N° 175. — GÉOLOGIE DE L'ALGARVE
Grave par Erhard
CT 7Yerrains tertiaires. Alluvions Terrains secondaires. ES Frrains suduriens Granit e Zrachytes faraltes Echelle de 1:1300.000 ———————— ——————— - 4 o 5o wo Kil
cesse contre le bord, reprennent les débris arénacée st les redressent en longues plages qui marquent souvent le tracé de l’ancienne côte. Les géologues n'ont point encore constaté directement de phénomènes de dépression du sol dans l'Algarve portugais; mais l'existence de flèches côtières est déjà un indice fort remarquable : il donne une grande probabilité à l'opinion de ceux qui considèrent le littoral compris entre le promontoire de Sagres et la bouche du Guadiana, comme situé dans une aire d’affaissement. Les traditions, plus ou moins vagues, qui se rapportent à un effondrement des rivages de Cädiz et à la rupture de l'isthme d'Hercule, devenu le détroit de Gibraltar, sont une confirmation lointaine de cette hypothèse sur les mouvements du sol lusitanien.
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Le voyageur qui atteint la cime de l’une des serras qui servent de limite méridionale aux plaines uniformes de l'Alemtejo est frappé du singulier contraste que présentent avec le versant du nord les déclivités de l’Algarve tournées vers le midi. D'un côté, les vastes solitudes, presque le désert ; de l’autre, les forêts de châtaigniers, les villages se montrant çà et là sur les terrasses, les villes blanches au bord de la mer; les flottilles de bateaux pêcheurs sur les flots bleus. Au nord s’étend le morne espace jusqu’au vague horizon; au sud, des paysages variés et charmants se succèdent jusqu'à la limite précise tracée par l’écume de la houle. Le contraste n’est pas moins grand dans le genre de vie des habitants des deux provinces. Les gens de l'Alemtejo sont les plus graves des Portugais ; ils n'aiment même pas la danse, Très-clair-semés au milieu de leurs landes, les uns s'occupent d’agriculture, les autres sont partiellement nomades à la suite de leurs troupeaux de pores et de brebis. Les bergers parcourent des bois d’azinheiras dont les glands nourrissent leurs pourceaux, puis traversent le Tage en été pour aller dans les hauts pâturages des montagnes du Beira ; à la fin de l'automne, ils reviennent vers le sud et font paître leurs moutons dans les fourrés de cistes qui recouvrent une si grande partie de l’Alemtejo. De leur côté, les gens de l'Algarve, trois fois plus nombreux en proportion de l'étendue &@e leur terriloire, sont obligés d'utiliser plus industrieusement le sol : ils le cultivent en céréales, en vignes, en vergers, en jardins, et quoique la terre leur donne amplement en échange de leur travail, ils demandent à la mer poissonneuse un supplément de nourriture". La faible population relative de l’Alemtejo s'explique en partie par ce fait, que la plupart des guerres ont eu pour théâtre ses vastes plaines doucement ondulées ; elle Sexplique aussi par le régime de la grande propriété qui prévaut dans cette province : le paysan ne possède point la terre; il la cultive sans amour et les fièvres naissent des terrains où séjourne l'humidité. Du temps de la domination romaine, ces régions étaient fort peuplées, ainsi que le prouve la quantité de pierres à inscriptions que l’on à découvertes éparses sur le sol.
La différence d'altitude et d'exposition a pour conséquence nécessaire un grand contraste des climats. Sans doute les plaines de l'Alemtejo ont quelque chose d’africain par leur monotonie même et par l'aspect général de leur flore de plantes basses et de broussailles ; mais l’Algarve, avec ses forêts d’olisers, ses groupes de dattiers, ses agavés, ses cactus épineux,
Superficie.
1 Alemtejo. , . . 24,887 kil. car. 331,500 14 Algarve., . . . 4,850 » 188,500 39