Que remarquei-vons sur les
verbes en er dont la svllabe finale de l'infinitif est précédée d'un é fermé T 136. Quels verbes font exception à cette règle?
137. Les verbes en er qui ont la syllabe finale de l'infinitif précédée d'un e muet, comme lever j mener ^ changent cet e muet en è ouvert devant une syllabe muette : lever j je lève, je lèverai; semer , tu sèmes, il sèmeraitj que tu sèmes. Ainsi se conjuguent :
dêpeeerf
mener.
ramener.
enUveTf
peser.
relever»
teveTf
promener.
138. — Les verbes terminés à l'infinitif par ekroueter, comme appeler, niveler, jeter, projeter, doublent les consonnes / et ^ devant un e muet : j'appelle, j'appellerai, qu'il iette, il jetterait, «te. ; mais on dira avec une seule / ou un seul t : nous appelons, 'vous appelez, il jeta, ils jetèrent, etc., la voyelle qui suit /, t, n'étant pas un e muet Ainsi se conjuguent :
acheter, becqueter.
cacheter,
caqueter,
crocheter
décacheter,
empaqueter,
èpousseter,
étiqueter.
fureter, jeter, projeter, rejeter, souffleter, -— amonceler, appeler, atteler, bourreler, carreler, chanceler.
ciseler,
ensorceler^
épeler,
étincelerf
ficeler,
geler,
harceler,
niveler,
peler,
rappeler,
renouveler, etc.
feuilleter,
139. — Première remarque. L* Académie ne double jamais les consomies /, t, dans les cinq verbes acheter, bourreler, geler, harceler, peler. Elle écrit : j'achète, tu bourrelés, il gèle, nous harcèlerons, vous pèleriez» Rien ne nous parait motiver cette exception : les cinq verbes dont il s^agit, ayant une analogie complète ayec les autres verbes en eter et en eler, doivent être soumis à la même règle. Ëcrire j'achète^ je gèle, c^est surcharger la grammaire d'une exception tout à fait inutile,
l&O. — Seconde remarque. Le doublement des consonnes /, t, ne saurait avoir lieu dans les jrerbes receler, révêler, décréter, empiéter, interpréter, inquiéter, répéter, végéter, ces verbes étant terminés à rinfinitif par Èler, Her, et non par nier vter, {Voyex n<» 138.)