‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 8 sur 247 · Comment se divisent les voyelles · texte numérisé non relu

Comment se divisent les voyelles

9. Qu'est-ce que les voyelles longues et les voyelles brèves ?

GftAMMAiR£.

^ appuie longtemps en les prononçait, et les Toyefies irèves celles sur lesquelles on passe rapidement Ainsi :

a est long dans p^te^ et bref dans p^iU»

e est long dans bêche, et bref dans brèche,

i est long dans épUre, et bref dans petite,

est long dans mofo'oa, A bref dans mode,

u est long dans fltHe, et bref dans culbute, eu est long dans ie jeîine, et bref dans (V est jeune, ou est long dans erotiie, et bref dans doute,

10. — Il y a trois sortes d'e : Ve muet, Yé fermé et Vè ouvert. Ve muet, dont le son est peu sensible, comme dans mE, rfE, /wE, tabh, et quelquefois nul, comme dans je prtE., je prmrai,pawfnent,

Vé fermé, qui se prononce la bouche presque fermée, comme dans amtnité, rocher, nEz,

Vè ouvert, qu'on prononce la bondhe très ouverte : succès, modkle, il appelle,

11. — Vy s'emploie tantôt pour deux i, et tantôt pour un i; voilà pourquoi on le range parmi les voyelles. Il s'emploie pour deux z dans le corps du mot, après une voyelle : pays, essuyer, moyen. Il s'emploie pour un i au commencement et à la fin des mots : yacht, dey; et dans le corps des mots, après une consonne : style^ symétrie,

12. — La consonne h est muette ou aspirée : muette, qudnd elle n'ajoute rien à la proofmciattdn, comme dans Vhomme, Vhistoire, Vhumanité, qu'on prononce comme s'il y avait Vomme, Vistoire, Yumanité; aspirée, quand elle fait prononcer avec aspiration, c'est-à-dire du goâer, la voyelle qui suit, et empêche toute liaison entre cette voyelle et la consonne finale précédente : le hameau, la haine, la honte, mes hordes,

13. — Une ou plusieurs lettres qui se prononcent par une seule émission de voix forment ce qu'on nomme une syllabe; ainsi, jour n'a qu'une syllabe, esprit en a d^xet vérité trois,

1/i. — La syllal)e qui fait entendre deux sons distincts, prononcés en une seule émission de voix, prend le nom de dipEthongue ; telles sont les syllabes ia, ié, oi, ui, etc. ; diacre, pied, loi, huile,

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