Réramé des formule» relative» aux machines A vapear
Appiteatfons. — Pour peu qu*on ait suivi avec attention le développement des considérations qui précèdent, on n'éprouvera pas de difficultés à résoudre les différents problèmes qui peuvent se présenter dans l'étude des machines à vapeur. Résumons les notations et les formules. En appelant :
Iq la température correspondant à la pression dans la chaudière; «0 le volume de 1 kilogramme de vapeur sèche à t^; Tq la chaleur de vaporisation correspondante, colonne 7 du tableau A ;
/o Idt la chaleur de l'eau correspondante, colonne 6 du ta-
bleau A ;
.Tq la proportion de vapeur sèche contenue dans la vapeur au sortir de la chaudière;
t la température de la vapeur à la fin de la détente;
u le volume de 1 kilog. de vapeur sèche à t;
p la pression correspondante ;
r la chaleur de vaporisation correspondante, colonne 7 du tableau A ;
Idt la chaleur de î'eau correspondante, colonne 6 du tableau A;
X ]a proportion de vapeur sèche contenue dans 1 kilogramme de vapeur à la fin de la détente, proportion plus grande qu'au commencement;
Pi la contre-pression au condenseur ou dans les tuyaux d'échappement;
r la température du condenseur;
6 la température de l'atmosphère;
^ le degré de détente;
on a :
Le travail mécanique a pour expression :
S = 424r r^d(-4- Vo— ra:-f-Apu:r A — -)]• (80)
Le rendement théorique possible est :
Le rendement calorifique réel est :
Machines à condensation. . ^^zrz-j^^-—^ . (75)
Machines sans condensation. P«= pI'Tl^ ' (^*)
Enfin le rapport de détente est donné par la lormule
Ces formules rappelées, nous allons les appliquer à plusieurs problèmes pratiques dans lesquels on trouvera la marche à suivre pour résoudre les différentes questions qui peuvent se présenter sur les machines à vapeur.
Premier problème. — hh vapeur est à six atmosphères dans la chaudière, elle contient 10 pour 100 d'eau. A la fin delà détente, sa
pression est tr d'atmosphère, la contre-pression au condenseur étant ' 10
de j-(i d'atmosphère. On demande de calculer le travail de la vapeur^
le degré de détente et les températures au commencement et à la fin de la détente f
La température de la vapeur dans la chaudière est donnée par le tableau A, colonne 4. Elle est de 159%22. On trouvera dans la même colonne, en face du chiffre 0,8, la température delà vapeur à la fin de la détente; elle est de 86'',32. Les volumes spécifiques respectifs sont (colonne 8) :
Uq= 0,5058 tt = 2,6638.
On a d'ailleurs aîo= 0,90.
Pour calculer la proportion x de vapeur sèche à la fin de la détente, on peut ou faire usage des courbes de détente, planche 1, ou employer la formule empirique (51) :
formule dans laquelle on fera :
to= 159«,22 t= 86«,32 Xo = 0,90.
Elle donnera :
Les courbes de la planche 1 donnent à vue d'œil :
Ce chiffre est probablement plus exact que le précédent, mais en général il vaudra mieux se servir de la formule pour éviter toute erreur de lecture des courbes. Adoptons :
Le degré de détente aura pour valeur :
ux 2,6658x0,804 Wo^o"" 0,5058x0,9110"" '
LES MACHINES A VAPEDR. 89
Calculons le travail mécanique au moyen de la formule (S2). Prenons la table A. En face de six atmosphères, on trouve :
ro = col. 7 = 494,11 r^'ldt— col 6 = 161,i0.
En face de atm. 6, on trouve :
r= col. 7 = 545,94
pldl^ col. 6= 86,57
kpu = col. 5 = 58,95. Par suite :
r'Wf=16i.lO — 86,57= 74,53
ro^,= 494,Hx 0,90 = 444,79
rx = 545,94 X 0,804 = 459,92
hpux= 58,95x0,804= 8fl,52
On a donc pour le travail mécanique (équation 80) :
G = 424 (^74,55 -f- 444,70 — 459,92 -|- 1 51 ,52^ = 424 X 105,41 = 44694 kilogrammèlres.
Le rendement théorique possible d*une machine à vapeur enire ISQ'^jSS et 46'*,21 , température du condenseur, est (équation 66) :
Le rendement calorifique réel est de (équation 75) :
Par conséquent, la machine n'utilise que la fraction
;j^ = 0,654, soit 65 p. 100
du travail qui pourrait être théoriquement utilisé.
Deuxième problème. — Une machine locomotive prend de la vapeur
à sept atmosphères contenant 30 pour 100 d^eau^ et la délente
fin
commence aux 77777 de la course : on demande les divers éléments du
luu
rendement de la machine ? On suppose la contre^pression dans le
tuyau d'échappement égale à 1*S20, et la pression dans U cylindre
égale à la pression daris la chaudière^ c'est-à-dire à sept atmosphères.
On aura d'après les données, en consultant le tableau A :
ro = 489,72
7di= 167,35
«0=0,2638 Le degré de délente ^=-|f^=: 1,67
:ro=0,70.
La température correspondante à la contre-pression de Tëchappement, 1,20, est :
Il est impossible de calculer directement la pression à la fin de la détente. Nous l'obtiendrons par tâtonnements. Supposons d'abord dans la formule (82), j:=Xo,on aura :
. tt . ^„ u
Mo 0,2bù8
d'où M = 0,4397. La pression correspondante serait comprise entre 4 atmosphères et 4 alm. 10.
Pour 4*« w = 0,4461 Pour 4«M0 « = 0,4358.
L'interpolation démontre que la pression sera 4 atm. 16, et la température correspondante 144^,53.
Dès lors on aura pour x (équation 51) :
Portant cette valeur de x dans l'expression de 8, (82), on aura :
^«0-^0 1,67x0,2638x0,70 ^ ..^ ^ = -^= ôm =^'^^^'
On peut adopter cette seconde valeur qui donne pour la température et la pression, à la fin de la détente :
Une fois ces quantités connues, le problème s'achève comme le précédent, on a :
rWi= 145,55
r= 505,02 Apu= 45,49.
r%df=167,35 — 145,53=21,82
roXo=489,72x0,70=542,80
r.r=505,02x0,687=346,9?; Ap/J:=43,49x0,687=29,88
L'expression du travail mécanique de 1 kilog. de vapeur sera donc (équation 80) :
5=424(21,82-1-342,80—346,93-4-29,88x0,70) =424x38,61 = 16,371 kilogrammètres.
Enfin la chaleur fournie par la chaudière aura pour valeur (équation 81), l'atmosphère étant supposée à 15** :
Le rendement effectif de la machine sera donc (équation 81) :
Le rendement possible théoriquement serait (équation 66) :
Par conséquent, la machine n'utilise qu'une fraction égale à
^^ = 0,525, soil 52 p. 100
du travail qui pourrait être utilisé théoriquement.
92 MÉCANIQUE fM)USTRIELLE.
55. Examen de Ia formale nmielle pour le calcal dn travail de îm
▼apenr. — Depuis longtemps on emploie une formule très-simple pour le calcul du travail de la vapeur, nous allons la comparer à la formule que nous avons établie.
Soit P la pression de la vapeur dans le cylindre avant la détente ;
V le volume du kilogramme de vapeur sèche ;
p la contre-pression ;
n le rapport de détente;
Le travail de pleine pression sera PV ;
Celui de la détente, en admettant qu'elle s'accomplisse conformément à la loi de Mariotte, aura pour valeur :
PYlognepn,
et le travail de la contre-pression sera :
\np.
Le travail effectif de 1 kilogramme de vapeur sera donc :
S'= PY -+- PV lognepn — nVp. (85)
Telle est la formule donnée par le général Poncelet et qui a été constamment appliquée depuis, par les ingénieurs.
Cette formule s'appuie sur une hypothèse qui n'a jamais été bien vérifiée, à savoir : que les pressions varient en raison inverse des volumes; mais on peut se demander si en raison de sa simpli* cité et surtout en raison de sa facile adaptation aux machines à vapeur, elle ne doit pas être conservée à titre de formule empirique. Pour le savoir, nous avons dressé le tableau ci-contre, qui contient en regard des résultats donnés par celte formule ceux qui résultent de la théorie de la chaleur.
Nous avons calculé le volume V au moyen des tables usuelles de MM. Flachat et Pctiet; ces tables diffèrent assez notablement de celles de Zcuner, qu'il est plus rationnel d'adopter en l'absence d'expériences directes; mais nous avons voulu établir une comparaison complète entre Tancien mode de calcul et le nouveau.
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