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«liberté sur la montagne ? » Les plus belles forêts de lauriers, de platanes, de châtaigniers et de chênes couvraient aussi les pentes maritimes du bas Olympe et pendant les époques de troubles servaient de refuge à des popu-
{| lations entières ; mais des spéculateurs italiens en ont obtenu la concession, et bientôt peut-être l'Olympe, privé de ses ombrages, ne sera plus qu’une pyramide nue comme la plupart des montagnes de lArchipel. D'ailleurs la limite supérieure de la végétation forestière est assez basse sur le massif de l'Olympe, comme sur les autres montagnes élevées de la Péninsule, Des chamois bondissent encore sur les escarpements rocailleux du haut Olympe ;
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plus bas, les chats sauvages sont fort nombreux. Quant aux ours, ils ont disparu : saint Denys, ayant eu besoin d’une monture, les a tous changés en chevaux.
Un géomètre ancien, Xénagoras, avait déjà tenté de mesurer la hauteur de lOlympe. Il lui trouva plus de dix stades d’élévation verticale, soit environ 1877 mètres; il se trompait d’un tiers, puisque le plus haut sommet a près de trois kilomètres. Il est possible que lOlympe soit la montagne la plus élevée de la péninsule thraco-hellénique : il conserve loujours quelque neige dans ses plus hautes anfractuosités, et les saillies abruptes de ses roches suprèmes le rendent difficile à vaincre; malgré certaines affirmations contraires, il paraîtrait que nul de ses gravisseurs n'a pu en escalader le point culminant. D’après le mythe grec, le Pélion entassé sur lOssa n'aurait pas suffi aux Titans pour qu'ils pussent se dresser à la hauteur de POÏvmpe, et réellement ces deux montagnes, empilées lune sur l’autre, ne dépasseraient que faiblement laltitude de lOlympe'. Mais en dépit de leur infériorité relative, l'Ossa « pointu » et le « long » Pélion, connns aujourd’hui sous les noms de Kissovo et de Zagora, n’en produisent pas moins un très-grand effet, à cause de leurs vallons sauvages, de leurs roches abruptes et des falaises de leurs promontoires. Cette chaine, qui se termine au nord de Pile d'Eubée par la bizarre péninsule de Magnésie, contournée en forme de crochet, était pour la Grèce antique le plus solide boulevard de défense, Les envahisseurs barbares s’arrêtaient devant ce mur infranchissable. C'est à louest de cette chaîne qu'ils devaient passer, en remontant la vallée du Pénée, souvent considérée à bon droit comme la frontière naturelle de l'Hellade. De là l'extrême importance qu'avait, au
point de vue stratégique, la position de Pharsale, qui commande au sud de la Thessalie l'entrée dos gorges de l'Othrys et des plaines du Sperchius. À
Olympe . . . . . . . . . . 2,972 mûtres.
Ossa , , , . , , . , , . . 1,600 »
Péhon, . . . .. sum 1,964 »
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