‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 368 sur 545 · MONTAGNES DE L'ANDALOUSIE · texte numérisé non relu

MONTAGNES DE L'ANDALOUSIE

À lorient de ce dernier massif, le système orographique, où s'enchevetent diversement les eaux tributaires du Guadalquivie et du Guadiana, s’abaisse en longues croupes, et, sur de vastes étendues, n'offre plus en rien l'aspect de la montagne. Cependant quelques petits chaïnons, orientés pour la plupart dans la direction de Fouest à l'est, indiquent vaguement l'existence souterraine d'un axe de prolongement; telles sont, parmi ces arêtes secondaires, la sierra de Jos Santos et celle qui porte, non loin de Belmez et de son petit bassin houiller, le sommet dominateur de Pelavo, Dans son ensemble, toute cette partie du faite entre le Guadiana et le Guadalquivir forme une espèce de plateau coupé du côté du sud par des gradins en escalier qui, vus de la plaine, notamment des campagnes de Cordoue, prennent un certain air de montagnes ; mais au nord, des régions étendues sont à peine moins unies et monotones que la haute Manche, entre Albacete et Manzanarès, Tels sont Los Pedroches, véritable plaine, sinon par l'altitude, du moins par aspect général du terrain.

Immédiatement à Fest de ce plateau si peu accidenté, commence la sierra Morena proprement dite, ainsi nommée (montagne Noire) des pins à la sombre verdure qui en recouvrent les pentes; en cet endroit on la désigne aussi sous le nom local de Sierra Madrona; elle se rattache du côté du nord-ouest aux montagnes d'Amaden, Fréquemment interrompue par les brèches où passent Les eaux du versant méridional de la Manche, celle chaîne, que lon doit considérer comme un simple rebord du plateau des Castilles, est d'une hauteur fort mégales mais c'est précisément à son extrémité orientale, à Fendroit où, sous le nom de Sierra de Mearaz, elle envoie ses derniers contreforts mourir dans les plaines d'Mbacete, que s'élève la cime eulminante du système entier, Ta Punta de Mmenara. Un chaînon secondaire qui S'abaisse au sud vers le Guadalquivir, la Loma de Chielana, sépare Pan de lautre les deux hauts affluents du fleuve,

Des bords du Guadiana au plateau d'Mbacete, la Sierra offre ce trait remarquable de ne point constituer la ligne de partige entre les bassins limitrophes, Les masses sehisteuses de Ta chaîne, pereées ct et li de roches éruplives, m'ont pu résister à Faetion des eaux, ebe'est à travers Faxe de la sierra Morena que passent les torrents elles rivières tributaires du Guadal quivir, À l'exemple du Guadiana Iniamème, qui Souvre un défilé à travers le prolongement de la Sierra Morena, les eaux qui naissent sur le versant septentrional de la sierra de Aracena se percent une elus pour descendre dans les campagnes de PAndalousie. Plus à Pest, le Var, le Bembezar, le Guadiato en font autant. Plus héroïques encore, le Puertollano et le Fres-

nedas, nés dans les monts de Calatrava, Sunissent pour traverser ensemble

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Guadalquivir en aval d'Andüjar. Mêmes phénomènes pour le Rumblar, le

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