‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 115 sur 401 · C.Perror L l'afbadeurs Em Fe = F= | RER | =: : EE · texte numérisé non relu

C.Perror L l'afbadeurs Em Fe = F= | RER | =: : EE

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Rocas. Nul rivage du Brésil n'a plus d'importance stratégique : c'est le poste avancé de la République et de tout le Nouveau Monde latinoaméricain; dans un avenir peu éloigné, quand des voies de communication directe permettront de prendre la ligne la plus courte pour le trafic, Pernambuco sera le lieu d'abordage le plus fréquenté de toute

l'Amérique du Sud. En prévision de cette activité, on propose de construire un chemin de fer côtier entre Pernambuco et Rio de Janeiro, que doublera tôt ou tard une autre voie maîtresse suivant la vallée de Sûo Francisco. On projette aussi une ligne ferrée transcontinentale se dirigeant vers Valparaiso par les sertôes de l'intérieur.

Trois câbles transatlantiques partent de Recife, douze compagnies de navigation l'ont choisi pour escale de leurs bateaux à vapeur à service régulier, et des centaines d'autres navires viennent y débarquer les marchandises d'Europe ou de l'Amérique du Nord, et charger du sucre, du coton, du café, du tabac, des cuirs, « petits cuirs », des bois de teinture, jadis spécialement connus sous le nom de « pernamboucs », les objets d'histoire naturelle, oiseaux, papillons, coquillages, plantes et autres produits. La Grande-Bretagne à la première part dans ce trafic; la France vient en second lieu, puis l'Allemagne et les États-Unis'. La pêche se fait, comme à Ccarä, par de hardis marins montant, comme leurs ancêtres indiens, des jangadas, radeaux de bois sur lesquels ils amarrent une ancre, quelques instruments et une calebasse d’eau douce : de loin on n'aperçoit que la voile blanche, flottant comme une mouette au-dessus de la vague. Recife n'est pas uniquement un entrepôt de commerce : elle à des jardins publics, des bibliothèques, des sociétés savantes, entre autres un institut géographique, et possède une des deux facultés brésiliennes de droit, Héritiers d'un passé de luttes et de revendications politiques contre les cités capitales, Bahia et Rio de Janeiro, les Pernambucains ont un certain esprit d'initiative, rare dans le Brésil, et tiennent à honneur d'agir par eux-mêmes.

La banlieue de Pernambuco est fort peuplée et toute une guirlande de villes secondaires entoure la cité : de nombreuses routes carrossables et Lrois voies ferrées divergent de Recife comme les rayons d’un cercle. Au nord s'élève Iguarassû où — la « Grande Pirogue », — qui possède un petit port déjà fréquenté par les Français au dix-septième siècle; au nordouest, Päo d’Alho, l’ « Arbre d’Ail », commande la bifurcation des chemins de fer qui se dirigent l'un vers Nazareth, l'autre vers Limociro, deux villes très commerçantes, environnées d'usines suerières. Limociro est la principale agglomération urbaine de la vallée de Capibaribe, où se trouvent aussi Bom Jardim, Taquaretinga et, dans une combe bien

1 Valeur moyenne des échanges à Recife : 200 millions de francs. Exportation du’sucre en 1892 : 391 194 sacs ou 23 472 tonnes. Recettes de la douane en 1888 : 10 738 240 milreis.

Mouvement de la navigation à Recife : 1 600 000 à 2 000 000 tonnes.

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