APENNINS
s'étendent, l'une vers l'Émilie, l'autre vers la presqu'ile du Monte Gargano, appellent les deux « rivières » du Ponent et du Levant; seulement, le profil du littoral et des monts se dessine en sens inverse, Comme l'Apennin ligure, celui d'Ancône ne laisse à sa base qu'une étroite bande de terrain ; <a maints endroits la route qui longe le bord de la mer doit ÿ contourner en corniche les escarpements des roches, et les villes, trop resserrées sur la plage, sont obligées d'escalader les promontoires ; cependant cette contrée riveraine de l'Adriatique est moins bien défendue par la nature que la Ligurie, Au nord, elle S'éuvre largement sur les plaines du Pô, et du côté de l'ouest elle est facilement accessible par les plateaux qui flanquent la crête principale des Apennins; aussi les puissances limitrophes n'ont-elles cessé pendant tout le moyen âge, et même tout récemment encore, de lutter pour la possession de ce territoire : de là le nom de Marches, synonyme de frontière disputée, qui lui a été donné, Chaque ville y est une forteresse perchée sur un monticule où sur une arête, Des indigènes qui ne connuiaient aucune autre région de la Terre pourraient croire que chaque cime doit avoir son diadème de dûmes et de tours.
Comme les Apennins étrusques, ceux qui forment la limite commune entre le versant des Marches et celui de Rome se divisent en massifs assez nettement séparés les uns des autres. Le premier massif, qui domine à lorient la haute vallée du Tibre, à pour bornes septentrionales le Monte Comero et le Fumajolo, source du fleuve romain; du côté du sud, iles flanqué sur son versant oriental par le Monte Nerone : quoique moins hautes que beaucoup d'autres cimes des Xpennins, ces montagnes sont désignées par l'appellation d'Apes; ce sont les A/pe (et non Al) della Luna, Une brèche où passe la route de Pérouse à Fano, interrompt la chaîne, qui recommence au delà par le groupe du Monte Catrias En cet endroit, FApennin se bilurque, Les eaux en ont Si diversement érodé et déchiqueté les remparts, jadis parallèles et disposés à a façon du Jura franco-suisse, qu'il est bien dificile de reconnaitre la configuration première : plateaux, massiis isolés, ramilications latérales, chaînes de jonetion, forment un vaste dédale à Fest du basain du Tibre et de ses affluents, Toutefois, st Fon néglige les mille irégularités de détail, on peut dire que les hautes terres de FOmbrie et des Abruzzes, sur une longueur d'environ 200 kilomètres et sur une largeur moyenne de 90 kilomètres, sont Timitées à l'est et à Fouest par deux chaines, d'origine jurassique el crélacée, qui, après s'être séparées au Monte Catria, vont se rejoindre par le chaînon de la Majella, d'où ravonnent dans lous les sens les montagnes du Napolitain, De ces deux chaînes paral-
lèles, aucune n'est un faite de partage : celle de Fouest est traversée par la
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Nera et d'autres rivières qui se déversent dans le Tibre; celle de l'est, encore plus découpée, laisse passer par des portes de rochers plusieurs torrents qui se précipitent vers Adriatique. Le plus abondant de ces cours d'eau, Ha Pescara, qui nait sur le plateau des Abruzzes, sous le nom d'Merno, traverse précisément FApennin oriental dans le voisinage de ses plus hauts sonmelss sa masse liquide et les pierres qu'ilentraine ont creusé un délilé profond que Fon utilise pour + faire passer un chemin de fer de jonction catre Adriatique et le bassin du Tibre.
Ce haut plateau des Abruzzes, coupé de chainons transversaux elsemé de dépressions qui furentautrefois des bassins lacustres, est a forteresse naturéelle de Fltalie centrale, A l'ouest, parmi lant d'autres cinx s, s'élèvent le Monte Velino, à la double pyramides au nord, le Vettore termine Farète des montagnes Nibilliness à lestse dresse Le sommet le plus haut des Apenmins, mont rarement escatadé, auquelon a justement donné le non de Gran Sasso d'talia (Roche-Grande dTtaie). De temps nomémoral, Les iidigènes savent que ces superbes escarpements, blines de neige pendant plus grande partie de Fannée, sont bien les plus étevés de Le Péninsule 2 eest non loin de Ii, dans un peltlae, où fottut ane ile de feules et lherbaues, que les Romains eroyuent avoir trouvé € Fombile de Flalie os pres de Lt aussi, Les Marses, Les Suimnites et leurs confédérés de Ki Péninsule, las de porter le pesant joug de Rome, avaient choisi oué de Continu pour en faire, sous le non d'alica, lieité méme de toutes les populations Hbres des montagnes; 1, dans ce vrai centre de la péninsale des Apennins, les sout- Frances et la révolte communes jetérent te première semence de cette union qui devait, apres deux nulle années, devenir nationalité talienne, Du coté de FAdratique, li Rocherande, dont les parois ealeaires se super posent d'étage en étage jusqu'à près de 2,000 metres d'élévation, présente l'aspect Le plas grandiose: du coté des \bruzzes il Sétale lirgement en une puissante masse, sans grande beauté de profits mais au-dessous s'étendent d'admirables passages alpestres La tes ours ont encore leurs retraites; les ehamois méme n'ont pas été complétementexterminés pa desehasseurss les pâturages aux plantes rares rappellent ceux de le Koisse mais ils paraissent plus beaux encore, grâce à Péct de a lanniére, à profondeur du ciel, au pitloresque des ruines, au protils pur des lointains, Entin, ça et lt, se montrent encore des forêts de hètres et de pins, d'autant plus admirables à voir qu'elles manquent dans les régions plus basses, Le déboisement excessilesQune des infortunes de Ffaties en maint distriet des \pennims romans, le sol végétal fniméme à disparu. Ne Fou voulait
reborser, 1 sent trop tard seulement dans quelques fissures se sont
APENNINS ET SUBAPENNINS, 497 | amassées de lt poussière et des pierrailles, où peuventeroitre des genêts et
des l'onees,
À l'ouest des arêtes principales de P\pennin, chacune des vallées où coule un des affluents du Tibre, est dominée de chaque côté par des mon |
lagnes caleaires, dont quelquesunes ont encore une élévation considé- RAT cable; mais en moyenne la pente générale de li contrée abaisse assez
également vers li vallée inférieure du feuve, Deux hautes enmes, laissant
piramides à l'extrémité des ehainons subapennins © au nord du fleuve,
Te ARE DAS
cest le Noracte des anciens, devenu par un ealembour pieux, le saint
Oreste du moven âges au sud, c'est le mont Gennaro, massif avancé des
passer le Tibre comme par une porte triomphale, se dressenten forme de nl : , [1 !
hauteurs de fa Sabine, Ces beaux sommets sont, avec leurs contreforts et les groupes voleaniques des environs, Les montagnes en hémievele qui lors à ment ladmirable horizon de a campagne de Rome. Déjà fort belles par Ha ( doueur et Fharmonie de leurs Tignes, ces montagnes gagnent encore en (] beauté, aux veux de Fhistorien et de artiste, par les événements considé- | rables qui S'y sont accomplis, parles tableaux des peintres, Le ehants elles descriptions des poëtes, Les souvenirs et imagination aident regard pour embellir et Lanstiourer CES Pise, Quelques chainons et des mass isolés, de formations caleures comme te Subapennin, bordent le Htoral de lomer Tvrchemmenme et les marécaiges de la côte. elles sont les hauteurs aux riches gisements d'abus qui entourent le noyau trachytique le la Tolla, volean domine fort ancienne, dent les sources alimerent Cnita-Vecehias tels sont aussi les mont Lepanr, avec leur crète en céchine d'âne» (Scene Astro qua par leurs CSCAPPEIMENTS nus forment on véritable mur à Fest des mas Pontins ls ont pourtant a el Hi quelques lorèts dé chätuigmer et de hétres où les descendants des Volsques ménent paitre leurs troupeaux de porcs mais presque toutes les montagnes sont dépot ue végétation et leurs roches brülées pau
le soleil se divisent natrreleinent en fragments angulures qui ont sert de
Lee do Te
modele aux murs evelopéens de tant d'anciennes villes du ation. A Fouest à li te de boi ( ki
de ces mémesmarus se dresse une crime dix portes, ‘ouverte de bois toutfus
sui les pentes qui S'inelinent vers les continents mais àpre eUnne du côté
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de la mer: seulement quelques palmiers nains, que Fon vient chercher de
Rome pour en orner les jardins, eroissent cet Bedansles fissures du rocher Ne ‘ 0 * , 4 ë Celle masse insulaire, non moins grandiose que le monte Nrgentaro de Ta DLL LR “ Hi ‘ta loscane, est le Circello, le promontoire fameux oû ho magicienne Cireé se ‘ ik | si ' hvrait à ses maléfices, On v montre encore br grotte où elle changeait les 4 : homes en animaux, et quelques constructions evelopéennes. dormant te Qu ni fi HR LE: if RE ui
village de Nan Felice, y rappellent les temps mythiques de FOdissée, A l'époque des anciens navigateurs hellènes, lorsque Falie n'était connue que par ses iles et ses promontoires, elle était considérée comme un arehipes, et l'ile de Cireé, an redeatable cap, passait pour Faune des terres les plus importantes de ces Cielades de l'Occident!
Au milieu des mers où se sont déposés les caleaires, les marnes, les are
ailes, les sables de Ta région subapennine, des volcans étaient à Pauvre pen-
— D ce PR are
dant la période glaciaire, et leurs amas de matières fondues jailissuien tune dessus des flots surune faille des roches profondes. Une rangée irrégulière de
montagnes de lave S'est ainsi formée, suivant un axe sensiblement parallèle
De ur
à celui des Apennins eux-mêmes et au Httoral de la Méditerranée, Les cônes d'épection sont reliés lee uns aux autres par des couches épaisses de tufs qui se sont répandues sur toute la plaine à li base des montagnes calcaires Elles S'étendent sur un espace d'environ 200 kiomeètres, du Monte Mmiat de la Toscane au groupe des montagnes d'Mbano, et dans toute cette vaste zone les strates d'origine voleanique ne se trouventCinterrompues que par le cours du Pibre et les alluvions qui se sont déposées sur ses bords Le'est dans ces amas de cendres agglutinées que se ranitient tes fumeuses eatacombes de Rome. D'après Ponziet li plupart des géologues qui ont étudié Be mature de ces His, ls auraient été rejetés du sein des fovers intérieurs par des crue Léres situés à eur d'eau, et les conrants les curaent ensuite disteibues on
loin sur les bas-Fonds. Les tuls formes par loutes ces couches de COCO
vale aniques ne renferment aucun fossile, ce que l'on explique pat l'ex lence des glaces qui se détachiuient des montagnes voisines et Hbourant le fond marin, ne permettaient pas à la vie antwale de Svdévelopper.
La région des voleans romains se distingue par les nombreux bassins
lacustres quelle renterme, Le plus oran de tous, le lac de Bolsena, miel
F mlérieure aux bords ombragés de châtuigniers, était jadis const levé comme ma | un cratère. Niben étutrament ainst, cette dépression Seat, mème on |. comparaison des bouches voleaniques des Nndes et de avale plas étommunt
émoignage de li puissanee des forces souterraines, eur de ae de Bolseni na
ps moins de 40 kilometres de tour et recouvre une superticie de 11 hilo-
D Altitudes diver le \ | von
Monte Coniero [167 MouteCoucro (collin l\ncon NU quotr