BOILEAU
6U5. — La négation ne s'emploie également après autre, autrement, plus, mieux, moins, meilleur, et les verbes craindre, avoir peur, trembler, appréhender : Il est tout autre quil ^'était; il parle autrement qu'il ^'agit; il est plus modeste qu'il ne le paraît; je crains qu'il ne vienne. (Acad.)
646. — Exception. L'emploi de ne cesse d'avoir lieu quand le verbe de la proposition précédente est accompagné d'une négation : Il ne parle pas autrement qu'il agit; il n'est pas plus modeste qu'il le parait; je ne crains pas qu'il vienne.
647. — Remarque. Après craindre, appréhender, avoir peur, trem^ bUy de crainte que, de peur que, on met ne pas, au lieu de ne, quand on souhaite raocompIisBement de inaction exprimée par Je second verbe : Je crains qu'il ki rèussine pas ; j'ai peur qu il m soit pas arrivé (Acad.) ; dêpâehet-vous, de crainte qae vous v'ayet pas fini,
648. — Nier, désespérer, disconvenir, douter, sont suivis de ne, seulement quana ils sont accompagnés d'une négation : Je ne nie pas, je ne doute pas que cela ne soit (Acad. ) ; mais on dirait sans la négation : Je nie, je doute que cela soit (Acad.), parce que les verbes nier, douter, sont employés aflSrmativement