‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 209 sur 247 · DE · texte numérisé non relu

DE

L^emploi de cette préposition donne lieu à plusieurs obserrations.

1** Quand il j a une comparaison entre deux infinitifs, on emploie la préposition de devant le second infinitif : J'aimerais mieux mourir que DE perdre l'estime des honnêtes gens; f aime autant rester que DE sortir. Excepté dans quelques phrases proverbiales.

2*" Après un adjectif numéral ou un collectif, Tusage permet d^6« noncer ou de sous-entendre la préposition de devant le modificatif qui suit : // y eut cent soldats de tués, ou cent soldats tués ; il y eut un petit nombre de prisonniers de massacrés, ou un petit nombre de pri" sonnlers massacrés.

Le pronom en, remplaçant le substantif modifié, rend indispensable la préposition de : Sur mille soldats, il y en eut cent de tués; sur dix enfants, il y en a cinq de légers.

On peut éviter remploi de cette préposition au moyen d'un autre tour donné à la phrase : // y en eut cent qui furent tués ; il y en a cinq qui sont légers,

d"" Doit-on dire avec la préposition de :

Qui est le plus éloquent de Bossuet ou de Hassillonf Lecpiel préférez-vous de Ck)meille ou de Racine?

ou sans cette préposition :

Qui est le plus éloquent, Bossuet ou MassIUonT Lequel préférez-vous, Gomeillo ou Racine?

Les grammairiens ne sont pas d^accord sur cette difliculté.

Ceux qui sont pour remploi de la préposition de considèrent les substantif, unis par ou comme les compléments indirects des pronoms qui, lequel : Qui de Bossuet ou de Massillon est le plus éloquent f Lequel DE Corneille ou de Racine préférez^voas t

Ceux qui pensent quUl ne faut pas employer la préposition de

711. Quelle différence entre con- \ 712 . A quelles observations donne lieu sommer et consumer? 1 remploi de la préposition de?

foient éans cliocune de ces ptanses troii propositions, une pleine et deux elliptiques : Lejn^i est le plus éloquent f Dossutt (esMl plus éloquent?) ou MassUlon (est-il plus éloquent?). — Lequel préférez- WHti f (préiéret-votts) Corneille ou (p^éf&re^TOu») Racine ? Et reconnalâsant que, dans la première plirase, Botsaéî et Masnlion figarent comme sujets, et que, dans la seconde. Corneille et Rtteinê sont employés comme compléments directs, ils en concluent que les substantiià Bossuet, Massilloiit Corneille^ Raeino^ ne doiye&t pas être précédés de la préposition de.

Le même désaccord existe entre les écrivains, et TAcadéaiie ne s^expUque pas assez clairement sur cette difficulté.

D^où il faut conclure que dans les phrases qui précèdent et <laQ6 leurs analogues, on peut également employer ou ne pas employer la pr^sition de,

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