OLEA T
Calice en coupe ; — corolle large, à tube court et limhe à. 4 divisions ovales ; — fruit charnu (drupe), lï noyau osseux, contenant 1.2 graines à albumen charnu. — Feuilles opposées.
Olivier d'Eubope , 0. Europaea L.
Fleurs blanches, en petites grappes axillaires. Feuilles lancéolées, très entières, coriaces, persistantes , blanchâtres , surtout eu dessous. Arbrisseau ou arbre de grandeur variable.
L'Olivier, dont on connaît plusieurs variétés se distinguant d'après la forme et la couleur du fruit , est originaire d'Asie et depuis longtemps acclimaté en Europe. Il vient dans le Midi de la France , principalement dans le Sud-Est, où il se rencontre rarement à l'état sauvage, et ne réussit pas dans le Nord. Cultivé pour son fruit , que l'on mange en nature ou dont on extrait l'huile grasse la plus estimée dans les usages domestiques, il fournit, en outre , son bois à l'ébénisterie de luxe. On le taille tous les ans , et ses feuilles , acerbes et astringentes , sont données aux moutons , qui les mangent avec avidité. A l'automne , les bergers conduisent même les troupeaux sous les arbres pour leur faire manger les olives tombées a terre.
JASMINliES. 481
Genre PHYLLIRRA. — PHYLLIFEA T.
Corolle rotaC(5e, à 4 divisions; — fruit formant nno drnpo noire , d noyau mince et fragile, renfermant l fçraine. — Feuillus simples, coriaces, persistantes; — Une ligneuse.
P. imgusiifolia L. ; tloiirs petites, blanches, en grappes courtes; feuilles linéaires; — P. média L., feuilles ovales; — P. stricta Bert., — arbrisseaux de 1 il 2 mètres, habitant les mômes lieux que l'Olivier, et cultivés ii cause de leurs feuilles persistantes en hiver.
Genre TROENE. — LIGUSTRUM T.
Calice court ; — corolle k tube allongé, h 4 divisions étalées ; — fruit formant une baie à 2 loges, contenant 2 graines. — Tige ligneuse.
Troène commun, L. vulgare L.
Fresillon , Sauvillot , Tru/lier, Trougne , Verzelle , Pluie blanche.
Fleui's blanches, odorantes, en grappe serrée terminale. Baie noire persistante tout l'hiver. Feuilles ovales, entières, coriaces, persistantes. — Arbrisseau à rameaux Hexibles et écorce verruqueuse.
Espèce très commune dans les bois, baies et buissons, dans les terrains et aux expositions les plus divers. Cultivé dans les jardins d'ornement , il peut être utilisé dans toute ses parties. Il fournit aànsi son bois à l'industrie ; son écorce , qui sert à teindre la laine en jaune ; ses baies, dont on tire une matière colorante brune employée à différents usages. Enfin , ses feuilles, amères et astringentes, ainsi que ses jeunes pousses, sont mangées par les moutons et les vaches.
Genre LILAS. — LILAC T; SYBINGA L.
Corolle à tube allongé, à limbe en coupe ; — fruit capsulaire, sec. presque ligneux biloculaire. à déhiscence loculicidcT à 2 valves, avec 2 graines dans chaque loge. — Feuilles simples; — tige ligneuse.
L. vulgaris Lni., feuilles cordiforraes ; — L. persica Lm., feuilles lancéolées; — arbrisseaux cultivés dans tous les jardins, et dont les feuilles amères pourraient servir comme toniqiies. fébrifuges.
Genre ORNE. — ORNUS T.
Fleurs polygames ; — calice k 4 divisions ; — corolle à 2.4 pétales linéaires ; — ^iiii7 sec (samare), indéhiscent, comprimé, ailé, unilooulé, monosperme. — Feuilles imparipeunées ; — titje arborescente.
Orne d'Europe. — 0. Europea Bert.; Fraximis orniis L.
Frêne fleuri , Orne à manne.
Fleurs blanches, en grappe terminale, paraissant en même temps que les feuilles. Samare
482 ' JASMINÉES.
petite, étroite, allongée, obliquement émnrginée au sommet. Feuilles ii 7.9 foliole», grandes, ovales, dentées supérieurement , h dents arrondies. Arbre de 7 Ji 8 mètres.
("ommun dans le midi de la France et de l'Europe, où il est cultivé exclusivement pour orner les parcs, les avenues, etc. En Sicile, coule de sa tige, et de celle d'une espace voisine (0. ro/ii»i- Jifolia), le produit purgatif doux connu sous le nom de manne, et dont on facilite la récolte en incisant l'écorce.
Genre FRENE. — FRAXINUS T.
[Caractères du genre Ow.îtv»). — Fleurs polygames ou dioïques ; — calice et corolle nuls.
Frêne comaiun.. — F. excelslor L.
Fleurs en grappes opposées, courtes, penchées, paraissant avant les feuilles. Samares eu panicule pendante, elliptiques, plus ou moins larges, tronquées ou émarginées, au sommet mucroné. Graine allongée, oléagineuse. Feuilles à 9.13 folioles, lancéolées, acuminées, dentées en scie, ii dents aiguës. — Arbre élevé.
Le Frêne, qui vient spontanément dans les bois, haies et ravins de toute l'Europe, est planté partout, au bord des champs, le long des chemins, etc. Son bois, très dur, est principalement employé aux travaux de charronnage, à la fabrication des instruments d'agriculture. Son écorce est amère et astringente ; ses feuilles, au printemps, attirent les cantharides, et offrent même ainsi le moyen de récolter ces insectes. Ces feuilles sont d'ailleurs mangées avec plaisir par tous les bestiaux et par les chevaux.
« Dans le royaume de Naples, on plante souvent le Frêne exprès pour en recueillir les feuilles, qui servent , pendant l'hiver, à la nourriture des bestiaux, quelquefois même on en engraisse des bœufs. Dans quelques pays, et notamment dans le département de Maine-et-Loire, on l'effeuille en automne, sans l'ébrancher, pour nourrir les vaches. On suit la mémfe méthode dans plusieurs vallées de la Savoie. Ces feuilles sont assez tendres pour être données aux veaux et aux moutons. On prétend que leur amertume passerait au lait des vaches qui en seraient exclusivement nourries. — M. Franeoz , en s'occupant de diverses recherches sur les semis et la culture de cet arbre, a reconnu que cet aliment influe singulièrement sur les qualités du lait. En effet , une commission , nommée pour vérifier les résultats qu'il avait obtenus, a constaté comme lui :
ce 1° Que le lait des vaches auxquelles on donne des feuilles de Frêne est plus abondant et aussi blanc qu'à l'ordinaire ;
« 2° Que le beurre, plus consistant et d'un plus beau jaune doré, acquiert une saveur fort agréable, analogue au goût de noisette ;
Il 3" Que lorsque la nourriture avec la feuille de Frêne est exclusive, cette saveur, en se développant davantage, tend à un goût fort , qui toutefois ne se maintient point après la cuisson. Du reste, l'expérience a confirmé un fait connu, savoir, que les produits provenant de la nourriture avec des feuilles de Frêne, mêlées d'autres fourrages, sont d'une qualité supérieure à ceux de la nourriture avec du foin seul (H. Lecoq, Traité des Plantes fourragères). )>
Il importe surtout de faire attention, quand on donne aux animaux les feuilles de Fr ne, de n'y pas laisser des cantharides , qui souvent s'y sont déposées, et dont l'ingestion pourrait donner lieu aux plus graves accidents.
Outre le Frêne commun, on distingue encore, d'après le plus ou moins de largeur du fruit, la disposition des fleurs ou des feuilles, plusieurs autres espèces de Frêne , les unes venant spontanément , les autres cultivées dans les jardins , et qui ne paraissent que de simples variétés du type, dont elles possèdent, au surplus, toutes les propriétés.
APDCVNltKH. W-'i
Famille des APOCYNÉES .1
rss.
CAMPANIFOBMES T.; PENTANUIilE I,.; HYI'OCOIIOUIF. .1.
Fleurs hermaphrodites , régulières , axillaires ; — calice monosépale , persistant , à 5 divisions ; — corolle monopétale, hypogyne, à 5 lobes ; — étamines 5 , insérées sur le tube de la corolle, à filet très court , à anthères libres ou soudées au stigmate, et surmontées d'un appendice poilu de forme variable ; pollen granuleux; — ovaire à 2 carpelles libres ou soudés; — style 1, stigmate simple ou bifide; — fritdt formé de 1.2 follicules à déhiscence ventrale; — graines nombreuses, suspendues, nues ou munies d'une aigrette; embryon droit; albumen charnu. — Feuilles simples, entières, opposées, sans stipules, persistantes en hiver. — Herbes ou arbustes, parfois volubiles, lactescents.
Famille comprenant des plantes, la plupart exotiques, remarquables par leurs propriétés irritantes, vénéneuses, leur saveur acre, qu'elles doivent au suc blanc laiteux qu'elles renferment dans toutes leurs parties. Elles sont toutes nuisibles aux bestiaux, qui d'ailleurs n'y touchent jamais. Les espèces connues dans nos contrées se renferment dans les trois genres suivants :
Graine sans aigrette. Vincj.
Graine avec aigrette. Apocyn Anth. soudées au stig. — Cor. avec écaill. àla gorge — Gr. àaigr. Nebium.
iAiith. libres — Corolle sans écailles à la gorge i f Graine avec aigrette. Apocyncm.
Genre PERVENCHE. — VINCA L.
Fleurs bleues, solitaires ; — corolle en coupe pentagonale, dépourvue d'écaillés ; — étamtnea surmontées d'un appendice membraneux ; — style poilu au sommet , entouré vers le baut d'un anneau stigmatifère ; — graines nues. — Feuilles brièvement pétiolées, luisantes ; — liges florifères courtes, souvent stériles, alors allongées et radicantes.
Herbes vivaces, constituant des plantes amères, astringentes et fébrifuges, exclusivement cultivées comme plantes d'ornement, et que dédaignent constamment les animaux.
V. minor L., pédoncules longs, feuilles elliptiques, — espèce abondante partout, dauslesbois, les baies, au bord des ruisseaux ombragés.
^ 1'. major L., pédoncules courts ; feuilles en cœur à la base . — très commun aussi, surtout dans le Midi , et venant dans les mêmes lieux que le précédent.
Genre APOCYN. — APOCYNUM T.
Corolle canipiiimlée, à lobes uoii écailleux ; — étamines coniiiventes. sagittées, surmontées d'un prolongement nigu ; — (fi'oine b aigrette soyeuse.
|N'( ■ ASCLliPIADIKESi.
A. Aiidros.rmifoliuin L., (leurs roses, on oymos corymltilornios ; feuilles ovalos-aipuës ; sousarbrisseftu de -ï ii •> ilécimètres , — orij;iiiairo de l'Aim'ri(]iic du Xonl , doué de propriétiîs vénrneiises très prononcées, d'où son nom d'Apocijti i tno-cliien) , et ronmrquiilile encore pur la contraetilité des antlièrcs, assez puissante pour retenir les insectes qui s'en a|iprnel]ent , ce qui n fuit donner encore j\ cette plante le nom de goba-mourhe.
Genre NERIER. — NRnWM L.
Corolle en coupe , k lobes obliques , munis il la gorge de 5 écailles laciniées ; — élaminea sondées an stigmate, surmontées d'un appendice contourné en spirale ; — graine à aigrette poilue.
Néhier Laurier-.rose , N. ohandcr L.
Fleurs roses ou blanches, eu corymbe terminale ; feuilles oblongues, étroites, longues, entières, coriaces, le plus souvent ternées. Tige droite, à rameaux trifurqués ; de 2 à 5 mètres.
Arbrisseau tonjonrs vert, assez commun dans le Midi et dans toutes les régions cliaudes , venant spontanément le long des ruisseaux et des rivières, sur les bords escarpés des ravins, et généralement dans les lieux humides des rochers. Ses feuilles, qui contiennent «ne certaine quantité d'acide prussique, ont une odeur désagréable , une saveur Scre et amére, et sont vénéneuses ; souvent , en Algérie, elles altèrent l'eau des ruisseaux. Ces propriétés malfaisantes, moins prononcées dans nos climats tempérés , se perdent en grande partie par la oilture. On évitera partout néanmoins de laisser manger aux bestiaux les feuilles du Laurier-rose, Ces feuilles, autrefois employées, ainsi que l'écorce, comme purgatives et vermifuges, servent à composer une poudre sternutatoire , et dans certaines localités sont utilisées, en décoction ou sous forme de pommade, contre les maladies de la peau. Cultivé partout comme plante d'orangerie, le Laurier-rose a donné de belles variétés à fleurs pleines , qu'il faut abriter eu hiver.
Famille des ASCLÉPIADIÉES R. Br.
APOCYNÉES Juss.: VINCÉES T)C.
{Caractères de la famille des Apocynées). — Fleurs en ombelles simples; — élamînes à filets soudés en tube entourant le pistil et pourvu d'une couronne d'appendices de forme variée ; anthères bilobées , soudées et appliquées sus le stigmate ; pollen à grains agglutinés en masses renfermées dans des bourses membraneuses, solitaires dans chaque loge, et fixées par paires, appartenant à 2 anthères voisines, au stigmate, auquel elle.s adhèrent par des appendices glanduleux ; — styles 2 , réunis par un même stigmate ; — graines toutes à aigrette.
Plantes herbacées ou frutescentes, acres, purgatives ou émétiques, souvent très vénéneuses, comme les précédentes. — Se limitent, dans nos contrées, aux genres suivants :
Ascuii'iADiiins. 485
Cour. Htuiiiiii. à 5 [irnloii^uin . AbCi.KI'IAK.
Cor. r<5llteli. — Stij^m. (Irpriin.
\ ' C'oiir. staniin. sans iirolong. (mimi'Iidcaiii'O"
ASCUCIMADÊES
I [ Cour. stiim.s«utcll. — Foll. venir. Vincetoxiciim.
Cor.rotacéo — Stigin.apic. !
( Cour. stam. tub. — Foll. cyliiidr. Cynanchk.
Genre ASCLEPIADE. — ASCLKPIAS L.
Corolle à lobes réllécliis ; — appendices starainaux en forme île cornets charnus, munis inférieurement d'un prolongement subuliS recourbé en sens opposé ; — s(iV/ma(c déprimé, pentagone ; — follicules fusiforuies, volumineux , tomenteux , hérissés.
AscLiipi.vDE DE Syrie, A. Syriaca L.; A. Cornuli Dec.
fterbe à la ouate.
Fleurs rosées, odorantes, en ombelles globuleuses. Feuilles très grandes, ovales-obtuses, cotonneuses en dessous, à nervures transversales. Tiges herbacées, dressées, robustes, de 1 n 2 mètres. Racine traçante.
Espèce originaire d'Orient , cultivée dans tous les jardins , et depuis longtemjis acclimatée en France ; vient spontanément autour des habitations, où elle se propage avec facilité, grâce à ses longues racines. Cultivée en Orient pour les poils soyeux de ses graines, qu'on emploie .à faire une sorte de ouate, elle fournit en outre, par ses tiges, une matière textile fine, pour l'exploitation de laqnelle V. Yvart a conseillé autrefois la culture de cette plante.
Genre GOMPHOGARPE. — GOMPHOCARPOS R. Br.
Corolle réfléchie ; — appendices staniinanx non prolongés inférieurement ; — follicules ovoïdes, ti'èsgros, hérissés d'épines molles.
G. frulicosus E. Br. (Faux Cotonnier), fleurs blanches, feuilles lancéolées-linéaires, à bords roulés, tige ligneuse ; — Corse.
Genre DOMPTE-VENIN. — VINCETOXICUM Moencii.
Corolle eu roue ; — couronne starainale à 3 lobes charnus, obtns ; — stigmate brièvement apiculé ; — follicules fuslformes, ventrus, longuement aouminés, lisses.
Dompte-venin officin.vl, V. officinale Mœncli.; Asclepia^ vincctoxicunt L.
Ascîépiade blanche.
Fleurs jaun.Ttres, blanches intérieurement, eu faisceaux ombellifornies, formant une grappe terminale feuillée. Feuilles réniformes on en cœur, acuminées, plus étroites supérieurement. Tige simple, dressée, très fenillée.
Espèce commune, croissant en toufi'es dans les bois, siu' les coteaux incultes, lieux pierreux de presque toute la France , et que son odeur nauséeuse, sa saveur acre et amère, bien que non lactescente, font repousser de tous les bestiaux. Ses propriétés malfaisantes, plus réelles que la faculté qu'on lui a longtemps attribuée de guérir la morsure des serpents, doivent la faire soigneusement extirper des cultures.
V. «icrnim Mœnch.; fleurs d'un pourpre noir; feuilles arrondies ;\ la base ; — ouest delà région méditerranéenne; propriétés delà précédente.
OriNTIANliRS.
Genre (JYNANCHK.
CYNANCHUM L.
CornUf en roue; — rouroime staniiiialc tiibiileuse, mnnio de 5.10 appendices linéaires; — 'Hgmatr en pointe bifide ; — foUirules divariqUL'S, presque cylindriques, lisses.
C. naitiim L., fleurs hinnclies ou roses, odorantes, en petites ombelles formant une grappe irrégulière, feuilles Iancéoli5es, cordilbrines ; tige grêle, volubile, longue, • — sables de la région méditerranéenne : sa racine fournit la gomme-résine drastique dite srammoiiée de Hnnlpellier.
Famille des GENTIANÉES Juss.
CAiaPANlFORilES T.; PENTANDRIE L.; HYPOCOROILIE J.
Fleurs hermaphrodites , ordinairement rôguhères ; — calice monosépale , persistant , variable de forme, à 4.5.8 divisions ; — corolle monopétale , ïrypogyne, souvent persistante, marcescente, à 4.5.8 lobes; — étamincs 4. 5. 8, à anthères parfois sondées ; — ovaire simple , formé de 2 carpelles , uniloculaire ; — style simple on divisé , qnelqnefois nul , à stigmate bifide ; — ft'uit capsulaire ou bacciforme, à 2 valves, à 1 .2 loges ; — graines nombreuses, à embryon droit, très petit, dans un albumen charnu. — Feuilles sessiles, ordinairement opposées on verticillées, simples et entières, glabres, sans stipules. — Plantes herbacées, annuelles ou vivaces, rarement ligneuses, à tige quelquefois volubile, renfermant tontes un suc aqueux très amer.
Famille comprenant un assez grand nombre d'espèces indigènes , qui croissent principalement dans les prairies élevées de l'Europe, et qui éloignent les animaux par leur amertume. — On a distingué, dans celles appartenant à nos contrées, les genres suivants :
Graine
membraneux
iCor. allong., tubul. Gentiana.
Cor. rot.,glandulif. Swektia.
braneux , ]
__ l'albumen. I Style \ Cor. se contourn.
z j Prétlorais. contournée ' distinct,^ sur le fruit ' Calice camp., à 4 div. Cicbndia. caduc
Etam.etdiv.fl. 6. a — Cor. nesecont.pas. Chlora.
Graine à tégument ligneux . remplie par
[ FI. roses — Feuill. trifoliol. Menyanthe:?.
l'albumen — Préfloraison condupliquée ) t^i • 17 -n ■ 1 r ....,.„-,„.....,..
•^ ^ f FI. jaunes — Feuilles simpl. Limnahthemum,
CliNTIANÉIiS. 487
Genre (GENTIANE. — GENTIANA T.
Calice ttibnlenx on spatliiforme , à 4.10 divisions; — corolle tiihitleuse ou canipaniformc, n ■4.5 lobes, parfois st^parés par des appendices; — êtamiiies 4.ô ; - — fruit capsnlaire.
Genre l'ormé d'espèces nombreuses , remarqnables en général fjar hi beauté de leurs flenrs, el disséminées pour la plupart dans les pâturages de montagnes. Quelques-unes, très petites, sont insignifiantes; d'autres, très grandes et en même temps les plus abondantes, forment, par leurs larges Feuilles, des touffes épaisses qui embrassent et couvrent de vastes espaces, et dont les émanations, désagréables pour les animau.x, non-seulement éloignent ceu,x-ci, mais les empêchent même de manger les plantes voisines qu'elles ont touchées. A la fin de l'été cependant, les vaches en broutent les sommités, quand ces plantes ont perdu leur force, selon les paysans d'Auvergne : quand les bonnes plantes sont devenues rares, sei'ait-il plus e.xai.'t de dire. — Ci-après le tableau des principales espèces indigènes :
iAntljères libres — Calice spathiforme — Fleurs jaunes, i.itea L.j ^
1 „ ,. ^, .. ( Fleurs jaunes. . . borsebi Lp. ^
\ Calice spathitorme i , , ^,
, „, ,, ) ' I Fleurs pourprées. p„rm,rfn !.. Mf
Antlieres soudées > ,,,..,,. "^
<! 1 i ,^ ,• ^ t , i Calice irregulier. . . Ponctata
Iz I ( Calice tubuleux i „ ,. , ,.
^1 : ( Calice régulier. . . . Pnnnoniio
H ] ! Antb. soudées -Gorge nue.( '''«"'' terminale, solitaire acadlis
ai I Corolle oampanulée j,j ^^;,[^;j.^ ( Fe. linéair., counées. pfiErMONANTHE L.
<^ \ \ ■ ■ j Feuil.lancéoL.pétiol. asclepiadea
H I „ l ^Corolle à tube presque campanule — Fleurs Ji 4 divisions. Cbbciata
I / 1 1 / £ \ -S 0^ [ Plantes h rejets stériles terminés | *'^''^ ""' Pyrenaica
] ^ S'\ par une rosette de feuilles I .Style distinct. 5^°"*
,{-''..§/ . I Bavariea
, S i^ \ o 1^ -S] ,^,. ,.,,.( renflé, ailé. Utriculosa
' '- ''^ ]0 I °'>,t (Calice a o divis. J ^ , ,
' M "\ Plantes sans rejets j ( tubuleux . . nivalis
"^ ( Calice à 4 divisions Ciliata
iTio-e dress.i ^^^^"^ ^ ■* '"'"'^ inégaux Campestius
del.3 déc. p., .v = ,v, ^„„„„ (Caps.pédicell. Germanica
( Cal. a 5 lob. égaux J p^^^ ^^^^.^^ ^^^^^^^^^
Tige rameuse dès la base, de 2.8 centimètres. Tmella
Gentiane jaune, G. lutea L.
Grande Gentiane.
Fleurs jaunes, pédoncutées, en faisceaux axillaires nombreux a In partie supérieure de la tige. Calice membraneux, fendu d'un côté jusqu'à la base, en spathe. Corolle divisée jusqu'à la base en 5.7.9 lobes étroits, étalés en roue. Capsule ovoïde-acuminée. Graines ailées. Feuilles elliptiques, à 5.7 nervures couvergentes , les inférieures très grandes, pétiolées , les supérieure.» de plus en plus petites, embrassantes. Tige simple, grosse, dressée, fistuleuse. Racine longue, épaisse, cannelée, rameuse, noirâtre. Taille de 10 à 15 décimètres. — A'ivace.
Vient dans les plaiues élevées et moyennes , les hauts pâturages de toutes les montagnes de France , sur les calcaires de transition principalement , et où elle occupe parfois des étendue.» considérables, dans les bois peu fourrés, etc. Partout elle répugne aux bestiaux, qui laissent intactes les touffes d'herbes an milieu desquelles elle se trouve. Quand les vaches . pressées par la faim , en mangent , elle rend le lait amer, les urines rouges , irrite les organes digestifs et provoque la diarrhée. Sa racine, très amère, constitue le plus puissant de nos toniques indigènes et l'un des plus usités dans la médecine de l'homme et celle des .animaux. Elle doit ses propriétés à
Scop.