FRAGMENT DE MEDITATION
Maintenant qu'abrité des monts de mon enfance Je n'entends plus Paris ni son murmure immense, Qui, semblable à la mer contre un cap écumant. Répand loin de ses murs son retentissement ; Maintenant que mes jours et mes heures limpides Résonnent sous la main comme des urnes vides, Et que je puis en paix les combler à plaisir De contemplations, de chants et de loisir.
Qu'entre le firmament et mon œil qui s'y lève Aucun plafond jaloux n'intercepte mon rêve, Et que j'y vois surgir ses feux sur les coteaux, G)mme de blanches nefs à l'horizon des eaux ; Rassasié de paix, de silence et d'extase.
Le limon de mon cœur descend au fond du vase ; J'entends chanter en moi les brises d'autrefois. Et je me sens tenté d'essayer si mes doigts