FALKIRK, STIRLING
grande importance stratégique, car elle se trouve sur la route que devaient suivre les armées pour contourner à l'ouest le golfe de Forth : aussi de nombreuses batailles v ont-elles été livrées, En 1958, Édouard EF y battit
les Écossais; en 1746, le prétendant Charles-Édouard y défit l'armée royale. Au nord est le fameux champ de bataille qu'arrose le Bannock- Burn, sur les bords duquel Robert Bruce trompha d'Édouard IE en 1514. C'est près de là, à Kinnaird, que naquit, en 1750, Bruce, l'explorateur de l'Abyssinie.
Sürling, chef-lieu d'un comté, est la ville qui gardait le passage de la rivière Forth, à l’ouest du golfe. En cet endroit, deux rochers presque isolés rétrécissent la plaine des deux côtés du fleuve : nul emplacement ne pouvait être mieux choisi pour y bâtir une forteresse. Le château de Stirling, qui domine encore la ville, est un des édifices où se sont aecomplis le plus d'évènements importants dans l'histoire de l'Écosse; de ses remparts, la vue est admirable, d'un côté sur l'horizon des montagnes, de l'autre sur celui de la mer. Une statue colossale de Robert Bruce s'élève au centre de l’esplanade du château; sur le rocher qui se dresse en face de Stürling, de l’autre côté de la vallée, une tour bâtie en l'honneur du héros Wallace, près du lieu où il remporta sa première victoire en 1297, renferme un musée d'antiquités écossaises. Plusieurs maisons anciennes de Stüirling ressemblent à celles de Rouen : on y voit l'influence du goût français, prédominante en Écosse au seizième siècle. À 3 kilomètres au nord de Sürling est le bourg de Bridge of Allan, station de bains très-fréquentée, entourée de châteaux, de villas et d'hôtels. La vallée de P'Allan et celles qui viennent s’y réunir fourmillent de visiteurs pendant l'été,
Alloa, qui possède d'importantes houillères, est sur la rive gauche du Forth, qui cesse là d’être rivière pour devenir estuaire maritime! : c’est la ville principale du comté de Clackmannan, dont l'ancien chef-lieu est un petit bourg déchu. Au nord-est, Kinross, autre chef-lieu de comté, n'est qu'une longue rue bâtie près du gracieux loch Leven, encore plus visité par les pêcheurs de truites que par les artistes el les historiens, quoiqu'il soit parsemé d'îles charmantes, dont l’une est dominée par un vieux château, prison de Marie Stuart, La vie commerciale s’est portée vers la côte. Dunfermline, vieille cité qui fut, avant Édimbourg, l'une des nombreuses résidences royales de l'Écosse, est maintenant une ville d'industie, grâce à ses mines de houille et de fer; on s’y occupe surtout de la
{ Mouvement du port d’Alloa en 1877, sans les caboteurs sur lest :
1217 navires, jaugeant, . . . . . . . . . « . , . . 145 600 tornes.
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fabrication du linge de table, Plus à l'est, au bord du firth of Forth, Kirkealdy, patrie d'Adam Smith, forme avee ses faubourgs une ville de près de » kilomètres de longueur dont les habitants tissent aussi des étoffes et se livrent à la pêche, au cabotage, à la grande navigation. Kirkcaldy, ainsi que plusieurs petits ports des environs, profite de son voisinage par mer avec Édimbourg : chaque jour, les communications sont fréquentes entre les deux bords du firth of Forth *.
La péninsule de Fife, entre les golfes de Forth et de Tay, est échancrée à l'est par un golfe dans lequel se déverse la rivière Eden, Ce petit cours d’eau n’a sur ses bords qu'une seule ville, l'industrieuse Cupar, chef-lieu du comté de Fife; mais au sud de son embouchure un banc de rochers porte la vieille cité de Saint-Andrews, qui fut très-commerçante, mais dont le port, sans profondeur, largement ouvert du côté de la mer, ne convient plus aux navires que l’on emploie de nos jours. Saint-Andrews est une « ile morte »*, Son château, sa cathédrale ne sont que des ruines; pourtant on voit encore presque entière une chapelle, appelée Kilrule, que l'on croit dater de l’époque où le christianisme fut introduit dans la contrée. Jadis métropole religieuse de l'Écosse, Saint-Andrews a gardé son université, fondée en 141 et la plus ancienne du royaume. Cette grande école ressemble plus à celles d'Oxford et de Cambridge que les autres universités
! Mouvement du port de Kirkcaldy en 1877, sans les caboteurs sur lest :
3712 navires, jaugeant. . . . . . . . . . . . . . . . 413500 tonnes. ® Villes de la basse Écosse ayant plus de 5000 habitants le 3 avril 1871 :
Glasgow (Lanark) . . . . . . . b47530 hab, | Galashiels (Selkirk), . . . . . . 10300 hab » en 1876. . . . . . . 559950 » Rutherglen (Lanark). . . . . . 9450 » Édimbourg avec Leith (Edinburgh) 197 600 » Alloa (Clackmannan) . . . . . . 9350 » » en 1876, . . . . . . 267150 » Pollockshaws (Renfrew). . . . . 8900 » Greenock (Renfrew) . . . . . . 578920 » Wishaw (Lanark) . . . . . . 8800 » » en 1876. . . . . . . 70200 » Rothesay (Bute). . . . . . . . 7800 » Paisley (Renfrew) . . . . . . . 48250 » Johnstone (Renfrew). . . . . . 7550 » » en 1876. . . . . . . 48700 » Musselburgh (Edinburgh). . . . 7500 » Kilmarnock (Ayr) . . . . . . , 23700 » Motherwell (Lanark) . . . . . . 6950 » Kirkeïldy (Fife). . . . . . . . 18850 » Ivvine (Ayr) . . . . . . . . . 6900 » Ayr (gr), 0... . . . , 17900 » Dalkeith (Edinburgh). . . . . . 6400 » Coatbridge (Lanark) . . . . . . 15800 » Saint-Andrews (Fife). . . . . , 6300 » Aivdrie Ps 0 sens 10,000) Barrhead (Renfrew) . . . . . . 69200 » Dumfries (Dumfries). . . . . . 15450 » Kirkintilloch (Dumbarton). . . . 6150 » Stirling (Stirling) . . . . . . . 149280 » Stranraer (Wigtown). . . . . . 6000 » Falkirk » re numero MT 00 Helensburgh (Dumbarton). . . 5975 » Hamilton (Lanark). . . . . . . 11500 » Maryhill (Lanark) . . . . . . . 58050 » Dumbarton (Dumbarton). . . . . 11400 » Portobello (Edinburgh)... . 5500 » Hawick (Roxburgh). . . . . . . 11350 » Dalry (Renfrew). . . .. ,. à 200 » Port-Glasgow (Renfrew). . . . . 10800 » Cupar (Fife) . . . . . . . . . 5105 »
Lanark (Lanak) . . . . . . . .. 5 100 habitants.
>. jo
KIRKCALDY, SAINT-ANDREWS. 679
écossaises ; trois collèges, dont deux sont maintenant réunis, y servent à
la résidence des élèves, qui sont au nombre d'environ 500, La bibliothèque de l’université comprend plus de 100 000 volumes. Saint-Andrews possède aussi une école secondaire modèle, le collège Madras, fondé en 1855. Le docteur Bell, inventeur du système d'enseignement mutuel, légua, pour l'application de ses idées, une somme de 3 millions de francs, dont la ville de Saint-Andrews reçut à elle seule la moitié pour construire ce bel établissement, fréquenté par des centaines de garçons et de filles ayant mêmes classes et mêmes cours de recréation; mais le système Bell, sauf quelques détails, n’a été maintenu que pour les classes primaires". Un grand nombre de familles viennent résider à Saint-Andrews pour faire jouir leurs enfants des cours du collège Madras.