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FONTARABIE, GUERNICA, PAMPELUNE, 875 ‘4 j
la contrée devrait être la magnifique baie de Pasages, qui s'ouvre plus à Ÿ [i l'est, du côté de la frontière de France, ILest parfaitement abrité, puisque : 1h de ses eaux on ne voit même pas la mer, avec laquelle il communique par NH: ‘4h
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nt Echelle de 106,060 x | ORRSEN VOGUE SSSR: à 5Kioretres ÿE 4 b un étroit goulet facile à défendre. Aux siècles précédents, de grands navires 111 y pénétraent el venaient s’'amarrer aux quais du bourg aujourd'hui ruiné de Leso: des chantiers de construction très-actifs s'élevaient sur les bords Lk Er
du golfe intérieur; mais les alluvions de lOyarzun et d’autres ruisseaux,
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aidées par l’incurie des hommes, ont comblé une partie du bassin et obstrué par une barre périlleuse l'entrée du golfe : il est probablement à tout jamais perdu pour là grande navigation,
La gracieuse Fontarabie, l'Ondarrabia des Basques, aux maisons blasonnées, est également séparée de la mer par un seuil redouté des navigateurs; elle ne doit sa petite importance actuelle qu'à ses bains de mer et au voisinage de la France, qu'elle regarde du haut de sa terrasse et de ses murs éventrés par les obus. Irun serait aussi une ville insignifiante si elle n’était du côté de la France la tête de ligne des chemins de fer espagnols et la clef stratégique de toute la contrée. Tolosa, entourée de manufactures, se vante du titre de capitale du Guipüzcoa ; Zarauz, Guetaria, à la racine de son île pittoresque changée en péninsule, Lequeytio ont leurs bains de mer; Zumaya, à l'issue de la vallée de l'Urola, a ses carrières de plâtre qui fournissent aux ingénieurs un incomparable ciment; Vergara, jadis renommée par ses manufactures d'armes, à les nombreuses sources ferrugineuses des environs, son collége célèbre fondé en 1776 par la Société basque, et le souvenir de la convention mémorable qui mit fin, en 1859, à la première guerre carliste. Durango est également une ville dont le nom a fréquemment retenti pendant les guerres civiles du nord de l'Espagne. Guernica, dans la Biscaye, à son palais « foral » et le fameux chêne sous lequel s’assemblent encore les législateurs de la contrée; mais, comme toutes les prétendues villes basques, Guernica n’est en réalité qu'une simple bourgade.
Sur le versant méridional des monts pyrénéens, les grandes ageloméra. tions ne sont pas plus nombreuses, ce qui s'explique d’ailleurs par ce fait que la population est trois fois moins dense que sur le versant atlantique. Vitoria, capitale de l'Âlava, située sur le chemin de fer de Paris à Madrid, est une ville mdustrielle et commerçante, un entrepôt d'échanges entre les provinces Basques et les Castilles. Pampelune où Pamplona, dont le nom appellerait encore celui de son reconstructeur Pompée, est surtout une ville forte, souvent assiégée, souvent prise ; sa cathédrale est une des plus riches et des plus curieuses de l'Espagne. Tafalla, © la flor de Navarra » et l'ancienne capitale du royaume, à seulement les ruines de son palais, que son bâtisseur, don Cäârlos le Noble, voulait, dit-on, réunir au palais d’Olite, situé également dans la vallée du Cidaco, par une galerie d’une lieue de longueur, Puente la Reina est célèbre par ses vins. Estella, l’une des villes les plus riantes de la Navarre, commande plusieurs défilés sur les chemins des Castilles et de Aragon, et possède par conséquent une sérieuse importance stratégique, Pendant la guerre actuelle, les carlistes l'ont transformée
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