L'ARTICLE
un nom commençant par nne Toyelle on nne h mnette^ on supprime la voyelle qui le termine, pour facUiter la prononciation. Cette suppression s'appelle élision; elle est marquée par l'apostrophe, comme on Ta vu (§ 14), Ex. :
Le — l'oiseau, l'homme.
La — l'alouette, l'herbe.
Bbmabque il L'article, précédé des prépositions de et à, s'unit quelquefois à ces prépositions pour former un seul mot. Cette réunion s'appelle contraction.
Au singulier, de lèse contracte en du, à lèse contracte en au devant les noms masculins qui commencent par une consonne ou une h aspirée. Ux. : du peuple, du roi, du hameau ; au peuple, au roi, au hameau.
Au pluriel, de les se contracte en des, à les se contracte en av/x devant tous les noms masculins ou féminips. Ex\ la légèreté des enfants ; la tendresse des mères ; on doit obéir aux maîtres, aux lois.
[Histoire. — Par suite de la vocalisation ^q la consonne /, qui se change en m, (f aitdéjà observé pins haut, voy. §37, Histoire), la combinaison de Tarticle masculin avec les prépositions à et de a donné successivement les formes suivantes :
1» au singulier o/, aa ; au pluriel alSj aux ;
2** au singulier (ie/, dôM, du (au pluriel, dels^ des').
Quant au changement de deu en dti, c'est un fait fréquent : Tancien eu s'est très souvent changé en u. Ex. : meu, mû; àkuetf bluet; heuvant, buvant.]
Eemarqite IIL Les formes du, de la, des se prennent dans un sens partitif, c'est-à-dire pour marquer une partie des personnes ou des choses indiquées. Ex, : Prenez du pain, de l'eau, des fruits.
Remarque IV. La combinaison de l'article pluriel les ayec la préposition en, a donné l'ancienne locution è^ (pour en les), qui s'est conservée dans quelques mots : bachelier es leitreSf é$ sciences^ maître es arts, etc.
32 QBAMHAntE FRANÇAISE.