‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 280 sur 545 · BARLETTA, BARI, BRINDISI, TARENTE · texte numérisé non relu

BARLETTA, BARI, BRINDISI, TARENTE

trouvé le plus grand nombre de débris antiques, idoles, vases, monnaies, inscriptions. Les autres villes qui se succèdent à intervalles rapprochés, au sud-est de Barletta : Trani, dont le commerce avec le Levant eut une st grande importance à la fin du moyen âge, Bisceglie, Molfetta, Bari, la cité la plus populeuse de tout le versant adriatique du Napolitain, enfin Monopoli, sont également des ports de cabotage fréquentés; non loin de Monopoli est situé l'ancien port de Gnatia, devenue aujourd'hui la ville de Fasano, lieu de trouvailles archéologiques non moins important que Ruvo.

N9 08 — PONT DEF PRINDIST FN IATL,

d'apres La carte de b Marine EE} Prfondenrs moindres de 5 metres

ESS] id de 5 à 10 metres

Echelle Ce 1: 06000

BZSE3 Profondeurs de 10 métres et an. dela

- A ’ i o 3 ë ÿ “ san

À l'angle septentrional de la péninsule d'Otrante, Brindisi, qui par deux fois déjà, à Fépoque romaine et du temps des eroisades, fut une des grandes étapes de passage entre l'Europe vecidentale et FOrient, commence à reprendre ce rôle d'intermédiaire dans le commerce du monde. Eu effet, Brindisi, Favant-dernière cité de la côte orientale de Fltalie, est située à l'entrée mème de F\driatique. Non port, st fréquenté à l'époque romaine, mais partiellement obstrué par César, est un des meilleurs de la Méditerranée, Sa rade est excellente, et quand les navires ont franchi Île goulet du port, ils voient s'ouvrir au loin dans l'intérieur des terres deux

ù24 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE,

longues baies « en forme de bois de cerf », d'où le nom, d'origine messipienne, que porte la ville, Naguëre l'entrée de ce port admirable était obstruée par des carcasses d'embarcations et des amas de vase; nettoyée avec soin pour donner accès aux plus grands vaisseaux, elle permet désormais aux vapeurs d'un tirant d'eau considérable de débarquer voyageurs et marehandises sur la voie même du chemin de fer qui les emporte à grande vitesse vers l'Angleterre. Devenue tête de ligne de la route des Indes sur le continent européen, Brindisi s'aceroit et S'embellit pour faire honneur à ses nouvelles destinées, mais c’est en vain qu'elle espère de pouvoir monopobser une grande partie du commerce de l'Orient. Si quatre ou cinq milliers de riches voyageurs, pour lesquels la vitesse est la première de toutes les considéralions, sont heureux de s'embarquer où de prendre terre à Brindisi, par contre, les expéditeurs de marchandises préfèrent comme points d'attache les ports situés au bord des golfes qui échanerent le plus profondément ia masse continentale, tels que Marseille, Gênes, Trieste, D'ailleurs Brindisi n'est que lemporarement tête de ligne des chemins de fer d'Europe; après l'achèvement du réseau de Turquie, Salonique et Constantinople seront

» es ‘ , s . .

ses héritières, En 1N75, c'était, par ordre de mouvement commercial, le

seplième port de Flalie: son activité a décuplé en onze années !.

La ville de Tarente, au bord de sa @ petite mer » et de son golfe, fait aussi des efforts pour ressusciter à la vie commerciale comme sa voisine Brindisi, Non port, où piccolo mare, est profond et parfaitement abrité de tous les vents; sa rade, où mare grande, est ausst trèsbien prolégée contre la houle du large par deux îlots; en outre, rade et port ont chacun, comme le grand havre de a Npezia, leur source d'eau douce, le Citro et le Citrello, qui jaillissent du milieu des flots salés, Enfin Tarente, par sa posilion avancée dans l'intérieur de la Péninsule, peut disputer à Bari et aux autres ports du littoral adriatique le commerce des villes de l'intérieur, Matera, Gravina, Mtunura : elle semble destinée à devenir le point Vital du commerce de Fltalie ionienne, quand le sommet du grand triangle de chemins de fer, dont Naples et Foggia terminent a base, se

trouvera dans son voisinage, près des ruines superbes de Fantique Méta

1 Mouvement du port de Brindisi et des ports VOISINS :

Brindisi (ING2),, 0, 1,100 navires, jaugeant 75,000 tonnes, » I STA TE sou 1,485 750,270»

TM » Me 2 6 88 1,140 , IN4,7oû Barletti , NAT 1,158 Û Ù 104,000 »

Molletta » Les 0. 6500 , 87,900 n Vieste » et ee a 4,120 h Û 72,800 Manfredonta » : ; 1,197 ‘ » 29,200. »

TARENTE, GALLIPOLL 529 qi to ,. n . , ue + . , 1 ponte, Aueune cité de Falie méridionale n'offrirait donc de plus grands 4 L'SSit= , ‘ , R . ti | avantages pour l'établissement d'un port de premier ordre, st la nature et NA op : 0 ‘ . } , . { l'incurie des hommes n'avaient presque comblé les canaux de commumieation, | fl avec ; A eu PR nu 4 5m l'un naturel, l'autre artificiel, qui réunissent les deux «mers » 5 à peine de QE aux va ; A hi ; faibles barques peuvent-elles passer maintenant dans ces détroits, où le flux | 4 in- $ Qu ME ; et le reflux, très-sensibles en cette partie du golfe, viennent alternativement ta \Ors , v + , . AN se heurter contre les fondements des ponts, Toutefois les obstacles doivent dis- , 1 1 nent : : : . , LEE ! paraitre prochainement, afin de permettre aux grands navires de guerre Pen 4 les i F de à s F ï i | #2:

trée de la rade intérieure, La Tarente moderne, petite ville aux rues étroites, ! A une , à , sp : | n'occupe plus l'emplacement de la fameuse cité grecque, donton voit quelques | l 1 es Hi nil LC).

UE N° 00, — TANENTE, +1 j MT par ls che : 2 | [a à Ua 111 | disi È | U fl es qu | ont À | le | { re re + 1 m1 fait 4 e de , VO)1- RUn: Ë Le | ent Et fi F1 j l'o- tr] À nt CR ail | 70 ENTER : 1 À le «| KT DEN ARRET MEN : :

A ———— {À GACECN He te, Echelle de sb 4 ; % 4 À | , H] o o io bol a de | de in: : dl, ! 1 vestiges sur la péninsule orientale; pour les besoins de a défense, elle a groupé uit 14 le loutes ses maisons sur le rocher calcaire que limitent les deux canaux, Son : {4 (UE nl commerce de cabolage, naguère sans importance, S'aceroitun peu depuis Fou | verture du chemin de fer de Bari: son industrie, à Fexception de la pêche du je Fe poisson, des huitres et de la récolte du sel, est presque nulle; aussi les Tarentais 1 1 ont-ils la triste réputation d'être les plus indolents de la Péninsule. Les amas de coquillages qui couvrent leurs grèves, ne leur fournissent plus, comme autrefois, licouleur de pourpre si vantée de leurs étoftes, mais ils utilisentencore le byssus d'un bivalve pour en fabriquer des gants d'une extrême solidité, La pointe extrême de Flalie orientale, au sud de Tarente et de Brindisi, ne contient d'autres villes de quelque importance que Lecce, entourée de planta- ff \ r LE 14 ge + k

pm depot Lin EE 2 TES

ARR tou Cr gts tm

re ee ne Ton ie EE QE peer

526 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE.

lions cotonnières, et Gallipoli, l'ancienne Kalhipolis ou « belle cité » des Grecs, pittoresquement bâtie sur un îlot rocheux qu'un pont réumit au continent. Les campagnes environnantes, manquant de l'humidité nécessaire, sont relativement désertes. Quant à la péninsule occidentale du Napolitain, beaucoup mieux arrosée que la terre d'Otrante, elle a les désavantages que lui impo sent la nature montueuse du sol et les fréquents tremblements de terre, Ainsi la ville de Potenza, qui oceupe à la racine même de la Péninsule, précisément à moitié chemin du golfe de Tarente et de la be de Salerne, une position commerciale des plus heureuses, à été fréquemment renversée de fond en comble; les habitants ne peuvent rebâtir leur ville que d'une façon provisoire,

Les grandes eités de la péninsule proprement dite des Calabres ont cessé d'exister, comme Métaponte et la ville d'Héraclée, située près de li moderne Policoro dans les limites de li province actuelle de Basilicate, La puissante Sybaris, dont les murs avaient 10 kilomètres de circonférence et qui prolongeait ses faubourgs sur les bords du Crati jusqu'à 12 kilomètres des remparts, a disparu sous les alluvions et les broussailless «ses ruines mêmes ont péri. » Au sud de Gerace, la cité de Locres, qui subsiste jusqu'au dixième siècle, époque de sa destrestion par les Sarrasins, : «au suoins gardé les vestiges de ses murs, de plusieurs temples et d'autres édihees, [ne reste de ces puissantes villes grecques d'autrefois que le port de Cotrone, héritier du nom de la fameuse Crotane, et débouché du cgrenier de la Calabre », En rarcourant les rivages de lt Grande Grèce, on s'étonne de trouver St peu de monuments d'un passé qui eut tant d'importance dans l'histoire de Fhumanité.

Les villes actuelles des Calabres sont presque insigniliantes en comparaison des anciennes cités républicaines de la Grande Grèce, Rossano, voisine des ruines de antique Syibaris, est un petit ehetieu de cireuit visité seulement des caboteurs; Cosenza, située dans la belle vallée du Crati, au pied des montagnes boisées de Ta Nila, communique avec Naples et Messine par le havre de Paola; Catanzaro, riche en huiles, en soieries, en fruits, expédie les denrées de ses campagnes d'un côté par le golfe de Squillace, au bord duquel Hannibal avait assis son camp, de Fautre par le port de

lizzo, à l'extrémité méridionale du beau golfe de Kanta Eufenia! Reggio

Mouvement des principaux ports du golfe de Tarente et des Calabres en I873 :

Regyio . 2,047 navires, jaugeant 290,600 tonnes, Gahpolli 696 12 ,NOÛ

l'iro. , . EAIL . HUN,700

J'aula. a 6e + 71 117,700 Cotrone, , 1,07 Û 114,400

livente ss : su 91,600 Calanzaro (Squillace) 2. 90 , 80,000

mg ne rer merenss

(S, Les iVe= ou p mp0 insi ent ion en ire, ss rne nte 1'odes CS ne les “de du no-

pit- VOL NTTÉ

au ine ils, ee, de

Page 1