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Qu'exprime le complément logique

9ft GRAMMAIBE.

pas un sens achevé; ils ont besoin, pour oilrir une significa* tion complète, que j'ajoute, au premier, Tadjectif avare^ et au second Fadjectif malheureux. Ainsi avare et malheureux achèvent, complètent le sujet et Tattribut; ils en sont donc les compléments,

296. — Dans cette autre phrase : La culture de l'esprit élève rhomme^ le sujet est la culture; le verbe, est; et l'attribut, élevant. Il reste ; de r esprit, F homme, La culture de quoi 2 De TespriL De l'esprit complète l'idée commencée par le sujet, Û en est le complément. Elevant quoi? L'homme. L homme complète l'idée commencée par l'attribut, il en est également le complément.

Je préfère une honorable pauvreté à une richesse coupable.

Je suis préférant^ sujet, verbe et attribut Préférant quoi ? Vne honorable pauvreté^ complément de l'attribut Préférant à quoi ? A une richesse coupable, autre complément de l'attribut

Je lui donne ce conseil pour son bonheur.

Je suis donnant, sujet, verbe et attribut Ce dernier a trois compléments : Donnant quoi ? Ce conseil. Donnant à qui ? A lui. Donnant pourquoi ? Pour son bonheur.

Celui qui pratique la vertu est un homme qui mérite notre estime.

Celui sujet, est verbe, un homme attribut. Mais celui ne présente un sens complet qu'à l'aide de la proposition qui pratique la vertu; cette proposition, qui achève renonciation complète du sujet, en est le complément Un homme, Tattribut, est dans le même cas : sa signification n'est complète que par le moyen de la proposition qui méinte notre estime, et qui en est conséquenunent le complément

297. — Ainsi le complément du sujet et de l'attribut peut consister ou dans un modificatif (soit adjectif, soit participe, soit adverbe), ou dans un complément (soit direct, soit indirect), ou dans une proposition incidente, soit déterminative, soit explicative. {Voy, n® 314.)

298. — Tous les mots qui se rapportent au complément font partie de ce complément Conséquenunent dans cette phrase : L'homme constant dans ses principes jouit de l'estime des honnêtes gens, le complément logique du sujet est con-

397. En quoi consiste le complément] 298.Tou8 les mots qqi se rapportent du sujet et de Ta t tribut T I au complément en font-ils paille?

DE l'analyse logique. 95

stant dans ses principes^ et celui de l'attribut, de t'estime des honnêtes gens,

299. — On voit par ce qui précède que tous les mots qui figurent dans une proposition, et qui n'eii sont ni le sujet ni Tattribut, quelque nombreux qu'ils puissent être, et quelle qu'en soit la nature, se rapportent tous au sujet et à l'attribut, pour en compléter la signification.

300. — Le verbe, et c'est du verbe être que nous parlons ici, ne peut avoir aucune espèce de complément, parce qu'il a par lui-même une signification complète. Lorsque je dis : Je suis à votre service, vous êtes dans V erreur; à votre scrvice n'est pas le complément de je suis; ni dans Verrewr, celui de vous êtes. A votre service dépend de dévoué ^ attribut sous-entendu dans la première proposition, et dans terreur^ de tombé, attribut sous-entendu dans la seconde.

301. — Le sujet et l'attribut sont simples ou composés, incomplexes ou complexes.

302. — Le sujet est simple, quand il n'exprime qu'un seul être ou des êtres de même espèce pris collectivement : la VERTU est préférable aux richesses, et cependant les richesses lui sont souvent préférées.

303. — Le sujet est composé, quand il exprime des êtres qui ne sont pas de la même espèce : la Foi, F Espérance et la Charité sont des vertus théologales.

SOU. — L'attribut est simple, quand il n'exprime qu'une manière d'être du sujet : Le ciel est pur. — L'homme pense, c'est-à-dire est pensant.

305. — L'attribut est composé, lorsqu'il exprime plusieurs manières d'être du sujet : Dieu est juste et tout-puissant.

306. — Le sujet et l'attribut sont incomplexes, quand ils ont par eux-mêmes une signification complète, c'est-à-dire quand ils n'ont aucune espèce de complément : Le soleil est lumineux. — La terre tourne, c'est-à-dire la terre est tournant.

200. A quell^îs parties de la pçopo-|302. Quand est-ce que le si^ct eai sltionse rapportent les mots quil simple?

ne sont ni sujet, ni complément Tl303. Quand est-il composé ?

300. Le verbe peut-il avoir un com-|304. Quand l'attribut est-il simple? plément ? |305. Quand est-il composé ?

301. Comment considëre-t-on le su-l 306. Quand le sujet et l'attribut Jet et l'attribut? | son^ils incomplexes?

GRA.MMAIRE.

307, — Le sujet et l'attribut sont complexes^ lorsqa'as n'offrent une signification complète qu'à l'aide d'un ou de plusieurs comi^ments : Une mauvaise conscience n'est jamais tran" quille, La gloire de l' homme consiste dans la vertu. Servir Dieu est le premier de nos devoirs. Dieu, qui est juste, récompensera les bons. Les honnêtes gens sont ceux qui sacrifient leur intérêt particulier à l'intérêt général,

âOS. — Tous les compléments qui se rapportent au sujet et à l'attribut font partie du sujet et de l'attrilmt Ainsi dans cette I^ase : Un jeune enfant de cette tribu déposa alors les offrandes sur l'autel, le sujet logique est un jeune enfant de cette tribu, et l'attribut logique est déposant alors les offrandes sur l'autel,

809. — Il y a deux sortes de propositions : la principale et Yincidente,

310. — La proposition principale est celle dont dépendent lés autres. Quand je dis : /e croù que la vertu est préférable à tom les biens; thomme qui s'en écarte s'éloigne du bonheur, il y a ^ quatre propositions, dont deux sont principales : je crois, de laquefle dépend cette proposition, que la vertu est préférable à tous les biens; et l'homme s'éloigne du bonheur, qui a sous sa dépendance cette autre proportion, qui s'en écarte.

310 bis, — La première principale énoncée se nomme principale absolue; les autres principales qui se trouvent dans la mênie {^rase se désignent sous le nom de principales relatives. Ainsi, /e crois est une principale aÔ5o/t<e, et l'homme s* éloigne du bonheur, une principale relative,

311. — La proposition incidente est celle qui est i^utéeà l'un des termes d'une autre proposition pour en compléter la signification. Dans la phrase qui précède, il y a deux propositions incidentes : que la vertu est préférable à tous les biens, proposition qui complète l'attribut croyant, et qm s'en écarte, proposition qui complète le sujet thomme.

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