JEUNE FILLE QUI AVAIT PERDU SA MERE
Que notre œil tristement se pose, Enfant, quand nous nous regardons !
Nous manque-t-il donc une chose.
Que du cœur nous nous demandons?
Ah ! je sais la pensée amère Qui de tes regards monte aux miens ; Dans mes yeux tu cherches ta mère ; Je vois ma fille dans les tiens !
Du regard quels que soient les charmes, Ne nous regardons plus ainsi :
Hélas! ce ne sont que des larmes Que les yeux échangent ici.
La mort nous sevra de bonne heure, Toi de ton lait, moi de mon miel.
Pour revoir ce que chacun pleure, Pauvre entant, regardons au ciel!