‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 381 sur 552 · N° ANT, — GLASGOW · texte numérisé non relu

N° ANT, — GLASGOW

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et pour tous ces travaux elle est une des premières. On y compte de trois à quatre mille fabriques, petites ou grandes, ayant ensemble plus de cent mille ouvriers ‘.

Le commerce de Glasgow, récemment troublé par une grande faillite, est en rapport avec son industrie. Sur les dix voies ferrées qui aboutis-

1 Industrie de Glasgow en 1872 : 3121 fabriques, occupant 114 864 ouvriers.

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sent à ses gares, trois se dirigent vers Édimbourg et peuvent à peine subvenir au mouvement des échanges directs entre les deux mers. Quant äu port de Glasgow, il est formé par toute la basse Clyde, sur un espace de 52 kilomètres, du pont inférieur de Glasgow, appelé pont de Broomielaw, jusqu'à Greenock, située à l'endroit où le fleuve s'élargit en golfe. A Ta vue de la Clyde, dont la largeur à Glasgow ne dépasse pas 120 mètres, et où il ne reste, entre les bateaux amarrés, qu'un étroit chenal d'eau jaunâtre, on s'étonne qu'une rivière d'aspect si peu majestueux ait pu devenir le grand port qu'elle est aujourd'hui et recevoir chaque année des milliers de navires. Avant la construction des levées qui ont resserré le lit de la rivière, les eaux de la Clyde s'étalaient à l'heure du flux en de larges criques marécageuses, tandis qu'à l'heure du reflux elles étaient obstruées de bancs de sable que pouvaient à peine franchir de simples barques : de Dumbarton à la rive opposée, les vaches passaient à gué. Une partie du commerce se faisait par une route de terre aboutissant au petit port d’Ardrossan; une autre partie du trafie empruntait le cours de la Clyde, mais les navires de mer qui remontaient l'estuaire devaient s'arrêter à 25 kilomètres en aval de Glasgow pour s’alléger de leurs marchandises, que reprenaient des bateaux de 3 à 6 tonneaux seulement : c’étaient les plus fortes embarcations qui pénétrassent dans le port. Il est vrai que les habitants de Dumbarton, de Renfrew et de Glasgow s'étaient associés en syndicat pour faire disparaitre les barrages naturels du cours d'eau, mais cette œuvre était alors au-dessus de leurs forces. En 1655, les négociants de Glasgow, désespérant de pouvoir rendre la Clyde navigable jusqu’à leur ville, eurent l’idée de fonder leur port à Dumbarton, mais les bourgeois paisibles de cette vieille cité refusèrent l'offre qui leur était faite, de crainte que le commerce et l’industrie ne les obligeassent à changer leurs coutumes traditionnelles ‘. Glasgow semblait done condamnée à rester une ville de l'intérieur; elle voulut du moins posséder un port qui fût sa propriété, et en 1662 elle creusa les bassins et fonda les entrepôts de Port-Glasgow, sur la rive méridionale de l'estuaire inférieur,

En même temps, les travaux d'approfondissement continuaient en aval de Glasgow et dès l'année 1718 un premier navire, d'un port de 60 tonneaux, partait de Glasgow pour le Nouveau Monde, mais Greenock, mieux située, S’aventurait aussi à commercer avec l'Amérique et pendant tout le dix-huitième sièele on put se demander laquelle des deux villes finirait

! George Dodd, The Land we live in ; — Ch. Dupin, Voyage dans la Grande-Brelagne

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