N9 7, — SEUIL DE GIBRALTAR
16" Ouest de Gr.
À Véer deb front
Î -Cop Sparte, = ES { #'langery
d'apres Robiquet fhuide étautres Grave par Ethard } Profondeurs de ot à 200 metres Protbndeurs de 5oo à 1000 metres =] EE | dd 200 à $oo metres - id de 1000 ct au-dela LL Echelle de 730.000 CE SE RER EC RE n DEN EE © 5 10 20 30 #o do,
flots peut mème, en certains endroits, atteindre 3 mètres. Le détroit de Messine et l'Euripe de l'Eubée ont aussi leurs alternances régulières de flux et de reflux; enfin, dans le golfe de Gabès, le mouvement s'accomplit de Ta façon la plus normale, avee Le même rhythme que dans l'Océan. Le seul bassin de la Méditerranée où l'on n'ait point encore observé de flux, est la mer Noire; mais il est fort probable que des mesures de précision pourraient y faire découvrir un léger frémissement de marée, car on croit
lavoir reconnu dans le lac Michigan, qui pourtant est de cinq à six fois moins étendu.
Différente de l'Océan par la faiblesse et l'inégalité de ses marées, la Méditerranée l’est aussi par le manque de courant normal remuant avec régularité la masse entière des eaux : les divers bassins maritimes sont trop distincts les uns des autres pour que des courants d’un volume considérable puissent entretenir, de Gibraltar aux eôtes de PAsie Mineure, un mouvement constant de translation. I faut done voir, dans les divers courants qui se produisent d'un bassin à Pautre bassin, Peffet de phénomènes locaux ne dépendant qu'indirectement des grandes lois de la planète. D’après Fhypothèse d’un géographe italien du siècle dernier, Montanari, un courant côtier pénétrant dans la Méditerranée par la porte de Gibraltar longerait les rivages des pays barbaresques, de la Cyrénaïque, de l'Égypte, entrerait dans l'Arehipel après avoir suivi les côtes d'Asie, puis en refluerait pour contourner la mer Adriatique, la mer Tyrrhénienne et la mer de France, et rentrer dans l'Océan, après avoir accompli un cireuit complet. Des cartes détaillées représentent mème ce courant supposé, mais les ebservateurs Les plus aulorisés ont vainement cherché à en constater Pexistence ; ils n'ont reconnu que des courants partiels, déterminés soit par Pafflux des eaux de l'Atlantique, soit par la direction générale des vents, par un trop-plein des eaux fluviales, où par un excès d’évaporation, C'est ainsi qu'un mouvement régulier de la mer se propage de Pouest à lest en suivant le littoral du Maroc et de PAlgérie; un autre courant bien marqué de l'Adriatique se porte le Tong des côtes de Ftalie, du nord au sud, tandis qu'à Pouest du Rhône le flot se dirige vers Cette et Port-Vendres. D'ailleurs, un courant uénéral de la Méditerranée, si mème il existait, ne pourrait être que tout superficiel, à cause du seuil élevé qui rattache la Sicile à la Tunisie et sépare ainsi les deux grands bassins de l'Orient et de lOcciden!.
Les courants locaux le mieux constatés de là Méditerranée sont ceux qui entraînent les eaux de la mer d'Azof dans la mer Noire par le détroit de lénikalé, et le surplus de la mer Noire dans la mer Égée par le détroit de Constantinople et les Dardanelles. Là nous avons affaire à de véritables fleuves, Le Don, qui par ses apports liquides compense très-largement Févaporalion de la mer d'Aof, se continue par la porte de Ténikalé ; de même, le Dniester, le Dnieper, le Kouban, le Rion, les fleuves du versant septentrional de PAsie Mineure, et surtout le Danube, qui à lui tout seul verse dans la mer Noire autant d'eau que les autres affluents réunis, doivent se prolonger par Le Bosphore et l'Hellespont, C'est là une conséquence nécessaire de lé. quilibre des eaux entre les deux bassins communiquants. De leur côté, Ar chipel et Marmora renvoient au Pont-Euxin, par des contre-courants profonds et des remous latéraux, une certaine quantité d’eau saline, en échange