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CHAPITRE PREMIER

286. -r- La Syntaxe a pour objet remploi et la constructîon des mots; elle fixe les inflexions ou terminaisons sous lesquelles ils doivent paraître dans la proposition, et la place qu'ils doivent y occuper.

28 7. — On appelle proposition renonciation d'un jugement. Quand je dis Dieu est juste, il y a là une proposition, car je juge que la qualité de juste convient à Dieu.

288. — Il y a dans une phrase autant de propositions qu'il y a de verbes à un mode personnel Ainsi dans cette phrase : La défiance blesse F amitié, k mépris la tue, il y a deux verbes à un mode personnel, il y a conséquemment deux propositions. {Voy. n« 117.)

289. — La proposition, considérée grammaticalement, a autant de parties qu'elle a de mots. Considérée logiquement, elle n'en contient que trois : le sujet, le verbe et Yattribut.

290. — Le sujet est l'objet du jugement : c'est l'idée principale. Vattribut est la manière d'être du sujet, la qualité qu'on juge lui appartenir : c'est Tidée accessoire. Le verbe est le lien qui unit l'attribut au sujet : c'est le mot qui affirme que la qualité exprimée par l'attribut convient ou ne convient pas au sujet Dans cette phrase citée plus haut : Dieu est juste, Dieu exprime l'être qui est l'objet du jugement que je porte, ^oilà le sujet; juste exprime la qualité que j'aperçois comme liée à Dieu» voilà l'attribut; est exprime la liaison

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