PARIS
Cliez le Concierge de l’École de Pharmacie , rue de l’Arbalète.
De l’Imprimerie de COUTURIER ^ rue de la Montagne Ste. Genev.
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D’apres laquelle sont rangées les Plantes de l’Ecole de Pharmacie de Paris.
D EPUis la publication de la Classification Ve'gétale dans laquelle nous avons fait connoître les changemens que nous avons cru devoir apporter à la méthode de Tournefort, pour la mettre autant que possible au niveau des connoissances acquises en botanique sur la physiologie végétale, sur l’étude approfondie des rapports qui existent entre les organes des plantes , et d’après la découverte d’un grand nombre de végétaux décrits par les botanistes modernes ; nous nous sommes constamment occupés à chercher les moyens de perfectionner cette nouvelle méthode , soit en faisant de nouvelles divisions , soit à l’aide de quelques transpositions ; c’est le résultat de nos recherches que nous présentons alijourd’hui.
Nous avons été des premiers à faire connoître dans nos cours publics la diflérence d’organisation qui existe entre les plantes dico-
lyledonées, mono, et acotylédonées , en comparant leur racine , leur tige , leurs feuilles , leurs fleurs, leurs fruits et leurs graines, au moment où nous nous occupions de la description de ces organes en particulier.
On ne peut se refuser à croire que ce soit un moyen très-précieux de reconnoitre les "végétaux entr’eux, et on ne peut pas faire de grands progrès dans la classification "végétale, si l’on ne saisit pas bien les caractères qui distinguent ces trois grouppes de plantes ; aussi , dans notre nouvelle méthode, nous nous sommes déterminés à adopter ces trois grandes divisions, en commençant par les plantes dicotylédonées, comme étant les plus complettes dans leur organisation. Viennent ensuite les monocotylédonées, et nous finissons par les plantes acotylédonées.
La nouvelle méthode est toujours composée, de seize classes ; la première division , plantes dicotylédonées , se trouve comprise dans les treize premières classes ; les caractères principaux qui distinguent les plantes dycotylédonées , sont: i°. Dans la présence de deux cotylédons pour chaque graine , dans la germination qui développe deux feuilles séminales toujours opposées et différentes de celles de la plante. On remarque même dans la famille
des conifères que leurs graines paroissent contenir plus de deux cotylédons : aussi quelques auteurs admettent la division des polycotylédonées.
2°. Dans l’organisation inteiTie de leur tige où l’on remarque plusieurs couches appliquées l’une sur l’autre , toutes les plantes dicotylédonées sont pourvues de deux organisations, l’une cellulaire , l’autre tubulaire , et la direction de leurs vaisseaux se fait en tous sens , de la base au sommet, et du centre à la circonférence.
3". Dans leurs feuilles dont les nervures sont compliquées et se dirigent dans tous les sens , ce qui occasionne cette grpmde quantité de feuilles très-différentes les unes des autres.
4°. Dans leurs fleurs dont le plus grand nombre est considéré comme fleurs complettes , c’est-à-dire munies des deux enveloppes florales, calyce et corolle.
Dans la première division des plantes dicotylédonées, nous avons cherché à nous rapprocher le plus possible de la méthode de Tournefort , en adoptant les cax’actères établis sur la corolle qui peut être monopétale ou polypétale , régulière ou irrégulière , en observant que les fleurs à corolle monopétale peuvent être simples ou composées.
Les trois premières classes renferment toutes les plantes à corolle monopétale , fleurs sim^ pies ; on entend par fleur simple , une fleur portée seule sur un réceptacle.