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nique, en médecine, en philosophie : l'ingratitude et la mauvaise foi ont seules pu leur contester ce mérite. C'est un Arabe d’Espagne, Alhazen, qui découvrit le phénomène de la réfraction atmosphérique et la décroissance de densité de l'air en proportion des altitudes; un autre Arabe de Séville à donné son nom à la science de l'algèbre ; des physiologistes de Cordoue connaissaient déjà bien des faits d'histoire naturelle qu'on «à retrouvés avec étonnement dans leurs écrits après les avoir découverts à nouveau tout récemment, Le génie inventif des musulmans d’Espagne se réveillera peut-être un jour chez leurs descendants : c'est assez de plusieurs siècles de sommeil !
Il est à désirer aussi que ladoucissement des mœurs accompagne le progrès des intelligences*. C'est un véritable scandale que la «noble science de la tauromachie » ait encore tant d'adepies et que les fêtes par” excellence soient des massacres d'animaux, rendus plus émouvants par le péril imminent de l'homme qui fait office de boucher, Quoi qu'en disent les amateurs de la « couleur locale », les courses de taureaux, de mème que les combats de coqs, suivis avec tant de passion par les Andalous, sont des amusements indignes, et la fière Espagne se devrait à elle-même d'en avoir honte : on rougit de voir des hôpitaux, comme celui de Valene’, institués pour soulager l'humanité souffrante, exploiter pour leur propre compte des arènes d’où les hommes, blessés où morts, sont emportés sur des civières sanglantes. [est grand temps que ces jeux barbares dispararssent comme ont disparu les € actes de for », qui consistaient à brûler des hommes et que l'on venait de toutes parts contempler avec une Joie frénétique. Du reste, il paraît qu'en dépit des journaux spécialement consacrés à la noble science du toreo, les traditions du « grand art » se perdent; les toreros s'en vont; l'école de tauromachie, fondée à Séville en 1850, n'a pu se soutenir; à Barcelone, la ville joyeuse par excellence, les courses n'attirent plus les spectateurs ; la plupart des grands cirques, * l'exception de celui de Madrid, ne s'ouvrent que deux ou trois fois par an. Le respect de la vie des animaux, sans lequel la vie des hommes est elle-même tenue pour peu de chose, semble faire des progrès parmi les Espagnols; mais hélas! que de sauvages retours vers la guerre et ses violences, les meurtres et les égor-
gemeuts en masse,
1 Statistique approxumalive de l'instruction en Espagne, en 1870 :
Sachant Sachant Ne sachant
lire et écrire lire seulement ni bre ni éemre
Hommes, , , , « , 2,414,000 317,000 5,035,000 Fennnes.. . , , À 716,000 5K9,000 6,803.000 Total, . . . 3,150,000 706,000 11,N38,000