ANALYSE LOGIQUE
on même les supprimer^ sans altérer le sens de la proposition. Ex, :
c Dien seul est grande mes frères. »
(massillon.)
Ici Dieu seul est le sujet ; est le verle; grand, V attribut Mes frères est yxxïtfàrmule vocative ou plus simplement un vocatif, par lequel Torateur appelle ses auditeurs pour obtenir leur attention; si on le supprimait, il resterait Dieti seul est grand; et la proposition serait complète comme auparavant.
Remabque IY. Quelquefois aussi il entre dans la proposition une conjonction; la conjonction servant à lier deux propositions entre elles ne fait, à parler rigoureusement, partie ni de Tune ni de Vautre; on la place dans l'analyse an commencement de la proposition qu'elle précède, en énonçant que c'est une conjonction, et après elle on met les trois termes nécessaires. On fait de même pour les mforjectionsy qui restent aussi en dehors des termes essentiels de la proposition.
Exemples d'analyse logl<ine.
1*^ EXEMPLE
indiquant les propositions principales, coordonnées, suth ordonnées :
c La Gaule était deyenue, depuis la conquête de Jules César, une proyince de l'empire romain; deux peuples bar*' bares, les Wisigoths et les Bourguignons, en avaient déjà enlevé une partie considérable aux empereurs, lorsque les Francs, autres barbares sortis de la Germanie, leur enle« vèrent le reste, et y fondèrent le royaume de France soue Olovis. >
U y a dans ce passage quatre propositions :
l'o proposition (principale).
2« proposition (coordonnée, unie à| la précédente sans] conjonction.)
3e proposition (subordonnée, jointe aux' précédentes par la^ conjoi^ction lorsque).
4« proposition (coor-l donnée, unie à la] précédente par laj conjonction et).
Sujet : la Gaule.
Verbe : était.
Attribut (avec compléments) : devenue,
depuis la conquête de César,
une province, et-c.
Sujet : deux peuples barbares, les Wisigoths et les Bourguignons.
( avaient enlevé (pour étaient Verbe et \ ayant enlevé). Compléments de attribut : ) t attribut : une partie considé-
( rable d'elle(en) aux empereurs.
Sujet : les Francs, — apposition au sujet : autres barbares sortis de la Germanie.
tta^Ka ûf ( enlevèrent {pour furent enleo*f5iK«*. vaut).— Compléments de ratattriout. j ^H6u^-àeux(/eMr),lereste.
Sujet (sous-entendu) : ils.
! fondèrent (pour furent fondant). — Compléments de rat' tribut : là (y) le royaume de France, sous Clovis.
2^ EXEMPLE
distingnanty parmi les propositions subordonnées, les com^ plétives et les incidentes :
<i Celai qui met nn frein à la fareur des flots^
<i Sait anssi des méchants arrêter les complots.
a Soumis avec respect à sa volonté sainte,
€ Je crains Dieu, cher Abner, et n*ai point d'antre crainte.
« Cependant je rends grâce an zèle officieux
€ Qai sur tous mes périls tous fait ouvrir les yeux.
« Je vois que l'injustice en secret vous irrite,
<t Que vous avez encor le cœur Israélite.
€ Le ciel en soit béni ! ^
(EalCINE, Âthalie.')
ANALTSB LOGIQUE. — § 179. 157
Il y a dans ce morceau dix propositions :
Sujet : Celui.
1^ ^^r.r^a\^A,^ry \ ( fiait (poMr cst sachaiit).— Com-
ire i>roço8ition ^ ^^j,^^ ^^ ^ plé^'ents de fattribut : aussi
arrêter les complots des méchants.
(pftacipale). h:ttrib«t:
2« proposition (incidente).
Sujet : qui
I Verbe et attribut :
met (pour est mettant). — Compléments de r attribut: un frein à la fureur des flots.
3« propMOsition (principale).
Sujet : je. — Complément du sujet : soumis avec respect à sa volonté sainte.
Ce complément contient en réalité une proposition subordonnée incidente, si l'on change soumis en sou équivalent : 7Mi( sujet) suis (verbe) soumis (attribut), etc.
crains (pour suis craignant). — Complément de f attribut :
Dieu.
— Cher A 6wer est un vocatif qui reste en dehors de la proposition.
/ Sujet (sous-entendu) : je.
4e proposition (coor-l v«rbe et { ^'*^ P^^^^P^^L?"^®, "^^^y?^* do^le, unie à la^ A?înfut • 1 P^^* -Compléments de l atprécédente par u) a^*»***»»* ' / MZ>«^- d'autre crainte, conionction et). I -- Laconjonctionccpe/îciawUnitla
•" 'y 4« à la 6® proposition.
Verbe et attribut :
6« proposition (principale).
Sujet : je.
I Verbe et attribut :
rends (pour suis rendant). — Compléments de l'attribut :
grâce au zèle officieux.
6« proposition (incidente).
[ Sujet : qui. ^
\ ^ ». i. ( vousfait(p. est faisant).— Corwi Yfiw r i pléments de l'attribut : ouvrir C attribut : ( f^g y^^^ g^ ^^g meg périls.
V Sujet : je.
i Verbe et j yQjg (powr suis voyant).
r attribut : ( ^
8? proposition (com-( Sujet : rinjustice. ^. .^ ^^ ^
pfetive, unie à la) ^^^e et ^']^^TÎ^^Ï^^^Pr ÎTl précédante par la X?!^fb„t • Vl^^^*\<i^ Vattribut : vous conjonction ^we). [«'^^"««^•l en secret.
7® proposition (principale).
158 aBAMHAIBE FBANÇAISB.
9« proposition (coor-[ Sujet : vous.
donnée, unie à laV ^^,t^ «f i avez (pour êtes ayant). —Comprécédentesanscon-l L , k <. i pléments de C attribut : encore jonction, également/ *''^*^*""'^ * ( le cœur israélite. complétive). \
( Sujet : le ciel.
10« i)roço8ition ) Verbe : soit, (principale). ) Attribut: béni — Co»M)/^e/i/;decela,po . \ cela (jin).
SYNTAXE T>TÎ BUBSTANTIF. — § 181 15^