D RE ET
que deux ilots du groupe ont recu les noms de Conillera et de Conejera, avaient été inconnus dans les iles el ny furent introduits qu'à Fépoque romaine, Sous Pinfluence du milieu local, quelques espèces varient aussi 1h de manière à former des races distinetes. Minst File de Formentera aurait ci un faisan différent par son plumage de ceux du continent. Le levrier des Baléares se distingueraitauss de ses congénères d'Europe; 1lest magnifique 0 de formes : on le dit peu lidele, H F4 Quoique privilégiées par la fertilité du sol, autant que par le climat, les n deux Pitiuses sont faiblement peuplées el mont qu'une médiocre 1mpor- il lance économique pour la métropole, Leurs baies, mème celle d'Tbiza, ont MA le désavantage de ne pas être abritées contre tous les vents, et les navires a qui S'y aventurent risquent toujours d'être jetés à la côte par les flots ls (
brusques et ineertuins de la Méditerranée occidentale. Au eu d'attirer la
rx
er” 2, aie eg D ie déc SR 2 mn ne €
RS lo sh 2e
Nuû NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE.
navigation par ses ports, Tbiza Peffraye, au contraire, par ses éeueils et ses courants rapides. Les marins Hr voient de loin, mais ils n'y aberdent que rarement: mainte ile de Océanie Située aux antipodes est plus souvent visitée par eux.
A une époque encore récente, lorsque les pirates barbaresques écumaient la Méditerranée, le danger de soudiaines incursions contribuait aussi à écarter des Pythiuses tout commerce, toute industrie, et à maintenir les habitants dans un état de continuelles appréhensions. Des tours de guet. que des veilleurs occupaient encore at commencement du Siècle, se dressent sur tous les promontoires des îles: et ehaque village, chaque hameau a son château forloû li population se réfugnt else mettuten état de défense à lu moindre alarme, Pailleurs les gens d'Tbiza ont réputation d'être fort braves; accoutumés au péri pendant des siècles, 1 ont hérité de vale lance des ancêtres comme d'un patrimomne, ont dû ausst à leur isolement et à la füble importance relate de leur ile le précieux avantage d'être à peu pres laissés à eux-mêmes par le gouvernement central et de garder une part considérable d'autonomie administrative. TK Sen trouvent fort bien,
el toute imgérence des autorités continentales est mal accueillie.
Majorque, où la Grande Baleare, a Mallorea des Espagnols, est la seule ile du groupe qui ait une véritable terra, La côte du nord-ouest, légèrement convexe, el se développant de la pointe Rebasada, où plutôt de File de Ta Dragonera, au cap Formentor, parallèlement au rivage de la Catalogne, est çà et lt comme surplombée par les escarpements de Re chaine; d'en bas on voit les saillies de rochers, les pentes revêtues de forêts et de broussailles, les grandes aiguilles porphyriques, dioritiques où caleaires se dresser les unes au-dessus des autres en un énorme entassement jusque dans PFazur profond du ciel La prenuère cime, non loin de Fextrémité occidentale de la chaine, Sélève déjà d'un seul jet à près de 1,000 mètres de hauteur, puis d'autres sommets, d'une plus grande altitude, dominés par les deux pics Jumeaux, Major et Torrella, se succèdent vers le nord-est: lt où la chaîne abaissée ne se compose plus que de collines, elle se prolonge encore en pleine mer par Fétroite péninsule rocheuse qui se termine at cap Formentor; une des dents de cette crête, connue sous le non d'Agujero, est percée de parler part, et de li haute mer on voit la lumière ravonner par celle ouverture, Dans son ensemble, cette rangée de montagnes, fort abruple du côté de la mer de Catalogne, en pente douce sur le versant
Lourné vers lomer d'Mrique, es une des plus riches du monde en paysages
\# La Ne J 1 HR 4 ; A 'E | FN 1 MAJORQUE. 801 FORT 2 . Â , , , . ÿ . 4 J k cils et ses 1 d'une grande beauté, Les vallées ombreuses qui S'ouvrent duns Pépaisseur qi berdent que 1 de la chaîne, Soller, Valldemosa, sont admirables par elles-mêmes et par (ea $ À 19 | lus souvent l'horizon qu'on y contemple, Au nord, la mer est si proche, qu'en se pen- Ah À n'a chant à l'angle des terrasses on à peur de tomber dans Fimmense gouffre, à { ji 1 xt, 1ON s écumaient | Lavers les ramures entremélées des pins. Au sud, le regard se promène au Fi 111 ' x e LEE init aussi à contraire sur de vastes plaines aux douces ondulations, toutes vertes du > fr tr , . . . , ‘ 0 PRE nintenir Îles feuillage nouveau, où jaunes de moissons, parsemées de villes et de bour- ; '} rs de guet, gades nombreuses. Dans le lointain, la mer parait aussi, mais comme une f sl . ë ‘ . N ti: 1 , se dressent simple ligne d'argent servant de bordure au merveilleux tableau. L'iot de } 1 à + . . . a nl « » + + . ; # '# ment à son Conejera, et, plus loin, la petite île de Cabrera, où périrent tant de Français 1# vif ; dé délenau à caplifs pendant les guerres de FEmpire, semblent fotter sur Fhorizon ( L; 1 d'être fort comme des vapeurs translucides, TA F 4. & de lu vail: La Sierra proprement dite, dont quelques parties ont un aspect vraiment À Li 1 uv isolement alpestre et que les paysans disent abriter encore des moufflons dans ses dE | |:
age d’être à lorèts de sapins et ses dédales de rochers, oceupe une largeur peu const- i 3 ! * D} es : garder une dérable, Quelquesuns de ses contreorts, blanes et roses à l'époque de la 4} LT es H , s . re SA : 4 PERL Li at fort bien. floraison des eistes, S'avancent en chaînons vers Fintérieur de Files mais, . ik |! , . . LR 'HEUR dans sa plus grande étendue, ar campagne de Majorque consiste en plaines ‘af! il il d'une cinquantaine de mètres d'élévationot se montrent des puis où € puis» à isolés portant tous une vieille construction, église, ermitage où château fort R TRR est la seule une de ces hauteurs, le Puig de Banda, d'où lon voit Fimmense tapis de la ai légèrement plaine se dérouler autour des pentes, étut naguère un but de pèlerinage Ie à l'ile dé la pour toutes les populations de File, et du sonmmet les prêtres bénissatent Les fl \ {f . . nn CES . . ? 'E2 à Catalogne, moissons, Les collines ne se groupenten un vrai massif qu'à Fangle oriental il ON \ + x k | baine : d'en de Pile, près du cap qui porte encore le nom arabe de Ferrutx, el au sud i dif | 0 , El ct rèts “el de duquel se trouve la vaste grotte d'Arta, Pune des plus remarquables de Alt 1 ou calcaires l'Europe par la richesse et la variété de ses stalactites ? ses galeries descen- th it | ment jusque dent au-dessous du niveau de la mer. 1 4j ue e . s nn LE ; ni | l'extrémité La plus grande dépression de Hr plaine est indiquée par les échanerures UE | , . , NE 1 000 mètres du pourtour. Deux golfes, Fun au sud-ouest, Fautre au nord-est, découpent nl | dominés par le littoral de Pile, comme pour li partager en deux moitiés. Le premier est ‘+ ER
le nord-est :
* se prolonge
la vaste baie semi-cireulaire de Palma, qui se termine par le petit port D HER
artificiel de la capitale. Le deuxième est le golle géminé d'Meudia, le
fl À lermine au Puerto Mayor et le Puerto Menor, que sépare la pittoresque péninsule du || if nu d'Agujero, cap del Pinar® Quant à li eôte septentrionale, elle est trop abrupte pour 1! fl bre ravonner — 14 jh | DES {Altitudes de Majorque, d'après Willkonnm : 4 A iagnes, fort : Sa LR lg den Galatzo . ; 1,200 mt Col de Koller ee «062 mt PERSAN | ele versant luig den Torrella. «906 » Bec de Ferrulx. 4. o6N 1 :: en paysages luig Major 1,500 » Île Dragonera, : . . . : . . 320 » 4! ( fl | J°"6 be lu |! À | À is ‘el AUB | Ë :: 2 8 ë : : on Je Nik ‘|
PR
offrir de véritables ports : les navires nv trouvent d'autre lieu d'escale que la petite erique rocheuse de Koller, célèbre de nos jours par ses expéditions
d'oranges, et fameuse dans les légendes locales comme Pendroit où saint
Raymond de Peñalort S'embarqua sur son manteau pour cingler vers
nt
Barcelone.
Quoique bien inférieure à la lanite des neiges persistantes, Le Puig den Torrella et les autres sommets de la Sierra gardent dans leurs cavités les plus rapprochées des cimes une assez grande quantité de neige qui sert à li consommation des habitants de Palma pendant les chaleurs de Fété, Les montagnes alimentent aussi des torrents temporaires, qui partois, à la
suite des grandes pluies, déberdent dans les campagnes riveraines, recou-
RES EU ee EE 2 DENT DURS
vrent les cultures de sable et de pierres et démolissent les constructions. Ainsi la Riera, qui débouche à Palma dans la Méditerranée, à souvent fuit plus de mal à la ville qu'un siège où qu'une épidémie on dit que l'inondation de 1405 renversa près de deux mille maisons eU it périe près | de 6,000 personnes, Mais d'ordinaire ces torrents, qu'un auteur majorquin dit complaisamment être au nombre de plus de deux cents, suffisent à peine pour déverser Peau fertilisante dans les acequias où canaux d'origine | arabe qui se ramifient dans toutes les campagnes de File, Pourtant Majorque a le plus grand besoin d'être abondamment arrosée, Complétement abritée par a Sierra des vents du nord-ouest qui soufflent des Pyrénées et de Ta vallée de FEbre, File est tournée vers FMrique et disposée comme un espaher pour recevoir toute la force des ravons solaires.
De tout temps, les pageses, où paysans majorquins, ont eu a réputation d'être d'excellents agriculteurs, du moins autant que de permettaient l'esprit de routine el la grande lésinerie dans les dépenses d'amélioration. Le sol de Majorque est en moyenne meomparablement mieux exploité que le reste de Espagne. Fest vrai que les habitants de iles ne sont pas les seuls auxquels on doive attribuer le mérite de cette bonne tenue des terres, Au commencement du siècle, pendant que guerre étrangère ravageart Ja Péninsule, et depuis, pendant que crises, earlistes où combattants de quelque autre parti se disputaient la possession de FEspagne, nombre de Catalans liborieux ont émigré dans les iles pour ÿtrouver paix et le bienêtre 2 il se sont établis surtout dans partie centrale de Majorque, aux environs dinea, Cest à eux que Fon doit, pour une bonne part, ces terrasses mivelées à grands frais sur les pentes des montagnes, ces olivettes, ces vignes Si bien entretenues, ces beaux jardins d'orangers et d'amandiers. Toutes les économies sont employées à conquérir sur le roc ou sur Le marais
un petit lopin de terre, aussitôt mis en culture. Mais, en dépit de l'indus-
d'escale que
expéditions ‘ot où saint
“ingler vers
le Puig den S cavités les Le qui sert à us de l'été, partois, à la nes, reCoUnstructions.
, à souvent on dit que péri près rinajorquin suffisent à ax d’origine nt Majorque nent abritée ces et de la
ne ui espa-
réputation ermettaient iélioralion.
\ploité que ont pas les des terres, avagent Ja battant de nombre de et le bienorque, aux Lorrasses selles, ces Unandicrs.
le marais
de l'indus-
n dhiol lation fn GES" nn CS