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SWI CHAPITRE VH.
Il y avait celle que voyait parfaitement M. de Saiot- Priest et qu'il appréciait, nous l'avons dît, en politique pratique habitué aux grandes affaires, en homme quia servi aussi et qui a la décision et l'énei^e de rhommc d'épëe, l'esprit militaire.
Les idées nouvelles ne l'avaient pas gagné lui, et ne l'avaient pas désarmé. Sans doute il croyait à l'utilité de certaines réformes, il faisait partie d'un cabinet qui était en harmonie avec les constitutionnels de l'Assemblée; mais l'autorité était pour lui l'autorité, et il ne comprenait pas qu'on laissât à l'insurrection le droit d'attaquer les troupes royales sans répondre aux coupa dé fiiàl par des coups de fusil : il était assurément dans le vrai.
Mais il y avait une autre situation que Ri situation m^ maie, c'était celle qu'un historien contemporain ^ a trèsbien indiquée en disant, un peu avant le 14 juittet, que l< force de l'Assemblée, qui, à cette époque, avait c«imencé la lutle avec le pouvoir royal en se déclarant souveraine et constituante, était dans l'opinion qui ta soutenait. Or cette opiniou était le mouvement même des Idées sorties de tout le dix-Iiuitième siècle qui s'achevait alors.
La force de l'Assemblée, dit Beaulieu, était « une effrayante unanimité. » Qu'il y eût exagératicHi dans ces paroles, elles n'en sont pas moins remâi'quables.
Certes, c'était une grande faute de rendre son épée, comme le faisait le comte d'Ëstaing en ({e moment, et, comme le lui disait noblement M . de Saint-Priest, U n'y a qu'une règle pour un général. Parce qu'il y avait une puissance extraordinaire dans cette âpinion, qui'enlralnait tant d'intelligepces, qui parlait à celle du roi, à celle
' Beaulieu, I" ïoI, p. 358 de son Histoire de la B^volutio».