FAMINES IRLANDAISES
échapper à la mortalité par l’émigration'. En outre, le travail de la broderie sur mousseline, pratiqué par les jeunes filles dans presque toutes les cabanes de la province d’Ulster, la moins irlandaise de l’île, sauva de la mort une grande partie de la population”.
Au siècle dernier, les protestants étaient les seuls Irlandais qui émigrassent vers les États-Unis : les catholiques restaient, non-seulement dans le pays, mais chacun dans sa paroisse, où il semblait avoir pris acine*, Mais après la grande famine le malheureux insulaire, de quelque race ou de quelque religion qu’il ft, devait apprendre facilement le chemin de pays plus fortunés que le sien. Encouragée à la fois par les Anglais, qui se débarrassaient ainsi de leurs faméliques, et par les Américains, qui gagnaient de nouveaux travailleurs pour la mise en culture de leurs campagnes et les industries de leurs cités, l’émigration vers les Étts-Unis s'accrut rapidement, au point de mériter le nom d’erode. Lors du recensement de 1871, on comptait aux États-Unis plus de 1 850 000 Irlandais, quoique la mortalité sur les nouveaux venus soit très-considérable et s'élève en moyenne au tiers des colons dans les trois premières années du séjour : de 106 000 émigrants qui se dirigèrent en 1848 vers le Canada, 17500 moururent en route ou immédiatement leur arrivée, Maintenant les Irlandais devenus citoyens américains peuvent après être évalués au moins à deux millions d’hommes, et le nombre des colons d’origine irlandaise vivant aux États-Unis dépasse certainement celui des habitants restés dans la mère-patrie : il est de 6 ou de 7 millions, et souvent les ennemis de l'Angleterre ont espéré que cette population pourrait leur servir de point d'appui pour faire éclater la guerre entre la République américaine et là frande-Bretagne. Les émigrants irlandais, même lorsqu'ils sont devenus citoyens des États-Unis, restent constamment en rapport avec leurs compatriotes d'outre-mer. Touchant témoignage de l'esprit de solidarité qui distingue les Irlandais, mème quand une longue expatriation a fait naître chez eux des intérêts nouveaux
! Diminution des Irlandais, de 1834 à 1861 :
Population entière. Catholiques. Anglicans. Presbytériens. LE NANTERRE 7 954100 hab 6 436 060 853 160 643 058 (A 4 LENS ENS EI AA 8175125 » 6614 000 874000 652 000 AT tn en 2e 798967 » 4505 165 695 307 023 291 Diminution depuis 1841. 2 376 158 hab. 2 108 835 180 043 128 709 29 p. 100 52p.100 21p.100 20p. 100
(Hancock ; —- Dufferin, Prish Emigration and the Tenure of Land in Ireland.) 2 Dufferm même ouvrage 5 Arthur Young, Tour in Ireland.
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PSN + LE.
786 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE,
et des amitiés nouvelles, ceux des émigrants qui avaient prospéré aux États-Unis envoyèrent à leurs parents de la mère-patrie plus de 325 millions de francs pendant les dix-sept années qui suivirent le grand exode.