‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 119 sur 138 · I.UTCA' Cav · texte numérisé non relu

I.UTCA' Cav

0. aranifera Huds., fleurs d'un vert \>â\e ; labelle entier, arrondi , d'un ])onr|n'e noir, marqué de 2 raies plus pâles; feuilles inférieures étalées, les supérieures petites aiguiis; 1 à 2 décimètres, — dans presque toute la France, coteaux herbeux, pelouses, pâturages, bois secs, taillis.

0. arachnites Keili., fleurs rosées, ;\ nervures vertes; labelle entier, tronqué au sommet, ou suborbioulaire, à taches et lignes verdâtres, avec appendice l'ecourbé en dessus; de 2 à 4 décimètres, — venant partout, très commun dans les prairies et pâturages des coteaux, les clairière.^ etfriehes des collines.

0. apifera Huds., fleurs d'un rose mêlé de vert, assez grandes ; Labelle à 3 lobes, les latéraux très petits, naissant à la base du moyen, celui-ci large, très convexe, taché et rayé de jaime, avec appendice recourbé en dessous; gynostème à bec long et flexueux ; feuilles toutes dressées, lancéolées ; 2 à 5 décimètres, — très commun aussi; dans les mêmes lieux que le précédent.

0. scolopax Cav., fleurs rosées; labelle à 2 bosses, à 3 lobes, les latéraux petits, serrés, corims, le moyen oblong, replié en cylindre, avec appendice courbé en dessus ; gynostème à bec court; feuilles larges, de 2 à 6 décimètres, — bois couverts et herbeux, prés et pelouses sèches du Midi, graviers de la Garonne.

0 muscifera Huds., fleurs verdàtres j labelle à 3 lobes, le moyen beaucoup plus grand, presque plan, dilaté et bilobé au sommet, sans appendice, — partout, dans les pâturages élevés, les clairières des bois, des collines calcaires principalement.

0. fwca Linck., 0. myorks Lp., fleurs vertes ; labelle oblong, en coin, trilobé au sommet, à lobe moyen plus large, bilobulé, avec tache jaune, — prés secs, pelouses, bois, du Midi et de l'Ouest.

0. lutea Cav., labelle brusquement contracté à la base, à lobe moyen crénelé, bordé de jaune, — friches, pelouses du Midi.

Genre SERAPIAS. — SIÎHAPIAS L.

Heurs d'un pourpre ferrugineux, en épi lâche, à 2 bractées grandes, colorées ; — jériyone à divisions externes aigu é's, relevées, conniventes, soudées dans leur longueur, les 2 internes dilatées il la base, se terminant en une longue pointe ; — labelle d'un pourpre noir, non éperonné, gibbeux à la base, trilobé, le lobe moyen plus grand, réfracté ; — gynostème prolongé en bec; — pollinies ■A caudicules distincts, insérés sur un seul rétinacle enfermé dans une bursicule ; — oraire droit. — Feuilles lancéolées-linéaires, se transformant insensiblement en bractées ; — tubercules entiers.

S. liiigua L. (llelleborine), fleurs grandes, en épi très lâche; bractées plus courtes que les fleurs ; labelle rétréci presque en onglet, à 1 gibbosité, à lobe moyen très grand, ovale-aigu, — bois découverts, prés secs, pelouses des montagnes.

S. occultata Gay, fleurs très petites; labelle à 2 gibbosités, — Sud-Est.

S. cardigera L., fleurs grandes, eu épi court; bractées le dép.assant un peu; labelle aussi large que long, à 2 gibbosités, à lobe moyen très ample, rétréci en cœur, — bruyères, bois montueux du Midi et de l'Ouest.

S. longipetalaVoll., S. lancifcra St-Am., bractées dépassant longuement les Heurs: labelle à

7'(>< iiiiciiiDihis.

loho nio.voii boimeoiip [.lus luiif; une largo, — briiytros , bois , prairies du Midi , ncitaimnpiit des Pvriiiiées centrales.

Genre NIGRITELLE. — NJGHITELLA L. G. Uicii.

Hriirs pourpres, odorantes ; — périgone à divisions étalées, toutes égales ; — labelle éperonné ou gibheux ; — imllinies h caudicules allongés, sur 2 rétinaeles sans bursicule ; — oinire droit. Fmillcs linéaires-nigui'S, denticulées ; — Ivberrules comprimés-palmés.

i\. nigra lîcbb., Orchis nigra Scop., Salyrinm nigrum L., fleurs très petites, en épi court, ovoïde, dense . bractées les égalant; labelle ovale, entier, à éperon très court, obtus, — prairies élevées.

S. suaveolens Kock.,épi étroit et cylindrique, à bractées dépassantles fleurs ; labelle à 3 lobes arrondis ; éperon assez long, — cimes élevées des Alpes.

3f Triton. — MALAXIDBES.

Etamine centrale seule ferlile. Anthère terminale, libre, mobile. Masses polliniques compactes. — Tige feuillée ou à écailles.

,,, . , ,. . . (Rétinacle 1 — Gynost. court, non ailé. Malaxis.

il-'érigone a divisions) ''

:^ niasses polliniquesV.talées—Tigefeuill.L... ^ „ ., „ . -, . r

"X \céracées sessiles.( fKétinac.2 — Gynosteme allonge, aile. . Liparis.

p; ) Ovaire tordu /

^ \ Périg. à divis. conniv. — Tige aphylle, à écailles engainant. Cokallokhiza,

g \ Masses poil, sectiles, avec caudicule — Ovaire droite Tige apbylle, à écailles. Epifogicm.

Genre iMALAXIS. — MALAXIS Swartz.

Périgone à divisions externes libres, étalées ; — labelle dressé, court, entier, non éperonné ; — anthère persistante ; — ovaire à pédicelle tordu.

M. paludosa Swa., fleurs d'un jaune verdâtre, nombreuses, en épi grêle, allongé; feuilles petites, oblongues, jaunâtres, rapprochées à la base ; tige pentagone, de 5 à 15 centimètres ; racine bulbiforme, — prairies humides, étangs.

MIICFIIDKHS. 749

Genre 1>IPAUIS. — LIPAIIIS I.. C. llu.ii.

Péric/one il divisions externes libvos, étalées ; — labelle dressé, allongé, court, non éperonné; — anthère caduque ; — ovaire h |iédicelle tordu.

L. Lœselii Uioh., fleurs d'un jaune vevdâtre, en épi lîiclie, pauciflore j feuilles 2, radicales, engainantes, jaunâtres; tige angnleuso, presque ailée, de 1 à 2 décimètres ; rliizonie h racines épaisses, — prairies basses, tourbières, dans l'Oncst surtont.

Genre CORALLINE. — CORALLORHIZA Hall.

Périgone à divisions conniventes ; — labelle étalé, à éperon très ooui't, saccifornie, trilobé ; — anthère caduque ; — ovaire h pédicelle tordn.

C. innala E. Br., Henvs blanclies ou verdâtres, petites, pendantes, en épi iriclie; lige garnie de quelques écailles engainantes, de 2 ii 3 décimètres; racine coralliforme, — plante parasite. nais?;int sur le bois mort, dans toutes les montagnes.

Genre EPIPOGON. — EPJPOGIUM Gml.

Périgonc en gueule, à divisions égales, linéaires; — labelle occupant le baut de la fleur, à peine éperonné en dessus, à 3 lobes, le moyen beaucoup plus grand, concave; — ocaire droit, eiï toupie.

E. aphyllum Swa. , fleurs jaunâtres, en épi lâche ; tige charnue, roiissâtre, portant quelques écailles écartées, de 1 <i 2 décimètres; rhizome coralliforme, — plante parasite snr les racines des espèces voisines ; dans le Jura, les Alpes.

3' Tribu. — SI»irtAT*THEE!S.

Etamine centrale seule fertile. Anthère libre, persistante. Masses polliniqiies pulvérulentes, non atténuées en caudicule. — Racines à fibres cylinilriques. Tiges feuillées ou à écailles.

7r)() (mcmuiiES.

' I.fthclle i''|icronnc', entioi' — Tigo nplij'llo I.i.Miiiioiiniii.

\ ( Liil). coiicavo — Tigeiipliyll. Nkottia.

/Ovaire ' l.iilicllcbiliilc]

, ilrnit K . ,, \ ( Liilielloiilan — TiMfeuillée. LiSïEitA.

Masses l 1 Labullc '

polliniqiios j f non { i„i,(,)i(. entiov, cmlalicu^'^.— Epi sniroï.le. SriBAUTHES.

■M i S'il" \ \eperonnel

|u!i i-cmineloJ Lab. entier, coiic, av. lifç. — Gynost. liident. Goom'EKA

commun '

Ovaire droit, snr un f;ynopliore tordu — Lali. non ùpcronné. EriPACils. Masses pollmiq.liipnrt., snnsrétinncle. — Ovaire tordn — I.nli. non ('^poroniii'. (ktiialantiikiia .

Genre LIMODORK. — LIMODOIWM L. G. Hicii.

Péùijone k divisions rapprooliées presque en cloolie ; — labelle dress<5, entier, rétréci en onglet, ?i éperon droit ; — anthire sessile ; — oiiaire stipité. — Feuilles réduites il des écailles engainantes, colorées ; — racines i\ fibres, épaisses

L. aborlimitn Swa. , Orchis aborUvaL., fleurs grandes, en grappe lâclie, spiciforme ; bractées dépassant l'ovaire ; tige un peu flexnense, de 4 à 8 décimètres ; toute la plante violette, — pelouses des montagnes, clairières des Imis montueux ; dans tonte la Frunce, trùs abondante dans les Pvrénées.

Genre NEOTTIE. — NEOTTIA L. G. Rioh.

Périgone h divisions toutes égales, dressées, conniventes en casque ; — labelh pendant, allongé, très concave à la base, bitide au sommet, à divisions écartées ; — anihère sessile ; — ovaire stipité. — Feuilles réduites i\ des écailles engainantes, brunâtres.

N. niilus-at'is Kich., Ophrys nidus-avis L., fleurs en épi oblong, dense au sommet, à bractées courtes ; plante de 3 à 5 décimètres, oflTrant l'aspect et la couleur roussâtre d'une Orobanclie ; racine à nbres entrelacées en nid d'oiseau, — lieux couverts et berbeux des forets, assez commune partout, manque dans le Midi.

Genre LISTERA. — LISTERA R. Bu.

/•7enrs jaunâtres, pédicellées, en grappe étroite, lâclie, ;\ bractées courtes; — périgone h divisions ovales-obtuses ; — labelle pendant, étroit, bifide ; — anilière sessile. — Feuilles 2, opposées, sessiles, au milieu de la tige.

L. ovata R. Br., Ophy^fs ovata L. , grappe longue, eflilée; périgone connivent ; feuilles amples, ova'es, demi-embrassantes, très étalées ; tige anguleuse au sommet, de 3 à 4 décimètres, — bois ombragés, saulsaies, taillis, pâturages bumides des montagnes.

L. cordata R. Br., Oplirys cordata L., fleurs très petites, en grappe courte; périgone étalé ; labelle à 2 lobeslatéraux supplémentaires très petits ; feuilles eu cœur à la base ; tige grêle, de 1 il 2 décimètres, — bois bumides des montagnes.

iiiiciiidiSks. 751

Genre SinHANTMl':. — sniRANTIlliS L. (J.

Fleurs blanolies, oclovaiitos, petites, sessilos, en épi gr^'lOi contouriiû en spirale ; — jin-if/nne inflcSolii sur l'ovaire, à divisions rapprochées ; — labcllc canaliculù on dessns, embrassant le fr)'n<jstème ; — anthère sossile. — Racines h fibres renflées-charnues, fusiformes.

S. autumnalis Rioli., Ophrys spiralis L., flenvs l'i odeur de vanille ; feuilles radicales courtes, ovales, disposées eu faisceau latéral, les caulinaircs bractéiformcs, engainantes; tige grêle, de 1 h 2 décimètres, — dans toute la France ; pelouses des collines, prés secs, bois, lieux incultes ; racine employée autrefois comme aphrodisiaque.

S. :estii>aHs Rich., Opiirijs xstivalis Lm., fleurs odorantes le soir ; feuilles toutes lancéoléeslinéaires, dressées, les inférieures embrassantes, — venant partout, parmi les bruyères et gazons humides, dans les prairies marécageuses.

Genre GOODYÉRE. — GOODYERA l\. Br.

Fleurs blanches, en épi unilatéral ; — périgone h divisions latérales étalées ; — labelle entier, profondément concave à la base, prolongé au sommet en appendice liguliforme; — gynosième bidenté ; — anthère stipitée.

G.repensTy. Br. , feniilles inférieures larges, rapprochées, étalées, les caulinaircs aiguësappliquées ; tige rameuse à la base, étalée, redressée, de 1 à 2 décimètres, — bois, landes, friches, pelouses des montagnes.

Genre EPIPACTTS. — EPIPACTIS L. G. Rich.

Fte^(ys en grappe spiciforme ; — périgone étalé en cloche ; — labeile étalé, rétréci-trilohé au milieu, entier au sommet; — anthère sessile; — ovaire droit, atténué en pédicellc tordu.

E. pahistris Crantz, Serapias longifolia L., fleurs grisâtres, pourprées en dedans, penchées, unilatérales ; périgone à divisions lancéolées-carénées, à labelle blanc, arrondi au sommet ; feuilles lancéolées-aiguës, dressées, à nervures saillantes ; tige feuillée jusqu'au sommet, de 3 à 5 décimètres ; racine stolonifère, — prairies basses et humides, prés marécageux de l'Est, du Centre, de la région des Pyrénées.

E. lalifolia AU., Serapias latifolia L., Heurs d'un blanc verdàtre, rougeâtres en dedans, en grappe fournie ; périgone étalé, à labelle terminé par un appendice recourbé ; feuilles à nervures saillantes, scabres, les inférieures très amples, ovales ; tige très feuillée, de 5 à 9 décimètres, — partout, dans les bois secs et pierreux, les lieux couverts, sur les coteaux arides ; racine jadis conseillée contre les douleurs goutteuses.

E. atrorubenslioSra., fleurs pourprées extérieurement; péi-igone presque campanule, à labelle ovale-aigu ; feuilles ovales longues, à gaîne en entonnoir, scahres, — partout, dans les lieux secs des collines, les rivages des grands fleuves.

E. niicrophylla Swa., fleurs d'un pourpre noir extérieurement, très odorantes; feuilles courtes, étalées, sans aspérité. — cotc.iux calcaires, pelouses sèches.

75v' fiRciiiniiKs.

Genre ClKPllALANTIIERE. — CEPHALANTEERA 1.. G. Ricii.

Fleura eu épi lâche, paucillore ; — périgone h divisions dressées, conniventes, presque égnies : — labtKe trilobé rétréci au milieu, iv lobe moyen en cœur, concave et nectarifitre k la bnpo, entier au sommet ; — anthère stipitéc. — Feuilles inférieures réduites i\ des gaines.

C.rubia Eicli., Serapias nitraL., fleurs d'un beau rose, assez grandes; périgone ii divisions ■ toutes aiguës ; ovaire pubescent ; feuilles linéaires-lancéolées, embrassantes, sur 2 rangs à peu près, — commun partout, dans les buissons, bois, sanisaies des coteaux calcaires, les forOts montueuses.

C. ensifoUa Rieh., Serapias triphyllum L., .fleurs blanches; périgone il divisions externes aiguës, les internes obtuses ; ovaire glabre ; feuilles lancéolées-linéaires, sur 2 rangs, — lieux ombragés, bordure des bois, dans toute la France.

C. grantlijlora Bab., C. pallens Rich., Serapias grandiflora L., fleurs blanches; périgone ii divisions toutes obtuses, — presque partout, daus les bois, forêts, lieux herbexix et couverts.

A cette même tribu appartient le genre exotique Vanille, ro»uV/a L., dont plusieurs espèces, principalement cultivées au Mexique, fournissent le produit à odeur suave si communément usité sous le nom de Vanille. Ce sont des plantes sarmenteuses habitant les contrées chaudes de la zone tropicale de TAmérique du Sud ; le principe odorant est fourni par le fruit , capsule allongée, siliquiforme, chaniue, renfermant à l'intérieur un tissu spécial entourant la graine et qui secrëte une huile balsamique.

4' Triljli. — CYF»Ft.II»E!r>IK:ES.

Les 2 étamines latérales fertiles, la centrale pétaloïde. Pollen granuleu.x. Racine flbi-euse. — Un seul aenre.

Genre CYPRIPEDE. — CYPRIPEDIUM L

Périgone à divisions étalées en croix ; — labelle très grand, vésiculeux, en forme de sabot ; — gyiiostème penché, trifide ; — ovaire droit.

C. calceolus L. (Sabot de Vénus), fleur unique, d'un pourpre foncé, gi-ande, penchée, sur un long pédoncule ; périgone à divisions acuminées, très grandes ; feuilles ovales, carénées embrassantes ; de 3 à 4 décimètres, — hautes prairies de la plupart des montagnes.

T ne variété exotique, le C. pubescens L., remplace, en Amérique, la Valériane.

AnninÉES. 753

Famille des AROIDËES Jnss.

PEIiSONÉBS T.; MONOHYPOCYNIE .luss. ; AltACIiES SoirOTT.

Fleurs unisexuées, monoïques, ou herniaphrodiles, sessiles, nombreuses, groupées aulour d'un axe simple, charnu, et consLiLiuuil, une sorte d'épi {spadicc), ordinairement entouré d'une spatlie monopliylle très grande, souvent enroulée en cornet ; — fleurs unisexuées à périgone nul, réduites : les mâles à une seule ctamine ; les femelles à des ovaires oi'dinaircîment agrégés, libres on soudés entre eux ; — fleurs hermaphrodilcs à périgone rudimentaire, écailleux, et étamines opposées aux écailles périgonales ; — élamincs h anthères extrorses, à 1.2 loges; — oi^aire à 1.3 loges; — style court ou nul: — stigmate c.iipiiC' ou discoïde; — fruit bacciforme, rarement capsulaire, à 1.3 loges mono ou polyspermes; — firairies à test coriace, à emljryon axile dans un albumen abondant, charnu, farineux. — Feuilles toutes radicales, à pétiole engainant à la base, à limbe sagitté avec nervures anastomosées ; — hampe dressée, terminée par le spadice ; — racine constituée par un rhizome épais et charnu. — Plantes acres et vénéneuses dans toutes leurs parties, et dont le spadice, à l'époque de la floraison, dégage une chaleur plus ou moins considérable, et répand dans quelques espèces une odeur parfois repoussante, d'autres fois plus ou moins suave.

Famille comprenant quelques espèces indigènes et un plus grand nombre d'espèces exotiques, propres à la zone torride et venant surtout dans les grandes forêts de l'Amérique. Le principe acre que contiennent leurs rhizomes et leurs feuilles est assez énergique pour occasionner des accidents graves ; il disparaît, toutefois, au moment de la floraison, et se dissipe aussi par la dessiccation et la cuisson. Le rhizome renferme, en outre, une fécule abondante, qui, dépouillée par la chaleur de son principe actif, fournit, notamment dans les pays tropicaux , une substance alimentaire. Plusieurs espèces, parmi les exotiques, sont usitées aussi comme plantes médicinales. — Les espèces indigènes se renferment dans trois genres.

Spadice uu à sa partie supérieure — SpatLe en cornet. . , ARrM. AROTDPFS.' l Spad. entii'rem. recouvert par les fleurs — Spatlie étalée. Calla

I FI. sans périgone j

f Fleurs avec périgone, et recouvrant entièrement le spadice — Spatlie latérale. Acosvs.

Genre GOUET. — ARUM L.

Spatlie fendue ou tubuleuse à la base, tournée en cornet, quelquefois colorée en violet, fétide j — spadice prolongé supérieurement en un appendice cyliudroïde ou claviforme, dépourvu de fleurs, et se flétrissant après l'antlièse ; étamines ou fleurs mâles disposées en auneau, sur plusieurs rangs, à la ]iartie moyenne de l'axe, les femelles rassemblées autour de la base, axe parfois pourvu, en outre, de filaments (fleurs rudimentaires), situées au-dessus ou au-dessous des organes floraux; — étamines ii antbères libres ou soudées 2 à 2; — oiiniVfs nombreux, libres;

754 AiKunrMCs.

6(n>.t proniK'CS en im épi oblong et comixicto, roii^^cs, arrondies, pii-ifornicp, ii une on phisienrs

urninrf >;ii>l)iilcnses ; — cmbryou droit — Ilhhome Wnnc l'iiius, tnljérilbrme.

Goi'KT cOMMiiN, A. vvl(/arc Lin.; A. manilahtm L.

Cioui'l lâche, Picil-ilc-ecau, Itomel, VarjUcUe, licolin. Faguieron.

Simtlie d'nn vert jnnnâtre, souvent bordée do violet, fendue jusqu'à la base et ventrue inférieurcment. Ppndice pins court que la spatbe, à appendice supérieur violacé, portant une rangée do lilauionts au-dessus des étamines. Anthères et stigmates sessiles. Feuilles paraissant au printemps, amples, longuement pétiolées, ovales-aiguiis, sngittées à la base, il auricules courtes, vertes, hiisnntcs, souvent tachées de noir. Hampe cylindrique, de 20 à 25 centimitres.

Kspèce très abondante dans les bois, le long des haies, dans tous les lieux ombragés et humides des régions montagneuses principalemeut. 5on rhizome, gorgé d'un suc laiteux ])re!qne corrosif et constitmint un violent purgatif, était préconisé dans l'ancienne médecine comme ml éliant et contre les maladies des appareils digestifs et pulmonaires ; mais il ne constitre qu'un médicament jieu sftr, aujourd'hui sans emploi. On utilise davantage les rliizomes charnus et féculents dans l'alimentation. Parmentier les conseillait comme une ressource précieuse en temps do disette. Après avoir été desséchés, puis lavés et broyés, et mêlés à do la farine, ils servent, au rapport de Pollas, à nourrir les populations delaLaponie et de la Finlande. A Londres, on en retire une fécule vendue sous le nom de PortlandSagou. On les aeonseillés aussi pour la nourriture des porcs ; ainsi dans le Poitou, on les emploie, sous le nom de Girou, à cet usage ; toutefois il y a lieu de penser que les manipidations nécessaires pour en faire disparaître l'âcreté, les empêchent d'être plus généralement utilisés. — Dans certaines campagnes de la France centrale, on en fait manger aussi, par les porcs h l'engrais, les feuilles cuites dans une grande quantité d'eau, et données en buvée à la dose de 12 ii 15 litres, matin et soir, avec addition d'un peu de son.

A.italictim Mill., spathe d'im blanc verdfitre, étalée au sommet; spadice Ji prolongement terminal plus court, jaunâtre, avec filaments au-dessus et au-dessous des étamines ; feuilles paraissant à l'automne, veinées de blanc, à auricules aigus, divergents ; de 3 h 5 décimètres, — bois, haies de l'Ouest et de la région méditerranéenne ; propriétés de l'espèce précédente, plus rare et plus développée.

A. piclum L., spathe et prolongement du spadice d'un violet foncé, — Corse.

À. draciinnulus L. (Serpentaire), spathe très grande (4 à 6 décimètres), large, verdâtre en dehors, violette en dedans ; spadice égalant la spathe, violet, à partie florifère très courte, répandant une odeur infecte ; étamines et ovaires coutigus ; feuilles digitées, à 5 divisions, les externes plus courtes, subdivisées; hampe tachée, marbrée, de 8 Ji 10 décimètres ; souche volumineuse, — lieux ombragés, incultes, de l'Ouest et du Midi ; moins acre que les autres espèces.

A. muscivorum L. (Gouet chevelu), appareil floral plus court, entièrement garni de filaments ; feuilles h subdivisions linéaires, — en Corse.

A. arisurum L. (Capuchon), spathe tubuleuse à la base, eu capuchon au sommet, d'un pourpre trié de blanc ; spadice courbé ; anthères et stigmates stipités ; fruits peu nombreux ; feuilles à oreillettes obtuses, — dans toute la région méditerranéenne.

Genre CALLA. — CALLA L.

S/mlUe étalée dès la base, persistante, colorée ; — spadice entièrement recouvert par les fleurs mâles et femelles entremêlées ; — étamines à nlets élargis au sommet ; — ovaire uniloculaire, à plusieurs ovules réfléchis, dressés ; — stigmate sessile ; — baies uniloculaires, rouges, en épi compacte; — graines multiples, à embryon droit. — Herbes aquatiques.

C,vLL.\ DES MARAIS, C. palustHs L.

Spathe plane, obtuse, blanche en dedans , verte en dehors ; spadice court ; feuilles largement ovales, apioulées, cordiformes à la base ; hampe nue ; rhizome épais, articulé, radicant.

TYPriAOUIîS. /•)•>

Seule ospi'ce in(lif2;!'iie, vouant ilaiis les maviiis et prOs niaréongeiix de l'Alsiice, de» Vosgea , offre des pmpriiHi's diiiplionHicpics pi'onoiicées (pii le rMiniierit rniifjer iiiitrelois parmi le» alcxipliarmaqiies ou aiiti-vénénonx ; on Laponio et autres pays pauvres du Kord, on retire do BC« rhizomes volumineux, ainsi que de ceux du Gouet conimnii, une fécule al>ondunto et nutritive. On l'extrait aussi dans (|uelquos localiti'a dos Vosges. l'o\irniit do mf'nie f'tro donne' aux animaux.

Genre ACORE. — ACORUS T..

Siiathe transformée en appendice étroit, foliacé, se pi'olongeant en nn pédoncnle triangulaire,

— spailice incliné, inséré latéralement, couvert en totalité ]iar les Hoirs, e1 formant r.n diaton ti'ès dense, sessile, ascendant; — flmrs hermaphrodites, avec pdriçjone h 6 divisions scaricuses, persistantes; — étawiiirs 6, h filets aplatis; — ovaires multiovidés, ù ovule droit, pendant; . — stigmate sessile ; — fruit oapsnlaire, indéhiscent, entouré par le périgone, persistant, à 1.3 graines. — Feuilles ensiformes ; — rlUzome épais, artionlé, hm-izontol.

AcoRE ODORANTE, A. ccilamus L.

Acore vraie^ A, aromalifiuc, Jonc aro??ia(i(/ue^ Jonc odorant^ Galanga (tes marais.

Fleurs jaunâtres. Feuilles tri*s allongées, linéaires-aignrs. Hampe comprimée, en glaive andessus du chaton, canalicnlée en dessous. ■ — Tonte la plante ii odeur très aromatique.

Plante indigène de l'Asie dn Nord, acclinLitée en Europe, assez commune dans les prés limoneux, les eanx stagnantes, les queues des étangs, les hords des ruisseaux et des rivières, dans tont l'Est, le Midi et l'Ouest, ahondante surfont dans qnelqnes prairies dn Nord-Est où parfois elle couvre des espaces étendus. Nuisible ans animaux, qni d'ailleurs la repoussent à canse de sa forte odeur, elle fournit à la médecine son rhizome, Sers et amer, et qui n'a pas cessé d'être usité comme tonique et excitant.

Outre ces espèces indigènes, on cultive encore dans les jardins pJnsieurs Aroïdées exotiqner. notamment diverses espèces des genres Colocasia et Caladivm, remarquables par l'ampleur et l'épaisseur de leurs feuilles. C'est au même genre Colocasia, principalement, et à quelques genres voisins qu'appai'tiennent les espèces, à rhizome féculent, utilisées à l'étranger pour l'alimentation, entre autres le C. antiqiwnim L., cultivé en Egypte, de torite antiquité, pour sa racine féculente.

— A citer encore l'^rwm esculentum L., cultivé au Japon, dans la Polynésie, la Malaîsie, les îles Sandwich, rindo-Chine, sous le nom de Kalo, et dont le rhizome, cuit au four et réduit en farine, donne le poi, qui forme la base de la nourriture des populations de la majeure partie de ces contrées. A ce même groupe appartient le Xanîhosoma sagittwfolinm , dont le tnrion, sous le nom de Chou oaraibey est recherché comme légume aux Antilles.

Famille des TYPHACÉES DC.

FLEURS A ÉTÂMINES T.; MONOECIE L,; MASSETTES .Tuss.

Fli'urs monoï(]ues, très petites, sessiles, nombreuses et très rapprochées s\ir un axe où spadice, les femelles et les mâles en épis ou en capitules distincts , les derniers au sommet de l'inllorescence ; les unes et les autres

756 TYl'IIACKES.

onlri'iiH'U'-os de soios et d'éeailles ; — pêrigonc mil ; — /leurs 'nidlcs coiistiluées l)ar lies vUnniiics à lilels lilires on sondés, à anllùrcs dressées, ))iloridaircs; — /leurs fniirllcs fdi'iiiées par des omives libres, nuiloculaires, à I o\'ule suspcmhi, réiléclii ; — slijlc siiiij)lc, persistant ; — sliginatc allongé, unilaléral ; — friiH presque dnipacé, surmonté par le style, à endocarpe dur; — graine soudée à l'eudoearpe, à endjryon droit, axile, dans un albumen charnu, abondant.

— Feuilles toutes radicales ou alternes, linéaires, allongées, engaînantcs à la base, les supérieures enveloppant en manière de spalhe les spadices iloraux ;

— lige cylindrique, dressée, sans nœuds ; — racine formant un rhizome rampant, féculent. — Herbes vivaces, aquatiques.

Famille formée d'espèces peu nombreuses, dispersées dans les régions les plus diverses, surtout dans riiémisphère nord, et qui partout habitent les eaux stagnantes, les rives des fleuves. Très médiocres comme plantes foni-ragères, les Typhacées offrent cependant de l'intérêt, en raison de leur abondance dans les lieux où elles trouvent à se développer et des ressources qu'elles peuvent offrir à l'industrie rurale. On les utilise aussi en médecine.

— Les espèces indigènes se trouvent comprises dans deux genres seulement.

( Fleurs en épis cylindriques — Fruits pédioellés, pourvus d'aigrette. Typha. TYPHACÉES.

/ Fleurs en capitules — Fruits sessiles, sans aigrette Sparganidm.

Genre MASSETTE. — TYPHA L.

Fleurs en épis compactes, cylindroïdes, supei'posés ; — épi mâle, supérieur, à étamines nombreuses, à filets soudés par 2.4, entourées d'un grand nombre de soies dilatées au sommet; — fruits très petits, portés sur de longs pédicelles entourés à leur base do longues soies formant aigrette ; épicarpe membraneux se détachant de l'endocarpe à la maturité et se fendant latéralement.— Feuilles tontes radicales, à base longuement engainante; — tige raide, dressée.

Espèces peu nombreuses, végétant concurremment dans les eaux calmes, les lieux inondés, où parfois elles se multiplient d'une manière excessive, et offrant entre elles la plus grande analogie. Quelques auteurs en ont augmenté le nombre en considérant comme espèces des plantes qui paraissent de simples variétés des types généralement connus.

Massette a larges feuilles, t. latifolia L.

Masse d'eau, SI. tie beileau, Caiwe à jonc. Roseau des étangs. Quenouille, Chandelle, Jonc de la passion,

Boseau de la passion. Matelas

Epis mfdes et femelles presque contigns ; l'épi femelle dense, étroit, allongé, d'un brun noirâtre, à axe non poilu, à stigmates larges, donnant un aspect écailleux à la surface de l'épi. Feuilles plus longues que la tige, dressées, coriaces, planes, à base engainante à différentes hauteurs. Tige de 1 à 2 mi'tres. Souche longuement stolonifère.

Espèce commune dans les fossés , au bord des étangs ; employée parfois aux usages culinaires, et dont les feuilles, dures et sèches, ne constituent qu'un fourrage de médiocre qualité, dédaigné des bestiaux et que les chevaux seulement 'mangent au printemps ; elles n'ont également comme litière qu'une faible valeur. On les emploie avec plus d'avantages pour confectionner des nattes, des paillassons, pour couvrir les habitations rustiques, des liens de jardinage, ce h quoi les rendent très propres leur longueur, leur largeur et leur peu de disposition à pourrir. Le rhizome charnu et féculent est employé dans l'alimentation. Les Kalmoncks s'en nourrissent, et on le donne aussi aux porcs qui le mangent avec avidité ; il est, de plus, astringent et diurétique.

TYPIIACÉES. 757

co qui ptiniiuL t|iiolquoi"oia de l'atilisui' puni" Io9 usages médicaux. Un ii ciiurclui cjicovc ii tirer parti des aigrettes qui acoompagnent les fruits, on les employant surtout comme une ospcee de duvet, pour ouatter, rembourrer les coussins, les selles des clievaux, bien que, parleur j'cu de resrort, elles ne soient guère propres à cet usage. On a mîïmo essayé, mais sans suceès, d'en faire des étofl'os on les feutrant. Ou s'en est servi aussi pour le traitement do la brûlure, et, en remplacemont de l'étoupo, pour le pausemout des plaies des animaux.

T. angnstifolin L., ôpis distants de 2 il 4 centimètres, le femelle il axe poilu, ii stigmate liliforme, donnant son aspect fiUunonteux à l'épi; feuilles étroites, — venant dans les mêmes lieux et ayant les mflmes propriétés et usages que le préoé'dent.

T. minima IToppe, épis coutigus ou distants, le femelle devenant presque globuleux, à axe poilu, à stigmates filiformes ; feuilles réduites à de largos gaines embrassantes, à limbe très court; tigo de 3 à 8 décimètres; très précoce, — marais de l'Est, bords du Hliin et du libônc.

Genre RUBANIER. — SPARGANWM L.

Fleurs en capitules globuleux , superposés et espacés , munies de bractées foliacées persistantes, très petites ou nidles sur les capitules môles; — èlaminas nombreuses, libres, h filets très aourts, entremêlées d'un grand nombre d'écaillés membraneuses; — fruits sessilcs, munis a la base de 3 petites écailles pérîgonales persistantes, dépourvus d'aigrettes, h péricarpe indébiscent percé au sommet. — Feuilles alternes, radicales et caulinoives ; — racine toufl'ue.

Un petit nombre d'espèces, qui liabitent surtout les régions 'froides et tempéi'ées, vivant et se développant comme les Masscttes.

RuBANiER R.iiMEux, Sp. ranwsum Huds.

Ruban d'eau.

Capitules denses, sessiles, sur plusieurs axes, formant par leur eusembleune grappe rameuse ; les femelles inférieurs beaucoup plus gros. Fruit obové, anguleux, à bec court. Feuilles très longues, étroites, les inférieures trigones à la base, à faces concaves, les caulinaires planes. Tige robuste, rameuse supérieurement, de 6 à 8 décimètres.

Plante commune dans les eaux stagnantes, les fossés, les étangs, au bord des rivières, etc. Ses feuilles sont maugées , quand elles sont jeunes , par les cbevaux et les vacbes, et ses racines sont reoberobées par les porcs; enfin, ses graines servent de nourriture aux oiseaux aquatiques.

Sp, simples Huds., capitules sur un axe unique, les inférieurs femelles, soitveut pédoncules; fruits fusiformes, à bec grêle; feuilles trigones, à faces latérales planes; de 2 à 5 décimètres, — espèce très voisine de la précédente; mêmes lieux d'babitation, mêmes usages.

Sp. natans L., capitules sur un seul axe, les femelles pédoncules; fruits oblongs, stipités, à bec long ; feuilles planes dans toute leur longueur, très longues, minces, flottantes ; tige très flexible, flottante, plus ou moins longue suivant la profondeur de l'eau, — lacs, marais, ruisseaux, dans l'Est.

Sp. minimum Fries, un seul capitule mâle, de 1 à B décimètres, — marais des lieux élevés.

758 JONCIiliS.

Famille des JONCEES DG.

IJKXAMJIIŒ L.; JONCS Juss.

F/('»r.v lienuaplirodiles, régulières, bnmàlres, petites, solitaires ou en gloim'-niles, sur dos pédoncules iiourvus ù la base de 2 bractéoles, dont une engaiuaulo ; l'ensemble disposé eu cyrae, eu corymbe ou eu pauicule; — périijonc à (3 divisions, potiles, glumarées-scarieuses , libres, liisériées, persistantes; — clainines 6.3, opposées aux divisions périgoiiales, à anthères introrses, dressées, à ? loges; — ovaire supère, li])n>, à 1.3 loges, à uu ou plusieurs ovules dressés ; — style simple; — sliginalcs. 3, lililormes-papilleux ;

— fniil capsnlnire, à 3 valves, à 3 loges polyspermes ou à 1 loge trisperme;

— graine à tesl cellulcux lâche , souvent pi'olongée à la base en appendice ; embryon cylindi'ique, renfermé à la base d'un albumen charnu, épais. — Fcuilics linéaires, alternes ou radicales, engainantes à la base , quelquefois réduites à la gaine; — lige ordinairement nmitiple, simple, spongieuse; — souche gazonnante ou à rhizome traçant. — Plantes herbacées, vivaces, parfois annuelles.

Famille comprenant un grand nombre de petites plantes d'aspect graminh'orme, propres à toutes les régions tempérées de l'hémisphère nord, venant toutes dans les prairies humides et lieux marécageux, ainsi qne dans les lieux herbeux et boisés des montagnes, et très rares dans les terrains secs. Presque toutes vivaces, se reproduisant , soit par graines, soit principalement par leurs racines traçantes, elles se multiplient partout avec une extrême facilité, envahissant parfois le sol dans ime très grande étendue, en se substituant, en général, à des espèces plus utiles. Fibreuses, coriaces, spongieuses, peu nutritives, les Joncées ne constituent, en effet, qu'un très mauvais fourrage, rejeté le plus souvent par tous les animaux. Aussi importel-il d'en débarrasser les terrains oi^i elles se sont multipliées. On y parvient non toujours facilement, par l'emploi des engrais salins, des cendres riches en potasse, du sulfate de fer, de l'acide sulfurique étendu d'eau, etc., substances qui nuisent beaucoup aux diverses Joncées, mais ne les font pas cependant entièj'ement disparaître quand le sol est humide ; aussi le meilleur moyen à leur opposer est-il le dessèchement du sol à l'aide de tranchées, de tuyaux de drainage, etc. — Les espèces indigènes de cette famille, assez nombreuses, se partagent en deux genres seulement.

( Caf/sule à 3 loges, h gr;iines nombreuses, attachées aux cloisons .JuNCUs.

.JONCÉES. 1

( Capsule à 1 loge, ii 3 graines attachées au fond de la loge Luzdla.

Genre JONC — JUNCUS L.

Fleurs parfois pourvues de bractées, dont une, fortement prolongée, semble continuer la tige et donne à l'inflorescence l'apparence latérale ; — capsule à 3 loges, à valves portant chacune une

JONCÉKS.

/Oii

cloison ji loin" partie nioyoniie ; — iirnimm iiombroiisoft (]:tiia ciiu<iiiu lo;;u, jiUucIk'ch jvux cloitjoiis. — PeuiUes pianos, canalic\ilécs on fistiilonses, on formant à la base nno lîcnille enfçaînaiite.

Espèces al)oiiiliuil,(3S dons les liunx ]iuu'6cag(;iix, an bord des ôtanj^s, des Ibssés ot daas louU's Uis prairies linniides ou honrbeiises , on elles croissent au milieu do l'herbe , et n'ollVent aux animaux , par leurs liftes cl, feuilles dures, remplies d'air, tei'minées en pointe, ijn'une nourriinre ijisi[iide, qu'ils mangent senhiinent (juand les plantes sont jeunes et mèli'ies à des espèces plus nutritives. A l'état soc, les joncs ne sont, de même, manj^és que lorsqu ils se trouvent mélangés au foin, où leur présence indique toujours un l'onrrage de mauvaise uati.u'e venant d'une prairie basse et humide. — fin Hollande, on nuiltiplie les joues pour maintenir les terres sur les bords de la mer. En Allemagne, on utilise eu médecine, comme diurétiques , les rhizomes traçants de quelques espèces. — Espèces connues en France :

Inflor.psendo-latérale.

Flenrs solitaires.

Tiges llorifères nues

Fouilles réduites

à des gaines I i^cailleuses

Cyme rameuse

Etamines 3.

Etaniines ti. .

Cyme simple ■ — Plantes de montagne

CONGLOMEUATUS

EFFUSUS I Diffitsus

(iLAUCUS ( Paniculatti

I FiLiFonain ArcticHi Jacqdini Tbifidos

\ Feuilles toutes radicales, suhulées ! ^""'''s

' Mabitisids Feuilles tontes radicales, sétacées. Squabhosus

Fleurs solitaires '

Tige leuilléf

1 Périgone h divisions obtuses COMPRESSUS

\ ( GERAnDl

Périgone divisions aiguës

.Racine traçan

( Tennis

te. {

Iniloresc.

terminale

Flenrs en glo-< mérulesj

Tige l feuille

,'Etara. (i.

l Feuilles moiieuses

Feuill. toutes semblables.

Périgone à divisions :

^Racine fibreuse..

externes seules aiguës.

onis Bicep/iatai Bl'FONllS TE.SiOETi

Do|ip.

tlirli.

\Vi!l(l.

Lm.

Lm.

Jcq.

Lois.

Willd.

Desf.

Viï

Page 1