‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 269 sur 552 · BASSIN DE LA TAMISE · texte numérisé non relu

BASSIN DE LA TAMISE

ne des banes vaseux couvrant et découvrant tour à tour, qu'à une petite disextremite

tance en amont de Londres. Même dans la métropole l'action des inon-

erre, fait

dations fluviales se fait sentir : les quartiers bas du sud de la Tamise ont

auteurs du

été souvent envahis par les eaux. Pourtant ce bassin fluvial est un de |

du bas-

ceux où les inondations devaient être le plus rares !, La quantité de pluie

euses du

y est relativement assez égale pendant toute l'année ; aucune chaine de

S croupes

montagnes ne forme les limites du bassin; les pentes des collines desquelles

eur pres-

s'épanchent les eaux de pluie, sont presque partout très-douces et les eaux

efois cou-

peuvent s'écouler avec lenteur dans le lit des rivières, La source principale,

netemps x + ra: s mis : 2e 6° près de Cirencester, n'était qu'à 113 mètres d'altitude ; elle a été encore

plusieurs pin Se PEN UNSS :

abaissée par des pompes qui assèchent le sol pour élever l'eau à 10 mètres

dans les

de hauteur dans le bief supérieur du canal de Tamise à la Severn. En

urifier le

outre, le bassin de la Tamise se compose, sur plus d’une moitié de son

étendue, de formations perméables où l'eau coule dans les profondeurs

ièrement

de la roche, au lieu de ruisseler à la surface du sol. En parcourant la

es mers.

contrée, on voit aussitôt le contraste sans avoir besoin d'explorer le

ae tenait

sol : les terres qui laissent passer l’eau sont cultivées en céréales,

'eloin VE % . . FEAT) , Q joindre celles qui la retiennent restent en prairies. Dans la région géologique

Jeaucoup , N . + ; AUsOUs perméable, de Nuneham à Maidenhead, le fleuve ne reçoit qu'un petit

and une

nombre de ruisseaux, et cependant il grossit visiblement d’un méandre

e trouve

à l’autre méandre, grâce aux sources pérennes qui jaillissent des coteaux

l'empla- : ire , k P' de ses bords. Un pareil régime règle naturellement l'écart des eaux, car

ient des

tandis que les pluies tombées sur les terrains imperméables du bassin

rdon lit-

s'écoulent rapidement par le fleuve, l'eau reçue par le sol perméable sé-

les corps

oh 1577 Ra

journe pendant des mois dans les profondeurs avant d'entrer dans le courant de la Tamise. Mais le travail de l’homme s’est appliqué précisément

à la vuc

ants, de

à gêner l'écoulement naturel et à faire de la Tamise, cette rivière inoffen-

dans les

sive, un des fleuves de l'Angleterre les plus dangereux pour les habitants

Ra

nouveau

de ses rives. Les écluses qui en barrent le lit, au nombre de 55, entre

s digues k AR ; :

ge Oxford et Teddington, sont pour la plupart sous la main des meuniers,

1 espace

dont les intérêts sont précisément opposés à ceux des navigateurs et des

) mètres

riverains. Ils réduisent autant qu'il leur est possible le nombre des

« éclusées » nécessaires aux bateaux pour les pousser des biefs inférieurs

de Ted-

j < est Jus-

Débit de la Tamuse à ’écluse de Teddington :

1 village Débit moyen MES NNIES CS DAS 41 mètres cubes, » Le plus fort . . A Hiva ; 290 \ re, avec » de plus faible. . RE sé 20 »

Superficie du bassin en amont de Teddington . . . . . . . 11888 kilomètres carrés. Pluies du bassin. . 4 4. 4 +. . . . . . 650 millimètres,

Écoulement, . . . £ RS ET 100 »

Do Érate d=urS

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RE D es

dans les bicfs supérieurs; ils prennent soin de maintenir toujours la rivière à une grande hauteur pour garder une force motrice suffisante, et risquent ainsi, pendant les temps pluvieux, d'amener des inondations désastreuses. En effet, le lit, se trouvant complètement rempli, ne peut recevoir l’eau surabondante des crues, et les terres riveraines ‘sont inondées. Mais qu'importe aux meuniers, qui se guident d’après le proverbe : « Le dommage de l’un est le profit de l'autre! »

Si le régime normal de la haute rivière est changé par les écluses, celui de la rivière basse et des marées ne l'était pas moins par les ponts, tels qu'on les construisait autrefois. L'ancien pont de Londres était un grand obstacle au libre passage du flot à cause de la largeur de ses piles et du peu d'espace laissé aux eaux montantes ou descendantes. La reconstruction du pont et le curage de la rivière ont eu pour résultat d'avancer l'heure de la marée, d'en exhausser et d'en prolonger l’ondulation, et de donner en mème temps au reflux plus de force pour nettoyer le chenal. Depuis la fin du quatorzième siècle, le flux a été avancé d’une heure entière dans la traversée de Londres et son niveau s’est élevé de 50 centimètres ?.

La partie du littoral marin qui borde au sud et au nord le golfe de la Tamise a subi beaucoup de changements depuis la période historique. La mer gagne incessamment sur les rivages de Suffolk et de Norfolk, de 2 à 4 mètres par an, en moyenne. Les villes ont à fuir devant la mer : ainsi Eccles-by-the-Sea a dû laisser son église derrière elle, et les débris en sont maintenant recouverts par le sable marin*. Mais un phénomène inverse s’est produit et des estuaires ont été comblés, changeant ainsi des ports de commerce en bourgs agricoles : au quatorzième siècle, Beccles était un port fréquenté; il est de nos jours à 14 kilomètres dans l’intérieur et la ville de Lowestoft le remplace‘. Sur les côtes de Kent, les changements ont été plus importants : la géographie locale est devenue tout autre depuis l'époque romaine. L'ancienne église de Reculvers, que l'on aperçoit du volfe, à l'ouest de Margate, est un témoignage des érosions du littoral, car la ville romaine de Regulbium, qui fut plus tard la capitale d’un royaume saxon, était située loin de l'Océan; mais les vagues ont rongé peu à peu la côte ; la muraille romaine qui entourait la ville a été en grande partie détruite, et pour défendre l'église, servant de point de repère aux navires, l'Amirauté a dù armer la côte de levées et d’épis. Toutefois, pendant que

* Examiner, 27 janvier 1877.

# Redman, Institution of the Civil Engineers, 1877

A. Ramsay, Physical Gevlogy and Geography of Great Britain.

* Rogers, — Oscar Peschel, Neue Probleme der vergleichenden Erdkunde.

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sel &

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