LES MOTS GRÉÉS. — COMPOSÉS
flexion : toumevirer au lieu de towmer^virer. Le peuple dit aussi : tirepousser.
Il faut rapprocher de ces formes les composés de deux substantifs verbaux, tels que le vieux moi saqueboute^ (formé sur bouter et sur le vieux verbe saquer = tirer) y tire^laisse (Voyez Littré). Il n'est pas nécessaire, comme on voit, que les substantifs verbaux composants existent isolément.
Les composés de deux noms en apposition sont très nombreux : chou-fleur, café-concert, canapé-lit, wagonsalon, poêlier- fumiste, etc., etc.
259. — On peut réunir un verbe et son régime dans une locution où le sens propre du verbe disparaît, et qui est un véritable verbe composé : prendre fin, prendre piedj tirer parti, tourner bride, coup férir. Si le verbe est au gérondif, on peut aboutir à une locution adverbiale : tambour battant (= en battant le tambour), argent comptant (=en comptant Targent). Nous ne savons plus que, dans, ces locutions, battant et comptant sont des gérondifs dont le mot qui précède est le régime; nous les prenons pour des participes présents (à valeur de participes passés) qualifiant le mot qui précède, si bien que ces locutions adverbiales se confondent avec celles qui sont composées d'un substantif et d'un adjectif. (Voy. § 257).
260. — On peut faire un nom ou un adjectif composé avec deux mots réunis par une préposition : gris-de-fer, pomme de terre, chef-d'œuvre, tire-d'aile *, arc-en-ciel, ver-à-soie, salle à manger, etc.