LA VALLÉE DU TAGE, L'ESTREMADURE
Le cours inférieur du Tage divise le Portugal en deux moitiés inégales, fort différentes par l'aspect général et les contrastes du sol et du climat. C'est dans la vallée de ce fleuve que s'opère la transition naturelle entre le nord et le sud de la Lusitanie; c'est là aussi qu'à la faveur du magnifique estuaire envoyé par l'Océan au-devant du fleuve à pu s'établir la capitale de la contrée et l’une des cités les plus importantes de l'univers.
A son entrée dans le Portugal, en aval du pont grandiose d’Alcäntara, le Tage, qui sert d’abord de frontière commune entre les deux pays, est encore un fleuve encaissé, rapide, inutile pour le commerce aussi bien que pour l'irrigation des plateaux riverains; il se trouve à près de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer et doit traverser encore un chaînon de rochers, au défilé de Villa-Velha de Rodäo, Au delà, sa vallée s’élargit peu à peu, puis, quand le fleuve à reçu son grand affluent le Zezere, alimenté par les neiges de la serra Estrella, 11 change de direclion et coule, vers le sud-ouest, dans un lit obstrué d'îles et de bancs de sable. Dans cette partie de son cours, ses eaux, devenues tranquilles, sont navigables en toute saison. Le fleuve traverse déjà les terres d’alluvion qu’il a portées lui-même pour en combler là partie orientale de son estuaire, et se divise en bras tortueux autour des îles changeantes. Au-dessous du village de Salvaterra commence le delta proprement dit; le grand lit continue de longer à droite la base des collines, tandis que le lit secondaire va re-
1 Villes principales des provinces du nord : Entre Douro et Minho, Tras os Montes, Beira :
Porto. . . . . « . 89,200 hab. en 1864. | Lamego. . . . . . . 9,000 hab. en 1864. Braga. . . . . . . . 19,500 » | Vianna do Castello. , , 9,000 » Coïmbre (Coimbra) . 18,000 Û | Chaves.. . . , . . . 6,000 » Guimaräes. . . . . . 15,000 » Aveiro. . + . « . « + 7,000 ù Ovar. , . : . . . 10,000 » Figueira da Foz. . 1,000 »
Viseu , , . « . . . 9,000 » Rraganca. . . . . . . d,000 »
\ Hd è ra
$ } rs
OMR ERP are
ere
Lam
cevoir à gauche les deux rivières de Sorraia et de Santo Esteväo et limite, à l'est, la grande île de Lezirias, terre basse et presque inhabitée où serpentent des canaux marécageux. Vers la partie méridionale de File, les deux bras qui l'entourent sont déjà la mer; le flot les élargit deux fois par jour et s'étale au loin sur les plages. Les eaux fluviales se perdent dans le vaste estuaire de Lisbonne, auquel on a gardé le nom de Tage, mais qui est vraiment un golfe dont l'eau est plus où moins salée, suivant lalter-
N°7 100, = ESIVAIRE DU TAGE,
Dr RER CEE
ge | Ode Gr
SOMTE < {LE an de fe
1H Ne Br DAC É LE NS
Pla! Alepéhelg 4x wsae) LISB 1 4 b, 544 ie À re IR E he 38°): = SJuR? PE 7 74 D Ne Re
gelode Gr
Echelle de SBoo00
(ORNE PRE REED CEE ET RE RENE SERRE 0 È 19 do 20 30 #OIG1
nance des crues et des étiages; déjà tout près de l'extrémité septentrionale du vaste bassin, entre Sacavem et Alhandra, des salines bordent la rive. Le contraste de la mer et du courant fluvial se montre nettement : d’un côté sont les eaux profondes où voguent les navires; de lPautre, le flot rapide courant sur un lit de sable, que les paysans traversent à gué pendant les mois de sécheresse.
Le Tage est une des rivières qui, par la direction de leur cours, témoignent
et limite, à * où serpene, les deux is par jour uns le vaste ais qui est ant l'alter-
septentrio- bordent la nettement :
utre, le flot
à gué pen-
, + , témoignent