CHAPITRE VII
DU VERBE
Du sujet, — De taccord du verbe avec son sujet.
496. — Tout verbe à un mode personnel {voy, n** 117) doit avoir un sujet :
6elui qui met un frein à la fureur des flots,
Sait aussi des méchants arrêter les copaplots. (Racine.)
Dans cet exemple, il y a deux verbes à un mode personnel, et il y a deux sujets; le premier verbe, met, a pour sujet qui, et le second, sait, a pour sujet celui. Arrêter n'a pas de sujet
&01. De quelle nattureestper«on>ie f A02. Quand est-il pronom indéfini?
&0d. Quand eBt-il substantif ?
ft9&. Quelle différence entre Pvnet tautre et Vun l'autre ?
495.Gomment s'exprime la réciprocité quand il s'agit de plus de deux personnes ou de deux objets?
&96. A quel mode doit être on verbe pour avoir un si^et T
parce qu'il est à un mode impersonnel. Il suit de là qu'on ne doit pas dire : En quoi ce grand prince réussit parfaitement, FUT de réformer les mceurs de son pétale, car fut est ici sans sujet ; il faut dire : LA chose dans laquelle, etc. » et alors le verbe fut a pour sujet la chose,
U91. — De même tout sujet doit avoir un verbe :
"L'orgueil n'aveugle pas ceux que l'honneur éclaire. (Gresset.)
Dans cet exemple, il y a deux sujets et deux verbes : torgueil est le sujet de aveugle, et r honneur le sujet de éclaire. On ne dira donc pas avec un traducteur : Je souhaiterais de voir vivre ces valeureuses légions, qui, si elles n étaient pas détruites, du moins la république romaine subsisterait encore. Cette phrase renferme quatre sujets et trois verbes seulement : je, premier sujet, a pour verbe souhaiterais; elles, second sujet, a pour verbe étaient détruites, et la républiqm, troisième sujet, a pour verbe subsisterait. Le quatrième sujet, qxd, n*a aucun verbe qui s'y rapporte, soit exprime, soit sousentendu. Pour faire disparaître cette irrégularité, il faut dire : Je souhaiterais de voir vivre ces valeureuses légions; si elles n étaient point détruites, du moins la république romaine subsisterait encore; et alors il y a autant de verbes que de sujets.
498.^ — Le sujet d'un verbe ne doit pas être exprimé deux fois, quand un seul sujet suffit au verbe. Ainsi, l'auteur de la Henriade n'est pas à imiter quand il dit :
Louii, en ce marnent, prenant son diadème, Sur le front du vainqueur il le posa lui-même.
Posa a pour sujet Louis et il, et il est évident que le verbe
n'en exi^ qu'un : Louis posa, il posa; un de ces sujets est
donc superflu, et conséquenament le poète aurait dû dire :
. Louis, en ce moment, prenant son diadème, sur le front du
vainqueur le posa lui-même,
499. — Le verbe s'accorde en nombre et en personne avec aop $ujet :
Je PLAINS rhomme accablé du poids de ses loiârs.
O soleil I tu PABAis, tu SOURIS et tu consoles la terre.
Souvent les richesses attisent les amis, et la pauvreté les éloigne.