LECTURE : Le printemps
Quelle révolution s'est opérée dans toutes les parties de la nature! Il ya gnélque temps, tout paraissait mort, stérile, désert. Les vallons, dont le riant aspect réjouit notre âme, étaient ensevelis sous une neige | épaisse ; les montagnes dont nous voyons les sommets grisâtres s'élever dans les nues, étaient couvertes de glaçons et disparaissaient dans l'épaisseur des brouillards. Les allées verdoyantes où habite maintenant l'aimable rossignol, n'offraient à l'œil que des rameaux secs et dépourvus de feuillage. Les oiseaux ui remplissent l'air de leurs chants, étaient engourdis dns les broussailles ou avaient fui sous des climats L plus doux... Mais le souffle du Tout-Puissant s’est ; fait sentir et tout a changé de face. Les pâturages sont arrosés ; les côleaux se sont parés de verdure, la campagne et les bois retentissent de chants d'allégresse ; tout est en action et semble revenir à la vie.