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lures romaines, et surtout les excavations considérables pratiquées par les anciens mineurs, témoignent de la durée des travaux d'exploitation pendant les âges antérieurs à l'invasion des Barbares : des monnaies retrouvées dans les galeries portent à croire que les mines étaient encore en plein rapport du temps d'Honorius et que apparition des Vandales interrompit brusquement les travaux. Is n’ont été repris qu'en 1750, mais très-faiblement, et c'est de nos jours seulement que les mineurs se sont remis sérieusement à l'œuvre, On peut juger des immenses trésors réservés à l'industrie future par ee fait, que les deux principaux gisements de Rio- Tinto contiennent plus de 500 millions de tonnes de minerai; le seul filon exploité est évalué à 19 millions de tonnes, malgré les énormes dé- Blais qu'y ont fait les mineurs d'autrefois.
Les gisements de Tharsis, où quelques archéologues veulent reconaître l'antique Thartesis Bætica des Romains, ne sont géologiquement que peu de chose en comparaison des filons de Rio-Tinto, puisque là quantité totale du minerai y est seulement de 1# millions de tonnes; mais le voisinage de la mer et Pallitude moindre ont permis là construction d'un chemin de fer d'accès qui transporte directement les minerais au port de Huelva. Les mines de Tharsis offrent un aspect étonnant : la carrière, travaillée à ciel ouvert, à 900 mètres de longueur et ressemble à un g und amphithéätre entouré de gradins de roches grises el rougeâtres La couche bleue de sulfure de fer et de cuivre sur laquelle s'agite la foule des ouvriers n'a pas moins de 158 mètres d'épaisseur; pour lépuiser, il faudrait déblaver la montagne elle même; €est probablement à ces énormes gisements que s'applique le passage de Strabon, d'après lequel le cuivre, sur de certaines mines, aurait représenté le quart de Ja masse de terre extraite ; il est des couches du minerai qui contiennent, en effet, jusqu'à 12 et mème 20 pour 100 de cuivre pur. Aux alentours de la fosse, mais surtout du côté de Pest, le sol est recouvert jusqu'à perte de vue par des amas de débris, stratifiés suivant les âges : au-dessous des scories modernes, on voit celles qu'ont déposées les mineurs romains el plus bas celles des Carthaginois. Des centaines de foyers où lon fait griller le minerai brülent çà et là, empoisonnant l'atmosphère de leurs vapeurs sulfureuses et flétrissant toute végétation dans le voisinage; plus de 150 tonnes de soufre se perdent ainsi chaque jour en fumée. D'énormes quantités de substances métalliques s’en vont aussi par les rivières. Après les fortes pluies, lOdiel, le rio Tinto, qui doit son nom à la couleur du minerai, roulent une eau ferrugineuse qui fait périr tous les poissons et les crustacés venus de at mer; une ocre Jaunâlre se dépose sur les bords, tandis que plus bas, sur les rives de
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