrible nuit de Sainte-Élisabeth. C'est par les campagnes reconquises du Biesbosch que devrait passer le chemin de fer direct de Rotterdam à Cologne .

! Teding van Berkhout, De Landaanwinning op de Friesche Wadden.

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cette voie serait indispensable pour assurer au port néerlandais la part qui lui revient dans le commerce d'exportation de F'Allemagne !.

La Hollande prépare actuellement une nouvelle entreprise, qui surpassera tout ce qui S'est fait jusqu'à présent. Le dessèchement d'une grande partie du Zuiderzee est une œuvre en faveur de laquelle l'opinion est unanime et dont la possibilité à été parfaitement démontrée par les observations des géologues et des hydrauliciens. Par cette annexion au continent, la Hollande aura reconquis du coup un tiers du territoire que lui avaient fait perdre les inondations et les tempêtes pendant le moyen âge, et même ce qui fut l'ancien lac Flevo, aux premiers temps de l'histoire batave, aura cessé d'exister.

Pendant plus de cinq cents années après la formation du golfe, nul n'avait parlé de reprendre à l'Océan les terrains envahis par la « Mer du Sud > : en 1849 seulement, l’ingénieur Van Diggelen proposa le dessèchement complet du Zuiderzee par la construction d'une digue qui fermerait les détroits d'ouverture”, Mais on recula devant l’immensité du travail et devant le danger de modifier le régime des passes et des courants; en outre, la nature du sol caché par les eaux du golfe n’était pas suffisamment connue pour que lon pût savoir si l'entreprise serait utile au point de vue agricole, Le projet parut abandonné, et quinze années s’écoulèrent avant qu'un plan nouveau de dessèchement fût définitivement approuvé; mais celle fois il ne s'agissait plus de vider le lac tout entier; les ingénieurs se bornaient à transformer en terre ferme toute la partie méridionale du Zuiderzee, au sud des bouches de l'Essel. Tout réduit qu'il est, com-

paré à l’ancien projet, le territoire à reconquérir ne comprend pas moins de 196670 hectares, et d'avance 1l est destiné à former une douzième province du royaume, non la moindre en étendue. À première vue, il eût semblé plus naturel de fermer le golfe dans sa partie la plus étroite, c’est-à-dire entre Enkhuizen et Stavoren. En cet endroit, le golfe n’a que 15 kilomètres de large, tandis que, suivant le projet actuel, la digue de fermeture n'aura pas moins de #1 kilomètres ; mais précisément au détroit de Stavoren, qui forme la porte d’entrée du golfe, les eaux, beaucoup plus profondes et balayées de courants plus rapides, recouvrent des terres sablonneuses de faible valeur. En outre, les ingénieurs ont craint d’enfermer, pour ainsi dire, ennemi dans la place, en élevant leur digue au-dessous des bouches de l'Hssel*. [est vrai qu'en été ce fleuve ne verse dans le golfe

! Nieuwenhuijs, Notes manuscriles, * De Ziudersee, de Friesche wadden en de Lauwerzee, hare bedijking en droogmaking. 5 Beijerinck, Proeve van een Ontwerp tot afsluiting van een gedeelte der Zuiderzee.

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