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ÉGLISE ANGLICANE

du « bénéfice » quelque fortune personnelle, il a plus que l’aisance, il s'est élevé à la richesse'. Les places sont distribuées de manière à fortifier la puissance de l'aristocratie anglaise, et même à bien des égards l'Église est une simple délégation de son pouvoir. Ainsi que le prouve l'historique des votes dans la Chambre des Lords, les évêques ont toujours défendu les intérêts des seigneurs plus que les seigneurs eux-mêmes. La reine, le prince de Galles, le chancelier du royaume, les évêques, les universités, les grandes écoles ont le droit de distribuer des milliers de bénéfices, et ceux qui ne sont pas vendus indirectement, sont réservés à des fils, des neveux ou des collatéraux des grandes familles de l'Angleterre”,

Sur vingt-neuf prélats de l'Église anglicane, vingt-quatre seulement ont droit à un siège dans la Chambre des Lords, quoique, par « courtoisie », le nom de lord soit donné à tous. L'Église épiscopale écossaise, beaucoup plus démocratique dans ses institutions que l’Église d'Angleterre, n’a point de sièges dans la Chambre des Lords pour ses évêques : les deux archevèques et les dix évêques d'Irlande n’ont pas droit non plus à siéger dans le Parlement. En dehors de l'Angleterre, l’évèque de Gibraltar, de même que six évêques missionnaires, dépendent de l’évêque de Londres. Ceux des colonies, relevant de métropolitains, sont actuellement au nombre de 20

‘en Amérique, de 8 en Afrique, de 8 en Asie, de 16 en Australasie ; ils

n'ont avec les prélats d'Europe que des rapports de confraternité, et ceux de l'Église anglicane des États-Unis n’ont aucunes relations avec ceux du Royaume-Uni.

Il est difficile de savoir si l'Église officielle compte en Angleterre et dans le pays de Galles plus ou moins de sectateurs que les diverses Églises d'autre dénomination. À cet égard, les statistiques sont en conflit. Ce fait provient de ce que la foule des indifférents est comptée par les uns comme

1 Revenus de l'Église établie d'Angleterre et de Galles en 1877 :

Pré nee-olenecains CSS EAU PACS Vo 4030 000 francs.

Doyens, archidiacres, chanoines, prébendaires . . . . 6 968 000 »

Curés, au nombre de 13305 . . . . . . . . . . . 1408359500 »

3 Patronage ecclésiastique :

Bénéfices distribués par les évêques, . . + . . . . . 3472 Valeur 27729275 francs.

» » les universités et les écoles. . 774 » 7962475 » » » le chapitre de Windsor. . . . 6l » 368273 oo» » » la reine. . . . . . ANR 862 » 2998200 »

» » le prince de Galles . . . . . 20 » 166600 » » » le lord-chancelier, . . . . 679 » 5321495 » » » le duché de Lancaster. . . . 42 » 419600 » D PMINOB 64 du nr ue EME NS SAN » 63393950 » Ensemble, sans les évêchés et les cunomcats, etc, 13561 » 108 359500 »

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faisant partie de l'Église dominante, tandis qu'elle est retranchée par les autres. En Angleterre, comme dans tous les pays d'Europe, ceux qui se soucient peu des choses religieuses, mais qui veulent garder une certaine apparence de fidélité au culte, disent pour la plupart appartenir à la religion de l'État ou lu souverain; ils se gardent bien d'entrer dans une secte quelconque « i leur demanderait des sacrifices et des témoignages de ferveur, sans leur procurer aucun avantage". Aussi les actes officiels, les registres de baptème et de mariage prouvent qu’en Angleterre l'Église anglicane a, du moins nominalement, la majorité; elle possède aussi les deux tiers des écoles subventionnées par le gouvernement; mais, si l’on veut établir une statistique en constatant l’assiduité des fidèles dans les églises, ou leur esprit de sacrifice, les non anglicans ont une notable majorité. En 1699, un recensement religieux constata que les dixneuf vingtièmes de la population professaient le culte officiel. En 1851, époque à laquelle les visiteurs réguliers des églises représentaient environ le tiers de la population, les anglicans étaient déjà en minorité, et depuis cette époque l'écart s’est accru *. La majorité numérique appartient aux dissidents dans la Galles du Sud; dans les comtés agricoles de l’Angleterre proprement dite, surtout dans ceux du sud-est, ils ne forment qu’une très-faible minorité; à Londres, à Liverpool, à Manchester, ils ne sont que d’un quinzième à un vingtième, tandis qu’à Plymouth ce sont les plus nombreux; en Écosse, ils constituent les deux tiers de la population. D’après un rapport du Registrar General, les dissidents de l’Église établie se divisaient à la fin de l'année 1877.en 122 groupes, sans compter ceux qui ne sont pas assez nombreux ou assez riches pour avoir fondé église ou chapelle; d’ailleurs, il naît sans cesse de nouvelles sectes, qui, pour la plupart, périssent avec la mort de leur fondateur. Les principales sont celles des wesleyens et des baptistes, subdivisées l’une et l’autre en plusieurs branches secondaires; mais parmi les Églises constituées il en est qui se composent de bien peu de membres : tels sont les chrétiens de l'Avènement, les Christadelphes, les Éliasites, les Inghamites, les Sandemaniens, la Bande de Gloire, la Bande d’Alleluia, la Bande du Réveil, les

1 Budget volontaire des sociétés religieuses en Angleterre en 1870 :

Église établie. . . . 42 pour 100. Autres églises protestantes. . 58 pour 100. # Fidèles assidus aux divers cultes en 1851 : Église anglicane. . . . . . . . . . . . 92071258 soit 47.4 pour 100, Divers cultes protestants. . . . . . . . . 91355575 » 48.7 » Église catholique romaine. , . . . . . . 249389 » 3.9 »

Ci]

En 1867, 54 08 sur 100, Ravenstein ; Denominalional Statistics of England and Wales.

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