Qu'est-ce que la ponctuation T) gule
sont unies par une des conjonctions et, ou, ni, et qu'elles n'excèdent pas ensemble la portée de la respiration :
Je lirai ou j*écrirat
Il n*a pas reçu votre lettre ni la mienne.
Mais on dit avec la virgule :
Tout reconnaît ses lois, ou brigue son appui. G^oileiu.)
Nul n^est content de sa fortune, ni mécontent de son esprit.
(M''* Dbshouijébbs.)
parce que les parties unies par ou et par ni ont trop d'étendue pour qu'on puisse les prononcer sans faire une pause après lois et fortune,
776. — 2® Pour séparer entre elles les propositions de la même nature, quand elles ont peu d'étendue :
On se menace, on court. Pair gémit, le fer briUe. * (Racine.)
777. — 3* Avant et après toute réunion de mots, ou tout mot qu'on peut Vetrancher sans dénaturer le sens de la phrase; tels sont les propositions incidentes explicatives, les mots en apostrophes, les compléments indirects, qui expriment une circonstance dont le verbe peut à la rigueur se passer, etc. :
Les passions, qui sont les maladies de l'Ame, ne viennent que de notre révolte contre la raison*
Sont-ce là, ô TéUmaque, les pensées qui doivent occuper le cœur du fils d'Ulysse?
Le Bosphore m'a vu, par de nouveau» apprêts^
Ramener la terreur du fond de ses n^arais. (RAcinB.)
Le style de Bossuet, toujours noble et rapide, étonne et entraîne.
En effet, on peut dire, sans que le sens principal en sou&e nullement : Les passions ne viennent que de notre révolte contre la raison, — Sont-ce là les pensées qui doivent occuper le cceur du fils d^ Ulysse? — Le Bosphore rna vu ramener la terreur du fond de ses marais, — Le style de Bossuet étonne et entraîne.
778. — U^ Avant un verbe séparé de son sujet par une proposition incidente déterminative : L'homme qui est insensible aux malheurs de ses semblables, est un égoïste.
779. — 5® Pour tenir lieu d'un verbe sous-entendu : L'amour de la gloire aiEUT les grandes âmes, et l'amour de l'argent, les âmes vulgaires, c'est-à-dire l'amour de l'argent MEUT les urnes vulgaires. La virgule remplace le verbe meut.
Du point'Vifgule.
On emploie le point-virgule : •
780. — 1® Pour séparer entre elles les propositions semblables qui ont une certaine étendue :
Soyez ici des lois Pinterprèté suprême ;
Rendez leur ministère aussi saint que vous-même ;
Enseignez la raison, la justice et la paix.
Il faut qu^en cent façons, pour plaire il se replie ;
Que tantôt il s^élève, et tantôt s^humilie ;
Qu'en nobles sentiments il soit partout fécond ;
Qu'il soit aisé, solide, agréable et profond. (Boileau.)
781. — 2° Pour séparer les parties principales de toute énumératiou dont les parties subalternes exigent la virgule :
On distingue diverses sortes de style : le style uni, où Ton ne voit ni expressions, ni pensées remarquables ; le style facile, qui ne sent point le travail ; le style naturel, qui n'est ni rechercLié ni forcé style rapide, qui attache et qui entraine.
Des deux points.
On emploie lès deux points :