BendemeDt de riojecteur CSiffard. — H y a deux manières
de considérer le rendement de l'injecteur Giffard. Ou bien on mesure le travail mécanique accompli sans tenir compte de la chaleur emportée par le mélange, ou bien on fait entrer cette chaleur en ligne de compte.
Suivant cette dernière manière d'opérer qui est du reste la seule rationnelle alors qu'il s'agit de l'alimenlalion d'une chaudière, rinjecteur est un appareil d'un bon rendement. H est clair que puisqu'il n'y a pas de pertep à l'extérieur et que la force vive finale est nulle, toute la chaleur emportée par le jet de vapeur est restituée par le mélange sauf la chaleur correspondante au travail mè-
canique accompli -^y. C'est même la traduction mathématique
de cette propriété qui nous a permis d'écrire l'équation (177).
Il n'y aurait pus à tenir compte des frottements dans les tuyaux si Ton considérait ces derniers comme imperméables à la chaleur, car les frottements donnent lieu à une production de chaleur qui
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n'étant pas dispersée au dehors doit se retrouver dans la chaleur interne du mélange.
La quantité de chaleur augmentée de la force vive contenue dans le mélange au momont où il entre dans le tube convergent évaluée au-dessus de la température ô (qui est la température extérieure et qui sert de point de départ aux températures dans réquation (177) a pour expression :
La partie (1 -f- y) -^r- représente la chaleur équivalente à la force
vive du mélange. Cette force vive disparaîtra en partie dans le travail de Tintroduction dans la chaudière. Si les choses sont
réglées de telle manière que la hauteur ^ soit précisément celle
qui correspond à la pression relative de la chaudière, la force vive
(* + ï) 9" sera effectivement détruite par la coutre-pression de
la chaudière, l'introduction dans la chaudière se fera avec une vitesse nulle, et la quantité de chaleur introduite sera définitivement
(i + y) p^ Idt,
ou à peu près -
Si la vitesse Y du mélange est plus grande que celle qui correspond à la pression relative H de la chaudière, mesurée en colonne d'eau le mélange possédera encore une certaine force vive
à son ente wO dans la chaudière, mais cette force vive se transformera en chaleur dans les tourbillonnements qu'elle occasionnera, de sorte qu'il n'aura toujours disparu que la quantité de chaleur
Ainsi nous savons que quelle que soit la vitesse V du mélange,
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il ne disparaîtra que la quantité de chaleur correspondant au travail
de l'introduction dans la chaudière. Ce travail comprend deux termes
yH, et IxH,
Le premier représente le travail utile de Talimentation» le second correspond en réalité à une quantité de chaleur qui doit se retrouver dans la chaleur du mélange, c'est une perte qui compense un gain antérieur fait par la vapeur au moment où elle sortait de la chaudière.
Supposons donc que la vitesse Y du mélange soit précisément
celle qui donne
de manière 'que l'introduction du mélange dans la chaudière se fasse sans vitesse, et déterminons par expérience la quantité d*eau entraînée t/, sa température t', et calculons celte même température t par la formule (179). La chaleur qui aurait dû être rapportée à la chaudière théoriquement est
La chaleur rapportée en réalité est
Il y a donc en pratique une perte de chaleur
Cette perte s'ajoute à la disparition de chaleur qui résulte du travail accompli
de sorte qu'on a pour la perte totale Cette consommation de chaleur s'applique à Tintroduction de
LES INJEGTEDRS A VAPEUR. 399
y kilogrammes d'eau dans la chaudière, ce qui donne pour la consommation de chaleur par kilogramme :
Voici une expérience donnée par M. Reech. M. Giffard est parvenu à alimenter une chaudière à 5 atmosphères, en entraînant un poids d'eau égal à 15 fois celui de la vapeur. La température du mélange était de 48"", Teau affluente étant à IS"". On a donc dans cette expérience :
La formule (179) donne
Or, Texpérience a indiqué
Par conséquent,
D'après ces données, la consommation de chaleur par kilogramme d'eau d'alimentation, est (équation 180) :
Ce chiffre représente 15,5 pour 100 de la différence de température (t — 6).
Cette quantité de chaleur a réellement disparu et ne se retrouve nulle part. Toutes les autres quantités de chaleur emportées hors de la chaudière par le jet de vapeur y ont été ramenées par le mélange.
Maintenant considérons une pompe d'alimentation ordinaire qui introduit l'eau à la température de IS"" dans la chaudière. Cette pompe est actionnée par la machine, elle produit un travail utile