HOUILLÈRES, INDUSTRIE DU NORD DE L'ANGLETERRE
iniés au moins de S à 10 milliards de tonnes de charbon facilement exploitable", ns le assez pour commander encore le marché pendant des centaines d'années ; pays. les couches se prolongent au loin sous la mer, et les statisticiens font Elie entrer dans leurs ealeuls l'exploitation future de ces assises jusqu'à la Rene distance de à kilomètres du rivage *, L'exploitation des houilles et, dans la e di vallée de Ja Tees, celle du minerai de fer, ont attiré dans ce pays une nréon population considérable. Les villes y sont très-rapprochées les unes des ntes, autres; les navires se pressent dans les rades et le long des quais; même en mine Augleterre il est peu de contrées où l'industrie fasse de pareils prodiges. nues Pourtant cette région fut pendant de longs siècles une des moins riches , des et des moins peuplées de la Grande-Bretagne ; c'était un pays de guerres ligne prolongées et d'incursions soudaines : même pendant la paix, les habitants vod devaient rester constamment sur leur garde. C'est que la voie historique le je entre l'Angleterre et l'Écosse passe précisément dans le Northumberland leurs en suivant le versant oriental des montagnes Pennines et des Cheviot, Du qui | côté de Fouest, les hauteurs sont trop escarpées, les défenses naturelles suffi Lrop nombreuses pour qu'il Fat possible à des armées de S'Y mouvoir faciinte- lement: c'est à l'est qu'étaient les chemins de guerre et que par conséat de quent le territoire était fréquemment dévasté. De vastes espaces restaient e de même complètement déserts : e'étaient des € marches » semblables à celles ètres qui séparaient en Europe les populations toujours en guerre, Avares et des Allemands, Slaves et Prussienss En maints endroits, des landes fort étenbut à dues rappellent encore lai guerre qui régnait en permanence entre les ‘np deux États, et les anciens édifices que l'on rencontre dans les campagnes Huel- sont tous bâtis de manière à pouvoir soutenir un siège, Plus on approche que de la frontière écossaise, plus on voit de tours de défense : non-seuleis de ment les châteaux des seigneurs, mais aussi les simples manoirs des fer-
miers, les églises, les couvents étaient fortifiés; dans un grand nombre de dis- castels les étages inférieurs n'ont aucune ouverture et lon ne pouvait x nent entrer que par des échelles, tant les habitants avaient peur d'être surtible pris ; des constructions de ce genre existaient au moyen âge dans presque onne toutes les contrées ravagées incessamment par la guerre, Vers les confins sent septentrionaux de l'Angleterre, la dernière tour de défense se voit dans le ales Yorkshire, près de la rive méridionale de la Tees : seulement, à cette discore lance de l'Écosse, les résidents anglais se croyaient à l'abri d'une attaque
soudaine *.
Ramsay, Physical Geology and Geography of Greal Britain. # Ramsav, — Eliot, — Forster, — Hull, 5 Yorkshire, Edinburgh Review, vol, 19,
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621 NOUVELLE GÉOGRAUDHIE UNIVERSELLE
La pression des guerres à fait osciller la frontière entre les deux pays. La limite actuelle est tracée au profit de l'État qui disposait des armées les plus puissantes, Commençant au firth de Solway, elle se dirige au nordest, emprunte la crête des Cheviot-Hills, puis, au lien de rejoindre directement la mer par le promontoire le plus rapproché, elle se détourne brusquemeut au nord pour suivre le cours de la Tweed inférieure. La limite là plus naturelle est celle qu'avaient tracée les Romains en construisant, du golfe de Solway à l'embouchure de la Tyne, le rempart qui formait au nord de leurs provinces leur seconde ligne de défense, Ce mar, bâti par Hadriei et longé dans toute son étendue par une route militaire, était encore assez bien conservé vers la fin du seizième siècle; de nos jours, on n'en voit plus
que çà et là des blocs de maçonnerie, dont quelques-uns ont de 2 à