‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 517 sur 545 · ALEMTEJO ET ALGARVE · texte numérisé non relu

ALEMTEJO ET ALGARVE

ses fourrés de palmiers nains, semble déjà presque tropicale. La température moyenne y est fort élevée; sur le littoral, elle n’est guère inférieure à 20 degrés centigrades. L’abri que la serra de Monchique et les autres montagnes forment contre les vents du nord et du nord-ouest, et, d'autre part, l’ob- “stacle que les levées sableuses du littoral opposent en maints endroits au libre passage des brises marines, contribuent à rendre les ardeurs de l'été plus intenses. Quand souffe le vent d'est ou « vent d'Espagne », la chaleur est très-vive et souvent accompagnée de miasmes qui répandent la fièvre :

N° 176 — HLÈCHES DE TAVIRA,

Echelle de 1: 5oo 000

© à 10 20 30 ko Wil

honte

De Espanha nem bom venlo nem bom casamento. « D'Espagne, ni bon vent ni bon mariage, » dit le proverbe,

On à longtemps cité Villanova de Portimäo, au sud de la serra de Monchique, comme la ville d'Europe dont la température moyenne serait la plus élevée. Depuis il a été constaté que diverses localités d'Espagne peuvent lui disputer cet honneur ; mais il n’en reste pas moins vrai que le littoral de l'Algarve appartient, avec la région du bas Guadalquivir et des côtes méditerranéennes de l’Andalousie et de Murcie, à la zone européenne des chaleurs les plus torrides. C’est à bon droit que cette partie de la Lusi-

NP ere Enr ——

tt

tanie a reçu des Arabes le même nom que le littoral marocain tourné vers l'Atlantique, et qui, plus tard, devint aussi momentanément la conquête des Portugais : les deux moitiés du vaste hémicyele de côtes étaient pour eux les deux pays de Gharb (Garbe), les deux Algarves ou « régions de l'Occident » situées en dehors de la mer Intérieure. Quoique deyenu chrétien, l’Algarve portugais ou d’Aquem-Mar (en Deçà de la Mer) à gardé son vieux nom arabe, de mème que dans sa population, restée mahométane jusqu'au milieu du treizième siècle, persistent toujours, en dépit de la langue, les éléments berbers et sémitiques.

Dans le haut Alemtejo, si faiblement peuplé, les villes sont peu nombreuses et sans grande importance : elles ne seraient que de gros villages sans le voisinage de l'Espagne et le commerce de transit dont elles sont les intermédiaires. Crato est de nos jours la station principale sur le chemin de fer qui rejoint le Tage et le Guadiana, de même que sa voisine Portalegre était le grand relais sur la route de terre. Plus au sud, Elvas, où l'on voit un bel aqueduc mauresque à quatre rangs d’arcades, est bâtie en amphithéâtre sur lies pentes de sa montagne au milieu de vergers dont on vante les prunes, et couronnée de citadelles, qui passaient au siècle dernier pour un chef-d'œuvre d'architecture militaire ; elles font face à la ville espagnole de Badajoz, ainsi qu’à la place forte d’Olivença, que les traités de Vienne attribuaient formellement au Portugal, mais que l'Espagne n’a Jamais voulu rendre. Sur une des montagnes de la serra de Ossa s'élève Estremoz, célèbre dans tout le Portugal par ses bécaros, jarres de terre élégamment modelées et répandant une douce odeur. Montemor, aux vieilles ruines, commande, du haut d’un sommet, l’immense étendue des landes et des bois monotones. Evora, au centre de la province, domine aussi de vastes plaines du haut de sa colline; située jadis sur la grande voie romaine que reliait le bassin du Guadiana à l'estuaire de Lisbonne, Ebura ou Ebora Cerealis était une ville populeuse; au moyen âge, elle devint la deuxième résidence des rois et un lieu de réunion des Cortes : il ne reste de sa grandeur passée qu’un bel aqueduc romain restauré, les fragments d'un temple de Diane à colonnes corinthiennes et d’anciens débris féodaux.

Beja, l'antique Pax Julia où Colonia Pacensis, n’est guère non plus qu'une ruine du passé, tandis que dans la péninsule formée par le Guadiana et le Chanza, un hameau, naguère inconnu, Säo Domingos, devient une ville active et commergante. Les gisements de pyrites de cuivre et d'autres métaux qui se trouvent en abondance dans les montagnes environnantes, prolongement occidental de ceiles de Rio-Tinto et de Tharsis, sont exploités

mm

‘ocain tourné ment la concôtes étaient ou « régions oique deyenu Mer) a gardé mahométance à dépit de la

nt peu nomgros villages elles sont les r le chemin jisine Portaid, Elvas, où est bâtie en gers dont on iècle dernier la ville espales traités de Espagne n’a Ossa s'élève res de terre ntemor, aux nse étendue nce, domine ir la grande le Lisbonne, n âge, elle »s Cortes : il restauré, les et d'anciens

e non plus le Guadiana devient une et d’autres ironnantes, nt exploités

NA A A SR Don Am ms mms >

Page 1