AH
Le coefficient k pour les pompes ordinaires est de 0,50. Par suite cette quantité de chaleur a pour valeur
66,6 ÂH.
Remarquons que l'euu introduite n'est qu'à la température du réservoir d'alimentation. Il faudra pour élever la température de
cette eau de 6 àx dépenser une quantité de chaleur (x — 6), mais
comme l'appareil de chauffe n'utilise jamais que les a de la cha-
leur développée par le combustible, il y aura ^ de la chaleur perdue ; la consommation totale de chaleur aura donc été
j = 66,6AH + g(T— e).
Nous avions trouvé pour la perte de chaleur dans le cas de Talimentation au moyen d'un injecteur
Il est aisé de voir que la première est plus importante. Supposons, par exemple, la pression de 5 atmosphères, on aura :
L'alimentation par Tinjecteur est ici trois fois moins coûteuse que l'alimentation au moyen d'une pompe.
LES mJEGTEURS A VAPEUR. 301
Ces résultais seraient un peu modifiés si nous avions affaire à une bonne machine à condensation. Ici le rendement de la machine pourrait s*élever à 10 pour 100, celui delà pompe supposée bien établie serait de 60 pour 100, on introduirait de Teau prise au condenseur à une température de 50"^. L'injecteur fonctionnerait également avec l'eau du condenseur. On aurait toujours 9 = 15.
La valeur de t résultant de Téquation (179) serait
Si l'on admet que la perte de chaleur de Tinjecteur sera encore de 15,5 pour 100 de la différence t — 6 ; on aura pour cette perte
La perte de chaleur résultant de l'alimentation au moyen d'une pompe et du chauffage de Teau de 50^ à 87% 70, aura pour valeur
C'est plus du double du chiffre 5 cal. 84. L'avantage économique reste toujours à linjecteur Giffard, et cet appareil joint ainsi à une grande simplicité d'installation et de manœuvre, l'avantage d'une économie importante de chaleur. L'injecteur fait gagner de 9 à 13 calories par kilogramme d'eau introduit dans la chaudière.