‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 117 sur 138 · IHCIIIDÉES · texte numérisé non relu

IHCIIIDÉES

r. rfriiiw AU. (Snfrnn ilos llonristes), llonrs l>laiicbes ou violacées ; stigmates plus courts que le |uSrigono et lUipassant lo tube , — tivs coninniu diius les prés do niontagnp cl(>s l'yrénées, dos Alpes, du .Turn, do l'Auvergne ; sans importance, vu son faible volume.

C. lUK/i/Ioni.t Sm., fleurs d'un beau violet, h gorge nue ; feuilles paraissant après les fleurs, au printemps do l'année suivante, — commun sur les pelouses de toute la chaîne des Pyrénées et dos diverses vallées du Sud-Ouest.

C. vfrsicolor Gftwl., dans le Sud-Est; — C. minium DC, en Corse.

Genre (iLAYRUL. — GLADIOLUS L.

l'Ieurs purpurines, nombreuses, en grappe, l.^clie, flexueuse, unilatérale ; — pcrigone irrégulier, à tube court, à divisions formant presque deux livres ; — sligmalcs dilatés au sommet, étalés ; — capsule membraneuse, trigoue ; — ■ graines anguleuses, parfois ailées. — Feuilles linéaires-lancéolées, aiguës; — lige cylindrique, à bulbe solide, entouré d'une tunique réticulée.

Plusieurs espèces, venant partout, dans les prairies ou les cultures.

G. segetum Gawl., périgone à segment supérieur plus large, plus grand, écîirté deslatéraux : anthère plus longue que le filet ; capsule globuleuse, obtu-so, k angles arrondis ; graine non ailée ; 5 à 8 décimètres, — très commun dans les moissons et les cultures, siu'tout dans le Midi.

G. communis L., périgone il segments tous d'égale largeur, rapprochés, le supérieur plus gi'and; anthères plus courtes que le iîlet; capsule obovée, obtuse, h angles cai'énés ; graines largement ailées ; 3 ii 6 décimètres, — dans les ))rairies de la région méditerranéenne et des Pyrénées centrales ; cultivé dans les parterres.

G. itbjricus Kock. , périgone à segments tous égaux rapprochés ; graines étroitement ailées, 2 il 4 décimètres , — bois, landes, bruyères, dans l'Ouest et sur les bords de la Loire.

G. palustris Gaud. . capsule aiguë, à fi sillons : gi'aines largement ailées, — prairies humides de r.\lsace. des Alpes.

Famille des ORCHIDEES .Irss.

ANOMALES T.; GYNANDRIE L.

Fleurs hermaprodites . irrégulières, solitaires ou disposées en épi ou en grappes, chacune accompagnée d'une bractée ; — périgone pétaloïde , à tube soudé à Tovaire, à 6 divisions bisériées, soudées à la base, les 3 e.xternes et les 2 divisions internes supérieures étalées ou convergentes, la 3° interne plus large, écartée des autres, pendante [tablier ou labellc), souvent prolongée eu éperon à la base, et ofïrant les formes les plus variées ; — étamines 3, soudées par le filet avec le style ou gynandres, et formant une colonne {gynosteme) ; les 2 latérales ordinairement stériles, réduites à de petits mamelons latéraux (staminodes; : rarement nulles ; la moyenne, fertile, placée au-dessus du stigmate, distincte ou soudée au gynosteme ; rarement les 2 étamines latérale.s fertiles et la centrale stérile ; — anthères à 2 loges , parfois subdivisées en 4 par des cloisons incomplètes , dressées ou inclinées et logées dans une fossette (clinandre< qui termine le gynosteme ; — pollen formé de granules réunis par une matière visqueuse élastique, en masses (pollinies) tantôt com-

iiiii;iiii)i';iis. l^i\

pauLus scmlilaljlus à de la ciro {musses pdllhiuiiics véracévs), l,aiil/jl, plus petiLus, à graiiulos ilisUiicls [iiiassulcs), paribis si'^pai'aJiles {masses pollliiii/UKS secliks;. tantôl en yraiiis ténus, se séparant facilement (masses polliiiiiines pulvérulentes); ces masses, an nombre de 2 on do 'i, s(; l'éunissant oj'dinaii'ement à la base en une sorte de pédlculi^ {caudieuk) fixé à nne glande visipiense {rélinacle) nue ou renfermée dans un re|)li du stigmate {bursicule) ; — ovaire infère, à 3 carpelles, uniloculaire, mnltiovulé, à 3 placentas paj'iétanx, souvent tordu sur lui-môme ; — style opposé au labelle; — stigmate concave, à surface glanduleuse, oljlique au sommet et en dehors du gynostème, garni latéralement de rétinacles portant le pollen ; — fruit capsnlnire , couronné pai' le périgone marcescent, à 3 ou G angles, s'ouvrant par 3 valves qui restent soudées an sommet et à la base, et portent les placentas à leur partie moyenne :

— graines li'ps [ledles, h test lâche, réticulé, débordant l'amande; embryon ovoïde, indivis, charnu ; albumen nul. — Feuilles engainantes, très entières, oblongues, lancéolées ou linéaires , quelquefois réduites à la gaine ou remplacées par des écailles colorées ; — tige simple, dressée, quelquefois sarmenteuse ou nulle ; — racine à fibres cylindriques ou renflées, souvent pourvues de 2 tubercules charnus, ovoïdes ou presque globuleux, entiers ou palmés. — Plantes herbacées, glabres, vivaces, la plupart terrestres, quelques-unes aquatiques, d'autres parasites.

Famille très naturelle, très étendue, — elle compte plus de 2,500 espèces indigènes et exotiques, — et des plus remarquables par la variété, la bizarrerie des formes et des couleurs qu'offrent les fleurs d'un grand nombre d'entre elles. Les espèces exotiques, — les plus nombreuses, les plus curieuses par la multiplicité de leurs formes représentant les objets les plus divers. croissent dans tontes les conti'ées du globe, mais principalement daus la zone tropicale, où on les voit communément s'attacher au tronc des arbres,

— sont la plupart recherchées comme plantes de terre chaude, à cause de la beauté, de la bizarrerie, de l'odeur suave de leurs fleurs. Les Orchidées indigènes, répandues dans toutes les contrées chaudes et tempérées de l'Europe, constituent de fort jolies plantes qui croissent dans les bois, au milieu des pelouses, des prairies et des pâturages, élevant leurs grappes élégantes et de couleurs variées au-dessus des Graminées, avant l'entier développement de celles-ci. Malgré leur abondance dans les prés, ces plantes, que tous les animaux d'ailleurs, les chevaux surtout, mangent volontiers, ont peu d'importance comme espèces fourragères, vu leur faible développement et parce qu'en raison de leur précocité elles sont rarement atteintes par la faux. Elles sont, d'un autre côté, difficiles à cultiver dans les jardins d'agrément, sinon en les plaçant dans la même terre et à la même exposition que dans les bois et les prés. Quelques espèces fournissent des produits alimentaires ; d'autres sont employées en médecine. Elles sont communément butinées par les abeilles, et quelquefois les masses polliniques s'attachant à la tête de celles-ci, on a pris ces masses pour la manifestation d'une maladie.

Les auteurs ont diversement groupé les genres et les espèces de cette nombreuse famille; nous tirerons de la classificatiou de Liudley, la plus généralement adoptée, le mode de division la plus propre à faciliter la distinction pratique des types indigènes. Ou peut, ainsi, les distribuer en quatre tribus :

7i;' oiicmoiins.

I Aiitli.soudùuiiiiuyuost. — Masses poUin.ouniiiiiut. — liiic.tiibcrc. Ophrvdées.

iKtiiiiiino \ r j

centrale seule I ( Masses poUiniquos compactes. . Malaxidées.

'"'■'''"• [Anlli. libre — Racine fibrcuso!

( Massespolliniqucspulvérulentes. Spiranthées.

Les 2 ftamiucs latiSralcs fertiles — l'oUeu granuleux — lîacine fibreuse. . . . Cypripédiées

OI»HRYI>BE!S.

Elamiue centrale seule fertile. Anthère continue avec le gynostème, persistante. Masses polliuiques compactes, composées de massnles indéflnies, et atténuées en caudicule. Racines à fibres cylindriques, pourvues de 2 tubercules entiers ou palmés. — Tiges dressées, feuillées.

l dans une seule bursicule Obchis.

1 ^ ' "j (Labelle trilobé — Tubei'c. paliu. Gyjinadknia.

Labelle ) f^ans bursicule!

cperonué 1 'Lab. entier, droit — Tub. entiers. I^latantiieba.

/Ovaire ) ^ Kétinacle 1, dans uue seule bursicule Anacamptis.

tordu ^1 I Labelle à éperon très court ou nul — Rétinacle 1, avec bursicule. . AcEiîAS.

S J V Labelle non éperonné — Rétinacles 2, sans bursicule I-Ieeminiiim.

t^ I ( Rétinacles 2, à 2 bursicules distincts. Ophrts.

^1 l Labelle non éperonué '

1 ^ . , .^ ) f Rétinacle 1, avec bursicule Serapias.

\ Ovaire droit < *

[ Labelle éperonué ou gibbeux — Rétinacles 2, sans bursicule. . Nigkitella.

Genre ORCHIS. — ORCHIS L.

Fleurs en épi terminal ; — périgone à divisions externes presque égales, dirigées d'un seul côté, dressées, conniventes en casque avec les 2 inférieures ; — Inbelle descendant, entier ou trilobé, avec éperon plus court que l'ovaire ou l'égalant à peine ; — polli7iies naissant de 2 rétinacles distincts renfermés dans une seule bursicule ; — ovaire contourné. — Racines pourvues de 2 tubercules entiers ou palmés.

Genre le plus nombreux de la Famille et comprenant des espèces offrant entre elles la plus grande ressemblance et assez uniformément répandues surles pelouses, et dans les prairies un peu humides principalement. Les tubercules de ces plantes pourraient être utilisés pour les usages alimentaires. Ces espèces, très multipliées par elles-mêmes, forment en outre beaucoup de variétés, dont le nombre est surtout accru par la facilité que leur voisinage, dans les prairies, offre à leur hybridation. Le tableau ci-après ne comprend que les espèces types généralement admises et les mieux déterminées :

oiiciiiDiiiis. IV.i

,1 liiihullo tnlobi! i

lll'liut. (lopass. lo\ ( l'Ivln lim.

iiiilion(lol'ovaii'.<, , ,, IKouill. linéaii'.-aicuiis. cobiofiioba !.. ,., Iljiibollo)

Labollol"->""'l""'""=" tnCulo p .„ , , , , , ( l'""'-*" '-

T . , \ '-""'" (l'oinll.iililong.Iaiiciîol.j

,,., , . , ,, . , divise , ( irliknlnla !m-0|i.

/l'm-ig. iidivis. oxtern.ï J i SiMrA I m

«oriiiiv. on ciisqiic. / 'l'.rnct.liii. plus ooiii-to»l'''''i''fî- 0" ('-istinc aigu..! '

Tnboronlo!î oiitiors qiio l'ova re )n. ■ •i

' [1 urig. en casque ovojdo. l'uiirunr.A llmls.

Labelle ontior — Flenvs très grandes I'apilionack* I,.

, ... , t MASt;ULA !..

1 l' leurs pourprées. . j liraclées presque uninerviées , p„,/,/b;,n Cliaul,.

,,,.,, 1 ( Fleurs jaunes .... ! l'atlcns L.

. lubereules ) I

entiers > frovinciali. B.-,!i,.

Périgoue à \ / Bractées plurinerviées.l '-'^'«Ue trilobé j ''*""■''»* '•"■

anis.exiein., Heurs iiourprées ) t „i,„ii„ „„t-„.

étalées \ ( Labelle entier Saccata Ton.

ou réHécliiesJ , „ / t' r » i l I-atifolia L.

1 Eperon plus court que l'ovaire, i ^'S" nstuleuse..!

Tubfiroulp'î 1 l'i • ( 1 Incabnata L.

lUDcicuiesi Heurs purpurines t- ,.

piilmés ) { lige pleine MiCULATA L.

( Eperon égalant l'ovaire ■ — Fleurs jaunes Sambucina L.

Orchis bouffon, 0. niorio L.

Fleurs d'un pourpre foncé, veinées de vert, en épi court, lâche; bractées pourpres, minces, égalant l'ovaire. Périgone on casque subglobideux, à divisions libres. Labelle élargi, ponctué, à 3 lobes, les latéraux rejetés en arrière, le moyen large, court. Eperon relevé, moitié plus court que l'ovaire. Feuilles lancéolées, étroites, les inférieurs étalées, les supérieures enveloppant la tige. Taille de 1 à 3 décimètres. Tubercules entiers, subglobuleux, presque sessiles.

LTne des espèces les plus répandues du genre, et venant dans presque toute la France , se montre partout, sur les pelouses, dans les prairies et pâturages, les clairières des bois, etc., s'unissant à la plupart des espèces fourragères.

0. picta Lois., — espèce voisine, propre à la région méditerranéenne.

0. coriop/iora L., fleurs d'un brun rougeàtre rayé de vert, à odeur de punaise ; périgoue en casque acuminé, à divisions soudées à la base; labelle trifide à lobes presque égaux, entiers; feuilles linéaires, nombreuses, — assez commun dans l'Est, le Centre et tout le Midi ; venant dans les pâturages des lieux élevés, sur les pelouses des bords de la Garonne et de l'Ariége; parfois cultivé dans les jardins.

0. ustulata L., fleurs d'un pourpre foncé, marbré de blanc, petites, en épi étroit sei'ré : périgone en casque globideux, à divisions libres ; labelle blanc, ponctué à 3 lobes presque égaux, le moyen bifide ; éperon très court ; feuilles oblongues-lancéolées , — venant partout, dans les pâturages secs des coteaux et les prairies un peu humides du ilidi, à la lisière des bois.

0. tridentata Soop., fleurs roses, périgone en casque aigu, — Midi, Est , prés secs et lieux découverts.

Orchis singe, 0. simia Lm.

Fleurs d'uu blanc rosé, ponctué de pourpre, en épi court, ovoïde; bractées 3.4 fois plus courtes que l'ovaire. Périgone en casque ovoïde acuminé, à divisions soudées. Labelle à 3 lobes étroits, le moyen fendu en 2 lanières, séparées par une dent subulée. Eperon courbé égalant la moitié de l'ovaire. Feuilles oblongues, les inférieures obovales. Tige de 3 à 6 décimètres.

Répandu par toute la France, venant dans les prairies, les lieux ombragés et les clairières des bois, dans les friches buissonneuses des collines, etc. ; a été parfois, ainsi que le suivant, cultivé dans les jardins d'agrément.

~.\\ iilu:illOEES.

(). mililaris I.., l'iJi voluminoux, obloug, un peu Ificlio ; labulle il lobe moyen dilaté et bilide ; feuilles grnndus oblonguos , — très voisin du précédent et presqu'iiussi commun, surtout dans les prairies et pfiturnges des montagnes, les clairières des bois.

0. purpuren Huds., (leurs .d'nn pourpre foncé, ponctuées, en épi gros ; bractées très courtes; Inbelle il 3 lobes latéraux linéaires, le moyen très large et bifide ; feuilles amples, oblongues ; 5 il 8 décimètres, — dans toute la moitié ouest de la Kranoe, du nord au sud; prés, bois, coteaux buissonneux et ombragés.

0. papilionacea L., (leurs roses violacées, veiuées , très grandes, eu épi court; bractées dépassant l'ovaire ; périgone en casque allongé ; labelle entier, ample, à bord arrondi, dentelé ; feuilles linéaires aiguës, carénées ; tige de 1 il 3 décimètres, — très belle espèce, venant dans les prairies, les bois, les friches buissonneuses du Pud-Ouest et dans quelques régions du Midi et de l'Est.

0. mascula L., épi allongé et lâche ; bractées égalant presque l'ovaire; périgone ii divisions externes libres, dressées, réfléchies au sommet ; labelle large, ii 3 lobes arrondis, le moyen échaucré-mucroné ; éperon gros, assez long; feuilles oblongues, élargies vers le sommet, tachées de noir ; tubercules gros, fétides, — bois et pâturages secs des montagnes , friches herbeuses des coteaux.

0. glohosn L., épi très dense, — prairies élevées des montagnes.

0. parviflora Chaub., épi allongé, dense, — prairies marécageuses du Sud-(Kiest.

0. pollens h,, fleur jaune-pâle, en épi court, serré, — plaines du Dauphiné.

0. procincialis Balb. , épi plus allongé, pauciflore, — bords delà Méditerranée, Corse.

0. laxiflora Lm., fleurs d'un rouge foncé, grandes, en épi très lâche, pauciflore; bractées linéaires, courtes ; périgone ii divisions libres , les latérales rejetées en arrière ; labelle large, Ji 3 lobes, le moyen plus court ou presque nul; feuilles linéaires-lancéolées, carénées; tige de 3 i\ 5 décimètres, — dans presque toute la France ; bois , prairies et pâturages humides, lieux marécageux.

0. palttstris Jacq., fleurs plus grandes, plus rappi'oehées ; bractées plus longues; labelle pins large, :i lobe moyen égalant ou dépassant les latéraux , — pâturages humides , prairies tourbeuses, dans toute la France.

0. saccala Ten., fleurs d'un pourpre violet, — collines sèches du Sud-Est.

0. latifoUa L., fleurs d'un pourpre foncé, en épi court; bractées dépassant les fleurs ; périgone il divisions externes dressées, déjetées en arrière ; labelle large, à 3 lobes peu profonds ; feuilles oblongues, tachées de noir ; les inférieures larges, obtuses, étalées, les supérieures acuminées ; tige fistuleuse ; très fouillée, de 3 à 6 décimètres, — bois ombragés, prairies humides et tourbeuses.

0. incarnata L., fleurs couleur de chair, en épi allongé; feuilles étroites, aiguës, raides, dressées ; tige effilée, — près humides et marécageux de l'Ouest, du nord au sud.

Orchis tacheté, 0. maculata L.

Fleurs rosées ou blanches, veinées et tachetées, en épi étroit, ovoïde , serré. Bractées vertes, égalant ou dépassant l'ovaire. Périgone ii divisions externes étalées-recourbées. Labelle plan, presque orbiculaire, à 3 lobes peu profonds, le moyen plus petit. Feuilles oblongues-lancéolées, aiguës, tachetées de noir; les supérieures plus étroites, bractéiformes. Tige solide, de 3 à 5 décimètres. Tubercules palmés.

Espèce des plus communes dans les bruyères, bois, taillis, prés secs ou humides, prairies des montagnes ; et l'une de celles cultivées parfois comme plantes d'ornement.

0. sambucina L., fleurs jaunes, en épi court; feuilles immaculées, — bois raontueux des Voges, des Alpes et des montagnes du Centre.

Ces diverses espèces, indigènes en Europe, croissent également en Orient ; et c'est des tubercules de quelques-unes d'entre elles, des 0. moris, mililaris, mascula, maculata, etc., qu'en Perse et dans l'Asie mineure on extrait le salep, produit gorameux et féculent, très employé comme

(IIICIIIDUKS.

aliment m(5(licamonteiix. l'our cette extraction, lo» tnlioroiiles, iu'riiuli(i» iiu iiioiiieiit 'le lu lloniison, sont lavés, décortiqnés, pnis séoln^-s an soleil. — On pourrait, on France, soumettre les tubercules d'Oroliis à la mfimo préparation , et on obtenir un produit utile qu'on laisse actuellement perdre sans compensation.

Genre GYMNADÉJNIK. — GYMNADENIA L. C. Hicii.

(Caraot. du genre Orchis). Labelle trilobé ou tridenté, à éperon varialilc j — rélinaclcs 2, dépourvus de bursicules — Tubercules palmés.

Un petit nombre d'espèces, venant toutes dans les prairies de montagnes.

G. conopsea R. Br., OrrJiis conopseaL-, fleurs rosées ou purpurines, odorantes, en épi gr?le,

allongé, compacte ; bractées vertes ; périgone à divisions externes, étalées ; labelle large à .3 lobes

obtus ; éperon grêle et allongé ; feuilles linéaires, pliées en carène ; tige grêle, de 2 à 6 déci-

'mètres, — dans presque toute la P'ranoe ; commune dans les prairies sèches et humides des

coteaux, les lisières et clairières des bois.

G. odoratissima Rich., Orchis odoratissima L., fleurs moitié plus petites, à odeur de vanille; épi plus étroit; éperon plus court, — dans toutes les montagnes.

G. albida Eich., Orchis albida Scop., Satyrium albidum L., fleurs d'un blanc jaunâtre, petites, en épi grêle, serré, presque unilatéral ; périgone en casque ; labelle à 3 lobes lancéolés ; éperon très court ; feuilles inférieures ovales-obtuses, les supérieures très aiguës ; tige de 1 à 3 décimètres, — prairies des montagnes élevées.

G viridis Rich., Orchis viridis Crantz., Satyrium viridis L., fleurs d'im vert jaunâtre, en épi oblong, luî peu lâche; bractées vertes, très longues; périgone en casque snbglobuleux ; labelle étroit, à 3 dents linéaires; éperon très court ; feuilles courtes, les inférieures obtuses, les supérieures aiguës; de 1 à 2 décimètres, — bois et prairies humides de toutes les montagnes.

Genre PLATANTHERE. — PLATANTHERA L. C. Rich.

(Caract. du genre Orchis). Labelle entier, étroit, linéaire, à éperon grêle, 2 fois plus long que l'ovaire ; — rétinacles 2, dépourvus de bursicule. — Tubercules entiers, ovoïdes.

P. bifoliaTichb., Orchis bifolia'L., fleurs blanches, odorantes, en épi allongé et lâche ; bractées vertes ; périgone à divisions latérales étalées, la moyenne dressée ; feuilles radicales 2-3. grandes, obovales, les caulinaires bractéiformes ; tige de 3 à 5 décimètres, — commun partout, dans les lieux couverts et herbeux, pâturages et prairies humides, bruyères, bois, taillis ; sa racine a été conseillée comme aphrodisiaque ; cultivé comme plante d'agrément.

P. montana Rchb., P. chloranta Cust., Orchis montana Schm., fleurs d'un blanc verdàtre, plus grandes ; feuilles radicales 3.4, — mêmes sites, dans les Pyrénées et les montagnes de l'Est.

Genre ANAGAMPTIDE. — ANACAMPTIS L. C. Rich.

(Caract. du genre Orcfeis). Labelle offrant à sa base 2 petites lamelles saillantes ; — rétinacle 1, dans une bursicule. — Tubercules entiers.

A. pyra/midalis Tiioh.; — Orchis j)i/rami'rfaKs L., fleurs d'un rose vif, en épi court, compacte; bractées rosées, linéaires ; périgone à divisions toutes semblables, les externes étalées ; labelle

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