‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 316 sur 552 · BASSIN DU NUMBER · texte numérisé non relu

BASSIN DU NUMBER

LEICESTEN, STAFFOND, DENNY, NOTTINGHAM, YORK,

Le bassin fluvial dont les eaux s'écoulent par l'estuaire du Humber est le plus vaste de la Grande-Bretagne ; il dépasse en étendue ceux de la Tamise et de la Severn!, Pourtant l'Angleterre s'est rétrécie entre les deux mers au nord des golfes du Wash et de la Mersey ; elle n'offre de l'est à l'ouest qu'un faible espace aux eaux qui descendent vers la mer du Nord. C'est dans le sens du sud au nord et du nord au sud que les rivières ont dû se dévelopner pour donner de pareilles dimensions au bassin du Humber. Deux cours l'eau coulant en sens inverse, le Trent des comtés du centre et l'Ouse du Yorkshire, se rencontrent aux embouchures, et leurs eowrants réunis, changeant de direction, se rejettent à angle droit vers la mer du Nord par l'estuaire allongé du Humber, dont le lit sinueux ressemble à celui d'un large fleuve. D'ordinaire, le grand axe d’un bassin fluvial est orienté dans le même sens que son versant; mais pour le Humber il n’en est pas ainsi : de la chaine dorsale à la mer, la largeur de son bassin est de 140 kilomètres seulement, tandis que du sud au nord la région d'écoulement commun comprend 240 kilomètres. La cause en est aux chaînons du littoral, qui courent parallèlement aux collines de l’intérieur et forcent ainsi les eaux à couler dans le sens du méridien jusqu’à la brèche ouverte par l'estuaire du Humber.

Dans sa partie méridionale, le bassin du Trent s'avance en forme de coin entre les vallées de la Tamise et de la Severn, et n'en reste séparé que par de faibles renflements du sol. Le pays ne commence à s'élever en véritables collines que bien au nord de la région des sources, là où le fleuve est déjà devenu navigable. Des croupes couvertes de bruyères apparaissent au-dessus des campagnes cultivées et de petits massifs montagneux se dressent isolément sur ce plateau. Dans le Derbyshire, les hauteurs ont déjà l'aspect assez fier pour qu’on leur ait donné le nom de « chaîne Pennine » (Pennine Chain), et même un sommet, ou plutôt un fragment du plateau, est connu sous la désignation de Peak, comme s’il était le « pic » par excellence :

! Superficie des bassins de l'Ouse d'York et du Trent, . . . . . . . 24755 kil, carrés. » du bassin de la Tamise, sans la Medway . . . . . . . 15954 » » noue » de Ja Severn, sans la Wye, l'Usk, l'Avon, ete. . 12530 » »

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