‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 17 sur 176 · PONCTUATION. — Ç · texte numérisé non relu

PONCTUATION. — Ç

Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde : On a souvent besoin d'un plus petit que soi. {Id.)

Alexandre fit deia mauvaises actions : il brûla Persépolie et

tua ClitUS . (MONTJCSQUIBU . )

4^ hepomt (.) se met à la fin des phrases distinctes les nnes des autres. J^x. :

« La paix fut donnée à râglise. Constantin la combla d'honneurs et de bleus. La victoire le suivit partout. i> (Bossubt.)

5** lie point cF interrogation (?) se met à la fin des phrases interrogatives. Ex. :

Que faisiez-vous au temps chaud ? (LA FOMTAiine.)

Bemabque. Le point d'interrogation ne se met pas après les interrogations indirectes^ c'est-à-dire dans les constmcr tions où le mot interrogatif sert à joindre une proposition à une autre. Ex. On nCa demandé quelle était votre position.

6^ Le point cT exclamation (!) se met à la fin des phrases où se trouvent exprimées la surprise^ l'admiration^une vive émotion. Ex. :

Que le Seigneur est bon I que son joug est aimable ! Heureux qui dès Tenfance en connaît la douceur 1

(BAGINE. )

7** Les points de suspension ( ) indiquent la suppression d'un ou de plusieurs mots que la personne qui parle ne veut pas dire, et qui sont faciles à suppléer. Ex. :

Je devrais sur Tantel où ta main sacrifie

Te... Mais du prix qu'on m'offre il me faut contenter.

(BAOINB.)

Cest Athalie qui parle au grand-prêtre Joad. La pensée complète serait : Je devrais fimmoler sur Vautel.,..,

S*" Le tiret (— ) sert^dans un dialogue, à indiquer un changement d'interlocuteur. Ex. :

Bst-ce assez 7 dites-moi. N'y suis-je point encore ?

— Nenni. — M'y voici donc ? — Point du tout. — M'y voilà?

— Vous n'en approchez point. (la fontainb.)

O** Les guillemets (c ») se mettent au commencement et

à la fin d'une citation, et quelquefois devant chaque ligne

du passage cité. Ex. : '

Le renard 8*en eaisit, et dit : <i Mon bon monsieur, « Apprenez que tout flatteur « Vit aux dépens de celui qui Técoute; « Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »

(LA FONTAIMB.J

10** It^parmiih^ consiste en deux crochets ( ) entre lesquels on renferme des mots qui se détachent du reste de la phrase. Ex. :

A ces mots, l'anîmal pervers (C'est le serpent que je veux dh^, Et non Thomme, on pourrait aisément s'y tromper)...

(la FONTAINB.)

Page 1