RIO NEGRO, RIO BRANCO
€ bas mais à l'ouverture que se sont creusée les eaux par les cinquante cataus le metes du Uaupès et les vingt-cinq du rio Negro, cataractes que leurs au rio rochers, leurs remous et traïînées d'écume rendent fort pittoresques, ï TU quoique la chute soit peu considérable; sur le rio Negro, l'escalier de ; utilité rapides, d’une soixantaine de kilomètres en longueur, n’a que 15 mètres Negro SN de haut. Le Curicuriari, le morne dominateur de la région, atteindrait la ètres, D hauteur de 1000 mètres, d’après les relevés d’une commission brésilienne
d'exploration. Il se dresse au sud du fleuve, dont le flot se repose, en aval des rapides. Plus bas, les collines s’abaissent graduellement : les dernières roches qui se montrent sur les bords du rio Negro émergent des alluvions, au lieu dit jadis la Pedreira ou la « Perrière », près du hameau de Moura, sur la rive droite du fleuve et à peu de distance en aval des embouchures du rio Branco. Sur ces couches de gneiss, très décomposées à la surface, Agassiz chercha vainement à reconnaître les traces d'anciens glaciers.
Le rio Branco, qui promet d’avoir une si grande importance comme voie de communication directe entre la Guyane anglaise et l'Amazonie centrale, de Georgetown à Manaos, et qui eut toujours dans l’histoire des nations indiennes une valeur capitale comme chemin des migrations, a été remonté souvent par des Portugais; au siècle dernier, Santos visita le seuil de Pirara, et Gama d’Almeida en dressa une carte que les explorations modernes ont peu modifiée. Récemment une commission des frontières venezolo-brésilienne en étudia les hautes vallées pendant quatre Dans, mais elle dut laisser son œuvre inachevée à cause de l'hostilité des
populations. De même que la rivière Noire, la rivière Blanche, ancien rio Parima, a pour source maîtresse un affluent beaucoup plus long que
de le cours d'eau considéré comme le principal, parce qu'il suit l’axe de la vallée et parcourt la réginn de passage entre les deux versants. L'Urari- I b ë coera, vrai rio Branco par ia masse liquide et par la longueur du lit, naît rçoit de dans une haute vallée granitique de la serra Parima, au sud du piton de À Le] Fu Machiati, et, coulant de l'ouest à l’est, rejoint, après un cours d’au moins | pr tattonN 600 kilomètres, la rivière bien moins abondante de Takutu, qui reçoit : che du les gaves du Roraima, ceux du Caïrrit et la fameuse coulée de Pirara, uent À continuée vers l'Essequibo par le portage du Rupunini, dans la Guyane Lentrio- Danglaise. Le Mahü, appelé aussi Ireng, affluent du Takutu, est renommé 1 nord- par ses cascades : une de ses chutes, Ja Corona, haute de 50 mètres, est par les dite, avec les parois du Roraima et la chute de Kaieteur, l’une des de vue x is quart, 1 J. M, da Silva Coutinho, Bulletin de la Société de Géographie, octobre 1867.
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