‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 342 sur 552 · PAR · texte numérisé non relu

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les sels du Cheshiref, En cet endroit, la Mersey a déjà 2400 mètres de rive à rie et bientôt elle S'élargit encore, pour se développer vers le nord-ouest eu un vaste éroissant. La petite ville de Garston se montre sur la rive septentrionale, puis les maisons S'unissent aux maisons en une cité continue, les navires ancrés dans la rade où bien amarrés dans les bassins cachent à denu les édifices derrière le réseau de leurs agrès et la fumée noire de leurs cheminées :on est devant Liverpool.

Celle puissante cité n'a pris son importance de premier ordre que dans les temps modernes, Elle n'est pas même signalée dans la liste des villes et des villages par le Domesday-book des envahisseurs normands, On ne la mentionne pour li première fois qu'en 1172, lorsque Henri H fit la conquête de Frlande et se servit de Festuaire de la Mersey pour embarquer ses troupes, En 1558, lorsque Édouard HE fit une levée générale de vaisseaux el de marins, Liverpool était encore si peu considérable qu'on lui demanda seulement, sur le total de 700 vaisseaux et de 14 141 hommes, une barque avec un équipage de six matelots, Même en 1571, les habitants de Liverpool, implorant de la reine Élisabeth une diminution des taxes, parlent de leur lle comme d'un € pauvre lieu déchu » ?, Vers 1700, sa population ne dépassait guère 000 habitants, L'envasement graduel de la Dee, estuuire de Chester, profita au port de Liverpool et ses marchands conunencerent à s'enrichir, Surtout par la traite des nègres. Aînsi que le disait le peintre Fuselli, auquel on faisait admirer les vastes rues, les beaux monuments de quartiers récemment élevés : € Le sang des nègres liltre à travers ces pierres de taille.»

L'une des grandes eauses de Hi prospérité de Liverpool est que cette ville oceupe précisément le centre géographique des deux îles sœurs, Grande-Bretagne et lrlande : e'est le point naturel de convergence pour tout le mouvement des échanges domestiques entre les îles Britanniques. Cette posilion centrale est aussi un avantage pour le commerce étranger, qui a choisi Liverpool pour entrepôt : de ce port, toutes les marchandises peuvent se distribuer facilement dans là contrée. Plus éloignée que Bristol de Ta haute mer, qui est le chemin de F'Amérique, de PAfrique et des Indes, Liverpool compense cette infériorité par le privilège qu'elle a d'être Située au bord du bassin houiller qui est devenu le siège prin-

cipal des manufactures dans le monde entier.

* Mouvement du port de Runcorn, non compris les caboteurs sur lest, en 1877 : 9958 navires, jaugeant. . 352 400 tonnes.

Weale, Public Works of Great Britain.

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Les docks ou bassins à flot sont la merveille de Liverpool. Aucune autre ville ne possède une étendue si considérable d'eau marine enfermée par des quais et réglée dans son régime par des écluses. Nombreuses sont les cités maritimes qui peuvent contenir dans leurs rades des flottes entières : mais il en est peu qui puissent, comme Liverpool et Londres, remiser dans leurs bassins des milliers de navires à la fois. À cet égard, Liverpool est mème plus riche que Londres, que d'ailleurs elle avait précédée pour le creusement des docks. Dès l'année 1709, la corporation du bourg avait fait

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